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Communs du territoire


La notion de communs où des personnes gèrent des ressources (un jardin partagé, une monnaie locale, des productions numériques...) se développe à côté des services publics et du domaine marchand. Encore peu connu du grand public, cette façon de faire est une pratique ancienne qui s’adapte bien à l’abondance permise par le numérique et à toutes ces initiatives où des groupes de personnes veulent maitriser et développer leur pouvoir d’agir. voici une gare des communs en Bretagne :
  • pour l'interconnexion des projets, des personnes des groupes
  • un espace de mutualisation des ressources,
  • un donner à voir en attention aux initiatives
dans un esprit de coopération ouverte.


a-brest

Le site participatif resistance-brest.net publie aujourd'hui la 600ème notices biographiques de Résistant du pays de Brest. Pour ce cap, Gildas Priol a choisi de réaliser le portrait de Jean Sizorn, F.T.P de Landerneau. Disparu il y a exactement 20 ans, le 23 janvier 2021. Il nous invite à découvrir son histoire (et les autres) sur le site participatif mis en place par la ville de Brest, en coordination avec les Archives municipales de Brest : https://www.resistance-brest.net/article2227.html


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Cette initiative fait partie des 40 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l'Appel à Projets "Usages du numérique" 2020.

L'association Infini est un hébergeur libre, associatif, solidaire, non-marchand, militant. Elle a pour objectif de promouvoir l'usage d'internet, à des fins non commerciales ou coopératives, organiser des activités associatives liées à ce réseau, former le public à ces technologies.

Plusieurs actions concrétisent ce projet :
• hébergement de sites web, de courriels, de listes de diffusions...
• formations, accompagnements
• Point d'Accès Public à Internet (PAPI)
• mise en réseau des compétences
• assistance technique
• promotion des utilisations, ainsi que toute autre action en accord avec l'objet de

Faire connaître au plus grand nombre les alternatives éthiques aux GAFAM en mettant en place des ateliers de découverte d'outils libres. GAFAM est l'acronyme des géants du Web (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) qui sont les cinq grandes firmes américaines qui dominent le marché du numérique.

CONTEXTE

Pourquoi des alternatives aux GAFAM ?
Ces services en ligne mettent en danger nos vies numériques en surveillant nos données et en les centralisant nous n'avons plus de vie privée.
Framasoft a souhaité faire face à ces dangers menaçant nos vies numériques en proposant des services libres, éthiques, décentralisés et solidaires. Ces services sont libres, gratuits, ouverts à tous tels des biens communs numériques. Dans un souci de décentralisation d'internet et de promotion de l'auto-hébergement, framasoft fait le maximum afin que chacun puisse installer ses propres services .

Le collectif CHATONS
CHATONS est le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires.
Il vise à rassembler des structures souhaitant éviter la collecte et la centralisation des données personnelles au sein de silos numériques du type de ceux des GAFAM. Ce collectif a été initié par l'association Framasoft suite au succès de sa campagne « Dégooglisons Internet » .

Le projet vise à rassembler des acteurs proposant des services en ligne libres, éthiques, décentralisés et solidaires afin de permettre aux utilisateurs de trouver rapidement des alternatives aux produits de Google (entre autres) mais respectueux de leurs données et de leur vie privée.

Infini est membre historique de ce collectif, dans ce cadre, Infini héberge un certain nombre d'outils libres et forme à l'utilisation et à l'usage de ces outils.

OBJECTIFS

Comprendre les enjeux et les avantages du logiciel libre et des formats ouverts

Diffuser au plus grand nombre une alternative éthique et solidaire du numérique

Tour d'horizon et appropriation des services en ligne pour travailler de manière collaborative en présentiel et à distance : agenda partagé, dépôt de fichiers, enquête et sondage de calendrier…

Être en capacité de choisir et d'utiliser ces outils

CONTENU D'ATELIER

  • Présentation de framasoft, du collectif chatons et de l'association Infini
  • Pourquoi utiliser des outils libres
  • Quel outil pour quel usage ?
  • Mise en pratique

PUBLIC VISÉ

Le monde associatif, salariés et bénévoles, et toute personne intéressée par le sujet.

CALENDRIER
De septembre à juin
Deux interventions à la maison des associations sont déjà programmées et un rendez-vous mensuel sera mis en place au local de l'association Infini.

Contact :
infini.fr
Aude Barthélemy
aude.barthelemy@infini.fr
186 rue Anatole France
0298804751


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Cette initiative fait partie des 40 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l'Appel à Projets "Usages du numérique" 2020.

Depuis 2000, l'association Vert le jardin met en oeuvre avec les habitantes et les habitants des projets partagés de jardin et de compost, dans la ville de Brest et au quatre coins de la Bretagne. Toutes ces actions éco-citoyennes contribuent à rendre nos espaces de vie durables et solidaires.

Les partenaires du projet :

  • Direction écologie urbaine de Brest métropole
  • Radio U
  • Eliaz Web
  • Les jardinières et jardiniers participants

Origine et contexte du projet :
Depuis 2015, Vert le jardin met en place des outils d'information, de sensibilisation et de communication afin de développer le jardinage au naturel et la biodiversité à destination du plus grand nombre. Elle le fait principalement dans le cadre du programme Habitants jardiniers en partenariat avec la Maison de l'Agriculture Biologique du Finistère et dans le cadre du marché public avec Brest Métropole – direction Écologie Urbaine.
Un certain nombre d'habitants et d'habitantes de la métropole sont impliqués dans des démarches de jardinage au naturel et de préservation de la biodiversité depuis de nombreuses années pour certain·es ou depuis peu pour d'autres. Leur rapport personnel au jardin, leur engagement, leur évolution dans les techniques jardinières sont autant de matière qu'il nous semble important de valoriser pour montrer à voir la richesse et la diversité des jardinier·ères et des pratiques.
La réflexion amorcée il y a quelques années sur l'évolution des formats pour valoriser ces expériences, les mettre en partage et relier les initiatives s'est accélérée ces derniers mois. La crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 avec le confinement des mois de mars/avril et les nombreuses annulations d'évènements ont interrogé nos pratiques et les formats utilisés pour transmettre, échanger, relier. Depuis la reprise au mois de mai, de nombreuses animations ont dû être annulées et celles qui se tiennent désormais sont en effectif réduit. Les ateliers, balades, animations organisées rencontrent un succès. Le besoin de découvrir, d'acquérir de nouvelles connaissances, d'échanger, entre autres sur le jardin, est toujours présent voir renforcé.

Face à ce constat, Vert le jardin a souhaité élargir ses formats, en proposant de nouveaux supports numériques, et poursuivre ses pratiques collaboratives.

Synthèse du projet :

Un podcast par et pour les jardinier·ères
Vert le jardin souhaite proposer des podcasts « Portraits de jardiniers et de jardinières » en allant à leur rencontre directement dans leur jardin. Ces séquences sonores seront réalisées par des jardinier·ères. En effet, il sera proposé à 2/3 jardiniers de réaliser les portraits suivant une trame et grâce à une formation réalisée par Radio U.

Ces portraits seront comme une discussion, un récit du jardinier. L'univers sonore créé aura vocation à plonger les auditeurs et auditrices dans le jardin de la personne qui parle, se balader avec elle lorsqu'elle raconte son histoire. La durée des séquences sonores sera dépendante du jardiniers/jardinières interrogés.
Toutefois, la production finale, c'est-à-dire une fois montée, n'excédera pas 10 minutes.
Avant de finaliser la trame, il est prévu de la proposer à deux jardinières, de profils différents, qui ont des rapports et un historique différent au jardin pour pouvoir la tester et l'améliorer au besoin avant de commencer les prises de sons.

Pour le choix des jardiniers et jardinières interviewés par la suite, une attention particulière sera portée à la diversité des portraits : genre, âge, lieu de jardinage (jardin individuel, collectif), catégories socioprofessionnelles…
Lors des prises de sons, des photos seront également prises afin de faire en complément un portrait photo utilisable pour la diffusion du podcast.

Diffusion et communication :

Afin de toucher un large public, plusieurs modes de diffusion sont prévus. Une diffusion sur les ondes radio est prévue, notamment dans un souci inclusif pour permettre aux personnes éloignées du numérique de pouvoir écouter les productions sonores avec un poste radio.

Les podcasts produits seront diffusés sur :

  • le portail de La Rade de Brest (https://rade.brest.fr), rubrique Habitants jardiniers
  • le site de Radio U, rubrique « Podcasts »
  • la radio Radio U au 101.1 FM
  • la carte des jardins et composts partagés de Vert le jardin

Une émission spéciale « Habitants jardiniers »
En complément de ces podcasts, un plateau radio en direct d'une heure « Emission spéciale Habitants jardiniers » sera proposé. Le but est de mettre en avant le projet ainsi que les participant·es, l'expliquer, le valoriser et en profiter pour présenter la démarche Habitants jardiniers dans son ensemble.

Déroulement de l'émission : interview des invités + diffusion d'une sélection de portraits. Plateau radio organisé par Vert le jardin et animé par Radio U / Invités : les jardiniers participants, une personne de Vert le jardin et une personne de la direction Ecologie urbaine de Brest métropole.

Une carte des jardins partagés enrichie
Les productions sonores seront intégrées à la carte des jardins et composts partagés. Une mise à jour de la carte sera réalisée en complément. Cela permet de valoriser les participant·es de ces communs que sont les jardins partagés, de les faire découvrir, de donner envie de les visiter, voire de les intégrer.

Précision : depuis mai 2020, les données de la carte sont utilisées comme ressource pour alimenter la carte Transiscope (portail web des alternatives). Cet enrichissement de la carte s'inscrit donc dans une démarche plus globale de donner à voir les initiatives de transition écologique et sociale.

Objectifs poursuivis par le projet :

  • valoriser les jardiniers et les jardinières (en étant intervieweur et interviewé) et créer du lien entre eux
  • permettre à des jardinier·ères de découvrir de nouveaux outils et d'acquérir des compétences numériques
  • permettre l'accès à l'information, notamment sur le jardinage au naturel, à de nouveaux publics grâce à un format numérique et audio
  • donner à voir les solutions de jardinage au naturel et les initiatives des personnes

Publics visés par le projet :

  • Pour les participant·es : les jardinières et jardiniers de Brest métropole ayant des pratiques de jardinage au naturel
  • Pour les auditeurs et auditrices des podcasts : jardiniers ou non, tout âge confondu, l'idée étant d'élargir les publics.

Un projet partenarial :


Coordination et animation du projet par Vert le jardin :

· Conception, montage et coordination du projet
· co-rédaction de la trame, réalisation des deux portraits pour tester la trame
· mise en lien des différents jardiniers (intervieweurs et interviewés)
· accompagnement des jardinier·ères participant·es
· organisation des prises de sons
· organisation de l'émission spéciale « Habitants jardiniers » et participation à celle-ci
· diffusion des podcasts sur la carte des jardins partagés et communication sur le projet

Détail du partenariat avec Radio U :
· ½ journée de formation pour les 2/3 jardiniers et jardinières pour les prises de sons et aux techniques de l'interview (formation théorique et mise en pratique – 4h)
· mise à disposition d'un enregistreur
· montage et mixage de 10 productions sonores
· animation et réalisation technique pour le plateau radio émission spéciale « Habitants jardiniers »
· diffusion des podcasts sur les ondes de Radio U, au 101.1 FM
· hébergement des podcasts sur une page créée spécialement sur leur site dans la rubrique podcast
· promotion des podcasts sur le site de Radio U + sur le Facebook

Détail du partenariat avec La direction Ecologie urbaine de Brest métropole :

  • Co-rédaction de la trame et des objectifs en commun
  • financement d'une partie du projet dans le cadre du marché public “Habitants jardiniers”
  • diffusion des podcats sur le portail de la Rade de Brest

Détail du partenariat avec Eliaz Web :
· ajout d'un « player » aux fiches jardin
· intégration d'un système de calque désactivable à la carte des jardins et composts partagés pour avoir accès facilement aux podcasts jardin par jardin

Calendrier prévisionnel

Juin/juillet

  • Définition du cadre et rédaction de la trame
  • Réalisation d'un portrait pour tester la trame et le format
    Septembre
  • Réalisation d'un deuxième portrait pour tester la trame et le format
  • Ajustement de la trame et du format
    Octobre 2020 à juin 2021
  • Formation des 2/3 jardiniers et jardinières intervieweurs par Radio U
  • Réalisation des captations sonores
  • Montage et mixage par Radio U
  • Communication sur le projet
  • Diffusion sur tous les supports
  • Emission spéciale en direct « Habitants jardiniers »

Association Vert le Jardin
Venelle de Kergonan
29200 Brest
02 98 46 06 92

Responsable du projet : Claire Le Pen
bretagne@vertlejardin.fr


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Le mercredi 14 octobre au Centre Social de Kerourien a eu lieu la conférence de Christophe André, designer militant et fondateur de l'association Entropie.
L'événement était organisé par l'association Ultra et le service Médiation et Usages Numériques de la Ville de Brest dans le cadre du cycle "Cultures Numériques".

Après être revenu sur son parcours et son engagement, du monde des ingénieurs à celui des Beaux Arts, de l'obsolescence programmée au DIY et au design libre, Christophe André a présenté les fondements du design libre et l'histoire de l'association Entropie.

L'association a mené de nombreuses actions sur le territoire de Grenoble, de la documentation de nombreux objets libres à la mise en place d'ateliers d'autoproduction accompagnée en passant par la fabrication de tiny houses..

Nous avons eu le plaisir de découvrir plus en détails "Construire pour se reconstruire", un projet permettant à d'anciennes personnes SDF de se réapproprier leur logement via un accompagnement à l'autoconstruction de meubles répondant à leurs besoins. Ce projet s'effectue en partenariat avec de nombreuses acteurs sociaux et a permis l'accompagnement d'une vingtaine de personnes.

Voici le support de présentation utilisée par Christophe André lors de sa conférence :


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En cette période entre l'avant et l'après, nombreux sont les enseignants confrontés à la mise en œuvre de formations hybrides alliant différentes modalités à distance, en présence, par petits groupes ...

Pouvoir réutiliser des ressources produites par d'autres, les adapter co-produire sont d'actualité quand il faut mettre en œuvre de nouvelles pratiques et faire face à cette charge de travail.

Pour échanger et diffuser des retours d'expériences le groupe de travail sur la formation hybride en coopération ouverte initié au sein du projet Riposte Créative Pédagogique propose une série de webinaires.

Le premier webinaire proposé avec Laurent Marseault le lundi 19 octobre à 16h présentera un retour d'expériences du réseau des formateurs Animacoop qui depuis 10 ans développent en réseau un ensemble de contenus pédagogiques mis en partage sincère.

Ici la coopération ouverte est au cœur de la diffusion des formations sur différents territoires et de leur enrichissement progressif, faisant le choix d'une licence qui permet une réutilisation y compris à des fins commerciales.


Afin de faciliter la préparation et s'adapter à la taille du groupe, nous demandons aux personnes intéressées de s'inscrire au webinaire par un formulaire framaforms, qui renvoie par retour de mail le lien pour la visio ; merci de votre compréhension.


Introduction

Les formations à la coopération Animacoop sont des formations hybrides d'environ 100 h sur 13 semaine avec 3 regroupements présentiels.

Développées initialement à Brest (plus de 200 personnes formées depuis une dizaine d'années) et Montpellier pour les acteurs de la médiation, elles se sont rapidement élargies à d'autres publics : collectivités locales, ESS, acteurs des transitions et de l'innovation sociale, de l'innovation pédagogique (IMT) ..

Le choix de ne pas grossir l'association porteuse du projet Outils Réseaux mais de disséminer la formation autour d'acteurs locaux a facilité une diffusion sur une dizaine de territoires avec une version longue développée en Wallonie Picarde (Belgique) par Gatien Bataille.

Laurent Marseault et Gatien Bataille

Les contenus sont publiés sous licence CC by sa (donc y compris autorisant des usages "commerciaux" par d'autres formateurs hors du réseau).

Les formateurs qui souhaitent rejoindre le réseau suivent une des formations et participent au co-développement en apportant à leur tour leurs contributions à ce commun pédagogique.

Laurent Marseault nous présentera l'esprit qui anime cette équipe et le fonctionnement de ce projet en formation hybride où le partage sincère est la clé du développement coopératif.

Ce projet s'appuie sur un outil libre, Yes wiki (utilisé aussi par Riposte Créative Pédagogique) dont la dernière séquence de co-développement en septembre a permis de rajouter des fonctionnalités pour la formation (LMS) et l'édition automatisée d'e-book.

Les compétences pour coopérer dans la formation Animacoop ont fait l'objet d'une thèse d'Elzbieta Sanojca soutenue en février 2018 et disponible sur Hal :
« Les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes. Le cas d'une formation hybride »

Belle journée à chacun.e


Quelques liens complémentaires

-Former aux pratiques collaboratives, retour d'expériences sur Animacoop et Coop-TIC par Elzbieta Sanojca, février 2014

-« L'état d'esprit collaboratif », « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer, Entretien avec Elzbieta Sanojca à propos de sa thèse « Les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes. Le cas d'une formation hybride » soutenue en janvier 2018.

-Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère ! avril 2018

-Interview de Gatien Bataille, contributeur à Cooptic, initiateur des rencontres co-construire en Wallonie, octobre 2018 et auteur de la formation à la coopération élargie.

-Interview de Romain Lalande (2) Les communs : coopération sincère et compostabilité, novembre 2018

-Interview d'Audrey Auriault, animatrice du projet Transiscope et d'Animacop, décembre 2018

- Interview de Bénedicte Gastineau, vers un fonctionnement collaboratif d'un laboratoire de recherche et d'enseignement, janvier 2019.

- le site de Laurent Marseault, secoueur de cocotier


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Bretagne Créative

Dans le fonctionnement d'un projet coopératif, les contraintes du travail à distance ont amplifié la place des technologies. Encore faut-il que ces technologies soient au service des humains et du projet. A la lumière de l'expérience des Ripostes Créative et de projets en coopération ouverte, voici dans un entretien avec Laurent Marseault et Florent Merlet une présentation du rôle du techno-pédagoque dans une techno-socio-structure pour l'appropriation d'outils conviviaux qui augmentent l'efficience sans réduire l'autonomie, ne génèrent ni maître ni esclaves, et renforcent le pouvoir d'agir avec la proposition d'un réseau d'entraide entre techno-pédagoques.

Le terme « Riposte créative » est utilisé en référence à notre expérience de Riposte Créative Territoriale initié avec le CNFPT et prolongée dans un archipel de Riposte ou d'espaces comme l'agora des archipels ou plus largement d'espaces en coopération ouvertes partageant des choix d'une écriture ouverte, de contenus réutilisables (par des licences CC by sa) et d'une porosité rendue possible par l'outil.

Pour une découverte de la démarche Riposte Créative territoriale, voir le film "Silence de l'innovation" réalisé par Thomas Troadec (54 mn).


avec Laurent Marseault

Peux tu présenter les 3 notions d'outil convivial , d'animateur et de techno pédagogue dans un espace collaboratif en coopération ouverte ?

Peut-être en préambule expliquer pourquoi on associe ces 3 notions dans un projet coopératif. Si on parle de la partie technique et de la partie animation, ces éléments reliés forment une techno-socio-structure qui va permettre au groupe de fonctionner, en présence, à distance, avec des outils adaptés, des techniques d'animation. Bien souvent, ce que l'on peut voir dans des groupes, c'est que les techno-socio-structures sont confisquées parce que l'on a déjà choisi telle technologie qui est pensée pour le groupe et non par le groupe. Ceci fait qu'au bout d'un moment les outils et les process associés deviennent des outils qui ne correspondent plus au niveau de maturité du groupe, des outils sur lesquels le groupe ne peut plus interagir. Cela peut-être tout à fait préjudiciable, comme on peut le rencontrer dans les outils mis en place par les directions informatiques de grosses institutions ou de collectivités. Une des grosses souffrances des salariés au travail, c'est de

Les coopérations ouvertes thème du 8éme Forum des usages coopératifs à Brest du 3 au 6 juillet 2018. plus avoir la main sur les outils qu'ils utilisent pour exercer l'art de leur métier.

La notion de techno-socio-structure :

Ce sont tous les éléments techniques, les éléments qui sont du registre des accords de groupe, de l'animation, tous les éléments informatiques, numériques et humains qui permettent à un groupe de bien fonctionner. Dans des groupes qui fonctionnaient uniquement en présence, on était dans la socio-structure, avec des rôles, un mode de gouvernance. Maintenant avec la crise du Covid, nous avons des groupes qui sont uniquement à distance, en plein dans l'usage des technologies avec parfois des groupes qui pensent qu'en ne mettant que du techno cela fonctionnera. Insister sur la techno-socio-structure permet de montrer les liens féconds qui apparaissent quand on relie ces notions.

La notion d'outil convivial

la notion d'outil convivial est une notion chapeau qui nous est proposée par Ivan Illitch, sociologue des années70 qui a écrit notamment « La convivialité » qui nous explique que l'on s'est trompé dans le cahier des charges des outils, avec des humains qui sont, dès lors, devenus esclaves des outils alors que les outils étaient censés faciliter le travail des humains et être émancipateurs ; il a travaillé sur un certain nombre de conditions pour que les outils soient conviviaux. Lorsqu'il parle d'outils dans les années 70, il ne s'agit pas d'outils au sens numériques mais d'outils au sens organisation du terme. On peut ainsi dire qu'un vélo est un outil ou qu'un système éducatif est un outil. Pour Ivan Illitch un outil convivial doit respecter 3 règles fondamentales :

- La première est que ces outils mis en place doivent augmenter l'efficience du groupe sans impacter l'autonomie individuelle. Si on met en place de l'organisation, des outils, des techniques d'animation, il faut que cela permette au groupe d'être plus efficient, c'est à dire arriver au résultat en consommant moins d'énergie, mais sans impacter l'autonomie individuelle, en permettant aux humains de garder une vision globale sur l'intégralité du système. On pourrait par exemple mettre des humains à faire du travail à la chaîne, on augmenterait l'efficience ; mais chaque maillon de la chaîne aurait perdu une maîtrise de l'entièreté du processus.

- La seconde règle, c'est que les outils ne doivent générer ni maître ni esclave. Lorsque l'on met en place des modes opératoires, des outils numériques, bien souvent on va se retrouver avec un webmaster (« maître du web ») qui va avoir de super pouvoirs, qui aura le droit de créer de nouvelles rubriques, uniquement lui aura le doit d'écrire, de valider un contenu. Fabriquer un système qui ne génère ni maître ni esclave, c'est travailler à la fois l'horizontalité et le fait que cette techno-socio-structure soit co-portée par l'intégralité des personnes et que quiconque puisse à n'importe quel moment interagir avec le système.

- La troisième règle est que ces outils proposés, avec le mot outil au sens le plus large du terme, doivent augmenter le pouvoir d'agir. Ce qui rejoint la notion d'encapacitation. Si une personne fait l'expérience d'un outil au sein d'un collectif, il faut que cela puisse lui donner des idées, lui donner de nouveaux pouvoirs. Que l'expérience acquise au sein du projet puisse être transposée ailleurs. D'où l'importance que les outils soient libres (au sens librement réutilisables) et que les humains soient libres. Par exemple si j'utilise un YesWiki [1] dans un Riposte et que je trouve cet outil pertinent pour le projet, il faut que je puisse l'utiliser à l'extérieur, dans un club de tai-chi ou dans ma collectivité. A l'inverse, si je fais l'expérience de l'holacratie ou de Jalios dans un projet, comme c'est une méthode qui est copyrightée, je ne peux pas l'utiliser dans un autre contexte.

Lorsque l'on va mettre en place des systèmes, des organisations, sans être dans la perfection de cette trilogie, le fait de garder cela dans un petit coin de la tête permet de les interroger : est ce que l'on a pris en compte le partage des pouvoirs ? est ce que les personnes sont dans des logiques de formation ? des logiques d'éducation populaire ?

« Une politique conviviale s'attacherait d'abord à définir ce qu'il est impossible d'obtenir soi-même quand on bâtit sa maison. En conséquence, elle assumerait à chacun l'accès à un minimum d'espace, d'eau, d'éléments préfabriqués, d'outils conviviaux allant de la perceuse au monte-charge, et, probablement aussi, l'accès à un minimum de crédit »1.

Illich définit trois critères indispensables pour qu'une instrumentation ou une institution soit considérée comme juste ou conviviale :

- elle ne doit pas dégrader l'autonomie personnelle en se rendant indispensable ;
- elle ne suscite ni esclave, ni maître ;
- elle élargit le rayon d'action personnel.

Critères de convivialité dans l'article de wikipedia

L'articulation entre animateur et techno-pédagoque :

Pour mettre en place des techno-socio-structure, on voit très clairement apparaître le besoin d'une animation avec deux rôles qui émergent.

Une fonction d'animateur, celle de la personne qui va aider à caler les règles, à définir les objectifs, aider le groupe à avancer, à être productif, à grandir en maturité.

Mais ce que l'on voit de plus en plus c'est que les groupes n'ont pas la capacité à être en permanence autour d'une table pour travailler ou partager un temps convivial. Très souvent il va falloir travailler à distance, particulièrement dans le contexte de crise de la covid. La dynamique que l'on veut pouvoir impulser ou que l'on veut faire perdurer va se passer à distance, où l'on va avoir besoin d'outils numériques ; d'où l'intérêt d'aller solliciter le second métier celui de techno-pédagogue ; c'est à dire de personnes qui sont à l'articulation de la technique et de la pédagogie. Ce sont des personnes qui sont capables de repérer des outils et de les mettre au service de la communauté, au service de l'animation, et de ne pas choisir un outil qui encapsule le groupe dans un mode opératoire qui n'est pas le sien.

Ces deux rôles doivent être complices pour qu'à la fois l'animateur connaisse un petit peu ce que l'on peut faire techniquement et lui éviter de penser des dispositifs d'animation qui soient complètement impossibles à mettre en œuvre mais soit aussi à l'écoute de ce que permet le numérique. Et il y a aussi besoin d'une écoute du techno-pédagogue pour comprendre la logique de l'animation et la traduire par de la technique en se débrouillant pour la fluidifier pour que le numérique se mette au service de l'animation et aussi être en capacité de faire des propositions ; il y a un travail de pédagogie qui parfois n'est pas le plus grand fort des techniciens ou des « geek ».

D'où l'intérêt d'afficher ce rôle un peu particulier, qui n'est pas celui d'un informaticien mais d'une personne qui à la fois maîtrise les outils et fait preuve d'une capacité d'écoute et de pédagogie, un chaînon manquant assez rare aujourd'hui.


Peux tu préciser les fonctions du techno-pédagogue dans un espace collaboratif ouvert tel les « Riposte reative » ?

Un techno-pédagogue est d'abord quelqu'un qui fait de la veille sur toutes les possibilités qu'offre le numérique avec aujourd'hui un fourmillement d'outils pour faire de la visio, de l'écriture collaborative... Il faut que ce soit quelqu'un qui ait un sac à dos rempli de plein de petits outils utilisables en fonction des différents usage que l'on souhaitera outiller dans le groupe. Il y a donc ce travail de veille, de test, d'une suffisamment bonne connaissance des outils pour pouvoir les proposer en fonction du contexte dans lequel l'outil devra être déployé. Si je dois déployer un outil dans une collectivité territoriale qui est verrouillée par une DSI, il ne faudra pas choisir le même outil que dans une petite association. Et si je dois travailler dans un collectif où il y a , à la fois des personnes de collectivité et des associatifs, il va falloir proposer et tester l'outil qui conviendra au mieux au processus.

Deuxième élément : ne surtout pas devancer les besoins du groupe. Vraiment être en attention par rapport à ce dont le groupe aura besoin, voire même parfois surjouer le fait que les outils proposés soient un cran de moins fonctionnels par rapport aux besoins du groupe. Cela donne l'occasion au groupe ou à l'animateur de formuler lui-même ses besoins. Cela permet au groupe de maturer les usages qui ont besoin d'être outillés. Ce n'est pas du tout évident parce que, lorsque l'on a un peu l'habitude, on sait que dans un groupe il y aura besoin d'un trombinoscope, d'un annuaire, d'un porte document, et on pourrait facilement installer l'outil tip top. Mais les bons outils sont les outils fabriqués par le groupe et qui correspondent au degré de maturité du groupe. Le rôle du techno-pédagogue c'est d'avoir tout cela dans le sac à dos et de les activer, de les faire monter en puissance au fur et à mesure que le groupe en aura besoin.

Au démarrage d'un riposte :

A travers la mise en place d'une dizaine de sites "Riposte Créative" en coopération ouverte nous avons ritualisé une démarche d'apprendre en faisant. Partant d'un espace wiki vide les participant.e.s sont invité.e.s à se présenter, une écriture par fiche facile d'accès mais qui est déjà une écriture publique et non au sein d'un espace fermé. Le second exercice est l'aspiration d'une base de de données issue d'un autre riposte pour créer dans l'espace du groupe une base de données "ressource" ou "initiative". En quelques minutes la base est créée en écran partagé ; Sans vouloir en faire un savoir partagé cela montre que ce n'est pas très compliqué et surtout directement utilisable. Pour cela les participants sont répartis par groupe de deux pour remplir par interview croisée une fiche ressource. En un quart d'heure, au retour du groupe la base contient autant de fiches que de participants et dans la cas d'une fiche initiative localisées sur la carte associée au groupe !

Ces petites expériences irréversibles de coopération sont un des deux piliers (à côté d'apports sur la coopération ouverte dans un groupe) de la formation action "Créer et animer un Riposte Creative" que nous avons récemment mis en oeuvre pour le département de la Gironde avec le CNFPT. Comme tous les autres contenus en coopération ouverte ce descriptif est librement réutilisable (cc by sa).

Le faire au début pour le groupe, puis le faire devant le groupe et puis le faire avec le groupe et puis ensuite se débrouiller pour que le groupe puisse le faire lui-même.

Il y a là un travail d'"égo mesuré" lorsque l'on se retrouve le maître des clés, avec un nouveau lieu de pouvoir de l'organisation. Une des tâches du techno-pédagogue est de transférer ces compétences acquises et ce pouvoir pour que le groupe puisse se l'approprier et faire évoluer lui-même son propre processus. C'est quelque chose d'intéressant qui demande une certaine finesse.

Le troisième élément est plus méta qui est souvent un impensé dans un groupe naissant. Un groupe qui travaille va petit à petit se trouver en contact avec d'autres groupes, on parle souvent de logique d'archipel [2]. Il est assez naturel qu'un groupe qui commence à travailler soit plutôt centré sur lui, avec assez peu de porosité. Par contre un groupe qui va grandir va davantage échanger, comme par exemple les projets Riposte qui, petit à petit, sont de plus en plus en liens les unes avec les autres. Ce sont des choses que le techno-pédagogue doit aider à anticiper : se débrouiller pour que les outils mis en place soient des outils qui ne favorisent pas l'enclosure mais soient au contraire des outils qui favorisent la porosité, des outils qui permettent des flux entrants numériques et des flux sortants numériques. C'est un travail de vigilance à avoir dès le début du projet, l'animateur n'aura pas cette conscience là ; le groupe n'aura pas cette conscience là ; par contre il faut absolument que le techno-pédagogue l'ait pour que l'on puisse par exemple connecte un Riposte avec d'autres Riposte, le connecter avec Transiscope, avec un blog. On ne dit pas que ce projet sera connecté avec d'autres projets mais il ne faut pas que les choix techniques enclosent le projet parce que l'on n'aurait pas veillé à cette porosité.

Voilà les 3 notions, un travail plutôt individuel, un travail d'accompagnement au niveau du groupe et du processus avec un vrai transfert de compétences, un travail de formation et un troisième niveau, plus en anticipation : comment se débrouiller pour que ces outils permettent de continuer à faire du web au sens lien entre personnes et projets !

Quels sont les points d'attention pour une personne qui joue ce rôle ?

Le premier point d'attention est de comprendre que chaque groupe doit passer par ses propres étapes. Je me rappelle d'une techno-pédagogue qui avait acquis de l'expérience dans un projet et qui, quand elle est passée dans un autre groupe, a repris d'emblée tous les outils du groupe précédent. Elle s'est alors aperçue qu'elle avait complètement noyé les gens. Toutes les fonctionnalités potentiellement utiles étaient activées, mais le groupe étant débutant s'est trouvé complètement dispersé. Ce n'est pas parce que quelque chose marche dans un groupe qu'il devrait marcher dans un autre,la notion d'étape, de processus par lesquels passent un groupe est importante. Bien sur il y a un certain nombre d'invariants dans les groupes mais il y a aussi de nombreuses singularités.

L'autre point d'attention est celui de jardinage des espaces qui sont fabriqués. On a tendance à rajouter en permanence des pages, des rubriques, des fonctionnalités, des outils. Si on ne prend pas le temps de réorganiser, de retravailler à l'ergonomie, les gens vont être complètement perdus et seules les personnes qui ont suivi le projet depuis le début s'y retrouveront. On pourra alors imaginer plusieurs entrées lorsque l'on a des projets qui sont un peu matures, un peu complexes :

  • une entrée avec un aiguillage vers toutes les pages pour ceux qui sont dans le projet depuis le début et qui savent ce qu'il y a derrière les pages et les outils ;
  • une entrée pour les personnes qui n'ont pas beaucoup de temps où l'on va mettre en évidence les points importants du moment
  • une entrée pour les nouveaux où l'on sera dans une interface extrêmement épurée et avec des moments d'accueil où on leur fera visiter cette techno structure



avec Florent Merlet

Peux-tu expliquer ton rôle dans Riposte Créative Territoriale : ?

On utilise le terme de techno-pédagogue mais je dirai plutôt celui d'un facilitateur en usage numérique au même titre que l'on peut avoir des facilitateurs en intelligence collective pour animer, faire émerger de l'intelligence collective. Mon rôle se rapproche beaucoup de celui d'un facilitateur mais du point de vue des usages et des outils associés.

Est-ce que tu peux expliciter quelques une de ces taches de facilitation ?

La première tâche, même si j'avais déjà pu travailler de mon côté avec des wikis (autres que YesWiki) a été d'apprendre moi-même quelles étaient les possibilités de l'outil et m'y former. J'ai beaucoup travaillé avec Laurent Marseault au début pour bien comprendre jusqu'où pouvait aller l'outil. Je me suis formé avec Laurent et en autonomie et de cette auto-formation accompagnée, j'ai pu proposer des tutoriels qui facilitaient la prise en main du wiki pour les utilisateurs ; pas assez à mon goût mais cela demande toujours pas mal de travail pour réaliser un tutoriel ou une vidéo.

Mais surtout, j'ai pu accompagner toutes les personnes qui avaient besoin de mettre des contenus en ligne à la prise en main du wiki et à développer leur autonomie ou mettre des dispositifs en place pour les aider à en mettre facilement, notamment à travers des bases de données comme celles des ressources, des acteurs et il y en a beaucoup d'autres, avec aujourd'hui 25 petites bases de données dans le wiki de Riposte Créative.

Un autre gros travail a été de faciliter en mettant en place des pages spécifiques, des outils particuliers pour permettre de travailler en session de travail à distance avec un grand nombre d'acteurs. C'est par exemple mettre des liens, des boutons sur des pages, rendre les choses visibles dans le programme d'une journée pour faciliter l'accès à des pads de prise de notes ou à des salles de réunion virtuelles pour des ateliers, l'aller-retour avec des salles de réunion plénières... Là où je passe beaucoup de temps sur le wiki c'est pour la création de ces pages spécifiques : déroulé, programme et accès aux différents outils pour une réunion de travail ou alors pour des pages de contenus qui sont là pour être lues à tête reposée par d'autres acteurs de la Riposte ou des personnes qui s'y intéressent.

Dans cet esprit de facilitation, tu as été très présent aux réunions de coordination de Riposte Créative Territoriale, quels ont été les points de difficulté ?

Très présent, oui, je dirai même presque trop. J'en viens à ce point de vigilance sur la posture du techno-pédagogue dans ce cadre-là. A quel moment va-t-il travailler sur l'autonomisation et à quel moment va-t-il plutôt donner un petit coup de pouce pour que cela aille plus vite ? C'est un des écueils et j'ai toujours du mal à en sortir. Ma préférence va toujours lorsque l'on me pose une question « tiens j'aimerais faire ça sur le wiki, comment cela se passe ? » à « tiens passons un moment ensemble je t'explique comment on le fait et tu le fais, toi ». Mais souvent les utilisateurs, et j'avoue ne pas avoir résolu cette problématique, sont dans une forme d'urgence et ils ont l'impression que cela va être plus long d'apprendre et de le mettre en place eux, alors qu'ils vont rentrer dans un apprentissage, plutôt que je le fasse moi-même. Et souvent j'entends « oui mais là c'est spécifique, c'est urgent, je n'ai pas le temps, il faudrait que cela soit mis en place tout de suite, est-ce que tu peux le faire, s'il te plait ? » et souvent j'accepte parce que l'urgence fait que... Et souvent pour moi ce sont des étapes un petit peu loupées de possibilités d'apprentissage nouveau pour les différents acteurs de la Riposte. C'est vraiment un écueil que j'ai rencontré sur l'accompagnement que je peux proposer : comment arriver à montrer aux gens que ce n'est pas si long d'apprendre, que faire n'est pas si compliqué ?

C'est aussi comment dépasser la peur de casser, il y a beaucoup de personnes qui ont peur de casser et c'est vrai que cela arrive mais ce n'est jamais un problème. On a eu plein de choses qui ont été cassées dans des pages d'accueil mais en deux clics cela se répare. Les difficultés rencontrées sont autour de ces deux notions : « ce n'est pas parce que c'est urgent qu'il ne faut pas passer par un petit temps d'apprentissage pour pouvoir le faire ensuite en autonomie plus facilement » et « ne pas avoir peur de casser » ; ce sont deux notions que j'ai du mal à faire passer avec cet outil du wiki.


C'est peut-être lié au contexte de cet outil qui était complétement ouvert en écriture, est ce que cela t'a amené des problématiques nouvelles ?

La problématique nouvelle que l'on a rencontré avec l'ouverture du wiki, c'est la vision des RSI (Responsable Sécurité Informatique), pas forcément des nôtres, mais des RSI qui ont pris contact avec nous assez rapidement pour nous dire : « attention votre wiki est ouvert, n'importe qui peut mettre du contenu en place » et notre réponse a été : « oui, c'est l'idée ! ». Cela a fait beaucoup peur à quelques RSI qui nous ont fait remarquer que tous nos contenus étaient ouverts, modifiables, supprimables... Je les ai quand même rassurés en leur disant qu'il y avait des filets de sécurité. On a eu le cas de notre page d'accueil qui a été piratée par un petit malin qui avait mis une publicité pour un produit qui n'avait rien à voir avec la Riposte. Quelqu'un l'a vu en disant « mince qu'est ce qui se passe », on l'a corrigé dans les 10 minutes et ce n'est jamais revenu.

Il est arrivé aussi que beaucoup de gens cassent la page d'accueil et cela devient complètement illisible, mais en deux clics on revient à la version précédente et c'est assez simple à corriger ; Ce sont toujours les peurs de casser ou que notre contenu disparaisse, mais techniquement cela n'arrive pas et on peut y remédier facilement.

Mais surtout, ayant l'habitude proposer des outils numériques à beaucoup d'acteurs dans tout ce que l'on peut mettre en place au laboratoire d'innovation du CNFPT, même avant l'arrivée de Riposte, une des grandes problématiques reste les mots de passe parce que les gens oublient leur mot de passe, ne savent plus comment on se connecte, ne savent pas comment installer l'application qui va avec... Là, avec Riposte, on est dans la cadre d'une proposition où il n'y a pas de mot de passe, je fais un simple clic, je peux modifier, un autre clic pour enregistrer, si j'ai fait une bêtise on revient facilement en arrière. On ne sait pas forcément qui fait quoi, c'est une petite mise en garde, et à quel moment sur le wiki, mais finalement cela ne nous a jamais posé de problème. Les gens n'ont rien besoin de se souvenir, juste l'adresse de la Riposte ; ils s'y rendent et ils font, cela c'est vraiment un gros plus et quand on arrive à canaliser cette peur de casser, les gens prennent de plus en plus la main dessus.

Souvent c'est encore moi qui met en place la page d'accueil parce qu'il y a des petits éléments graphiques un peu plus complexes, mais j'ai des collègues qui habituellement ne sont pas du tout à l'aise avec les outils, le numérique cela leur fait peur. Quand il faut corriger un mot dans un texte sur le wiki, pour eux c'est très facile aujourd'hui, et du coup cela va très vite. On n'a plus de mel qui dit « Florent il faudrait corriger la page », c'e sont plutôt des mel qui disent « Il y avait une faute sur la page d'accueil, t'inquiètes pas c'est moi qui l'ai corrigée, c'est fait » et parfois il y a un petit message à côté « en revanche la mise en forme a un peu cassé, si tu peux regarder ». Comme cela on est plusieurs à travailler sur le contenu et pas seulement un exécutant, je déteste avoir cette posture d'exécutant qui fait parce qu'il a la technicité. Comme la technicité est simplifiée, on est dans des actions un peu plus intéressantes pour chacun de nous.

Est-ce que tu penses que ce type d'espace collaboratif ouvert peut intéresser d'autres projets au CNFPT ?

Clairement oui, après la formation qui a été faite avec le département de la Gironde (Créer et animer un Riposte Créative) le collègue du CNFPT qui l'organisait m'a tout de suite appelé, et pour lui ce wiki est potentiellement une base de travail pour tellement de projets, même sur des projets qui ne travaillent pas forcément sur la notion de coopération, la posture de collaboration dans laquelle on est permet d'aller sur tellement de terrains qu'il faut absolument creuser cette question-là. On n'a pas encore eu le temps de se poser pour y réfléchir pleinement mais c'est quelque chose qui ouvre un champ des possibles très large et qui peut aller très loin pour nous, surtout dans le champ de la formation où l'on parle souvent de communauté, de communauté apprenante, et le wiki sur n'importe quelle thématique est une vraie base de travail pour une communauté pour produire du contenu, garder des éléments intéressants, avoir des espaces qui sont faciles à mettre en place en trois clics.


Les contenus de Riposte sont sous une licence qui en permet la réutilisation ce qui est un peu nouveau pour le CNFPT est ce que dans ton vécu avec les personnes contributrices du Riposte cela a posé problème et est ce que l'idée de communs peut faire son chemin ?

L'idée de communs a déjà fait son chemin parmi nos acteurs. Je n'ai pas souvenir de difficulté dans le cadre de la Riposte. C'est une des premières choses que l'on avait posé au démarrage du projet : sur la Riposte, par défaut les contenus sont sous une licence Creative Commons by SA, pour que l'auteur soit cité (ndr et qu'il n'y ait pas d'enclosure). Cela me semble important d'être dans cette démarche et surtout personne n'a trouvé argument pour aller à l'encontre de celle-ci. Tout le monde y voit l'intérêt ; moi-même à titre personnel, cela fait 20 ans que, lorsque j'étais enseignant, mes cours étaient accessibles en ligne et partagés, il n'y avait pas forcément la licence creative commons, mais les contenus étaient réutilisables, modifiables. C'est une posture qui est vraiment partagée dans la communauté. Il y a vraiment cette idée d'avancer ensemble, la posture de nos acteurs est plutôt dans le partage, pour faire avancer les choses, ces notions de coopération de collectif, de comment on fait mieux ensemble, et s'il n'y avait pas ce partage des contenus on serait incohérent. De mon souvenir, on a dû croiser 300 ou 400 personnes autour de la démarche de la Riposte avec plus ou moins d'acteurs réellement engagés dans le processus, mais personne ne nous a fait remonter l'idée comme quoi ce serait bien de « protéger » nos contenus.


Vers un réseau d'entraide entre techno-pédagoque

Oui c'est une idée intéressante. Techno pédagogue est un métier qui est un peu nouveau, qui commence à s'affirmer, Ces personnes sont trop souvent dans l'ombre alors qu'elle sont aussi déterminantes que des bons animateurs et il est important de leur donner un peu plus de place et de visibilité au sein du projet. Ce sont des personnes qui restent souvent isolées dans leur structure. Quand un projet a un techno-pédagogue c'est plutôt bien. Quand je parlais de veille sur des outils, de tester ces outils avant de les proposer, cela milite pour l'intérêt d'un fonctionnement en réseau. C'est aussi relier des techno-pédagoques impliqués dans des structures de formation éloignées par le public concerné et qui ne coopèrent pas naturellement. Un réseau pourrait aider à structurer ce métier en devenir avec des formation ou à minima des contenus partagés entre techno-pédagoques.

ndr : il s'agit d'un groupe d'entraide entre personnes ayant ce rôle dans un espace en coopération ouverte, si tel est votre cas et que ce groupe vous intéresse, merci de contacter Laurent Marseault.


Quelques mots pour se présenter :


Laurent Marseault : Animateur nature durant une vingtaine d'année, passionné de pédagogie, des relations homme / nature et des insectes, j'accompagne et forme autour des postures, méthodes et outils qui permettent aux collectifs de grandir en coopération. Je suis un des co-créateurs de l'association Outils-Réseaux, de la formation animacoop mais aussi de YesWiki. Je suis accessoirement pompier volontaire, élu et papa.



Florent Merlet : Technopédagogue au sein de la mission innovation et du laboratoire d'apprentissage du CNFPT, mon action consiste principalement à proposer des outils méthodologiques et numériques, reposant sur l'intelligence collective et la collaboration, au service de la transformation de l'action publique et de la formation. Je porte AVEC de nombreux acteurs engagés la démarche Riposte Créative Territoriale et pilote l'Université de l'Innovation Publique Territoriale.



Michel Briand : Après une activité d'élu local à Brest et professionnelle(responsable de formation d'ingénieur à l'IMT Atlantique) ancrée dans une démarche contributive, et la participation au Conseil National du Numérique [3] je suis en retraite professionnelle et d'élu. Je m'implique dans des projets coopératifs au croisement des innovations pédagogiques, des innovations sociales, des transitions et des communs.


Aller plus loin :

Quelques liens sur explorer des facettes de la coopération ouverte :

- Animacoop formation à l'animation de projets coopératifs ]] et aussi Interpole, l'espace ressource de la CIA (Collectif Inter Animacoop).

-Archipélisation : comment Framasoft conçoit les relations qu'elle tisse, sur le blog de Framasoft, 10 décembre 2019.

-Agora des archipels, un espace de rencontres et de partage entre acteurs de la transition qui se retrouvent dans un fonctionnement u, qu'ils soient des individus, des collectifs en archipel.

-Autour des compétences qui favorisent la coopération : L'état d'esprit collaboratif, « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer par Elzbieta Sanojca dans Innovation Pédagogique, 11 mars 2018.

-Ce que nous apprenons des Riposte Créative, une démarche d'écriture collaborative réutilisable, par Michel Briand et Laurent Marseault, 21 juin 2020.

-La compostabilité : pour un écosystème de projets vivaces par Romain Lalande et Laurent Marseault sur Vecam, 4 mars 2018.

-La coopération, un changement de posture : vers une société de la coopération ouverte, diapos commentées et audio de la conférence de Michel Briand au colloque QPES 2019, dans Innovation Pédagogique, juin 2019.

-Créer et animer une "Riposte Creative, formation action autour de la coopération ouverte proposée au CNFPT par Michel Briand et Laurent Marseault et mise en oeuvre pour le département de la Gironde avec Julie Chabaud (février, mars 2021).

-E-book Cooptic un manuel à l'usage des animateurs de réseau et les contenus bonifiés par Gatien Bataille dans sa formation cooptic

-La gare d'aiguillage aussi appelée "gare centrale" dans les formations Animacoop espace de partage d'information qui rend visible tous les éléments utiles aux membres d'un collectif pour y agir en collaboration, un exemple de circulation ds flux sur Riposte Creative Bretagne.

-Histoires de coopération, une trentaine d'interview d'acteurs de la coopération ouverte sur le blog Coopérations, mars 2019.

-Partage sincère, "tragédie du LSD", fonctionnement en archipel : dialogue autour de la coopération ouverte avec Laurent Marseault, 12 mars 2021.

-Le rôle du techno-pédagogue dans un « Riposte créative » espace en coopération ouverte, entretien avec Laurent Marseault et Florent Merlet, 15 avril 2021.


Quelques projets auxquels nous participons autour de la coopération ouverte

-Bretagne Creative


"L'innovation sociale ouverte, c'est donc donner à voir son projet/son idée, échanger avec les autres pour croiser et enrichir les savoirs-faire et compétences. Sources d'efficience et créatrices de lien social sur les territoires, les démarches collaboratives sont une manière de pérenniser et de multiplier ces initiatives tout en favorisant le bien commun."

-Riposte Creative Territoriale


L'objectif ? Co-construire, avec les collectivités territoriales, les réponses formatives innovantes pour faire face à ces défis complètement inédits, en mobilisant l'intelligence collective. Comment développer des modes d'apprentissage dans l'urgence, pour des solutions créatrices de valeur sociale pour le service public territorial et la démocratie locale ?
Notre intention fait écho à l'alerte de Bruno Latour : « Si on ne profite pas de cette situation incroyable pour changer, ce serait gâcher une crise. »

-Riposte Creative Bretagne


« Une marmite ne commence pas à bouillir par le couvercle, mais toujours par le fond ! » Proverbe de Haute-Bretagne un espace collabortaif ouvert pour

  • donner à voir et mutualiser les initiatives en complémentarité des services et groupes mis en place
    -* exprimer des besoins prenant en compte les personnes en précarité, en situation de fragilité et éloignées des services proposés
  • favoriser l'attention, le soin, et une convivialité, et ainsi contribuer au bien vivre ensemble
  • favoriser des transformations créatives solidaires et en transition pour l'après

-Faire ecole ensemble
association - collégiale et à durée de vie limitée - qui facilite le soutien citoyen de la communauté éducative durant l'épidémie de COVID-19. Ses actions s'organisent par programmes et se destinent à être supportés par des coalitions d'organisations pérennes.

-Outils libres


Internet avait été conçu comme un réseau décentralisé, qui donne du pouvoir et de la liberté aux citoyens. Sortir nos informations des gros silos de données pour revenir à des petites structures ouvertes et inter-connectées, c'est possible avec un peu de savoir faire technique et de la bonne volonté. Dans le cadre du mouvement plus global des logiciels libres, et par sa rencontre et collaboration avec l'association Framasoft, Colibris a rejoint le Collectif d'Hébergeurs Alternatifs Transparents Ouverts, Neutres et Solidaires (CHATONS) et met à disposition gratuitement des solutions libres et respectueuses de la vie privée.

-Transiscope


Aujourd'hui, de nombreux d'acteurs de la transition et des alternatives ont entamé un travail de recensement et de cartographie de leurs organisations, actions et écosystèmes.

Dans la majorité des cas, néanmoins, ces informations sont éparpillées sur les sites de chacune de ces organisations et les données ne peuvent pas communiquer entre elles en raison de choix techniques différents : aucune visualisation agrégée n'était jusqu'à présent possible.

Pour permettre de relier ces alternatives, une dizaine de collectifs travaillent depuis deux ans pour développer des outils libres permettant de connecter les différentes bases de données existantes et de les visualiser au même endroit : TRANSISCOPE

-Collectif Yeswiki


L'outil libre facilitant la coopération ouverte.
YesWiki est un logiciel libre né du croisement des discussions et savoir-faire de développeurs et animateurs de projets coopératifs.

A l'image d'une page blanche, ses usages sont quasiment illimités : ils dépendront de votre créativité !

YesWiki est aujourd'hui maintenu et amélioré par une communauté de professionnels issus d'horizons différents qui prend du plaisir à partager ses rêves, ses créations et ses développements.


[1] YesWiki est un logiciel libre né du croisement des discussions et savoir-faire de développeurs et animateurs de projets coopératifs. A l'image d'une page blanche, ses usages sont quasiment illimités : ils dépendront de votre créativité. YesWiki est aujourd'hui maintenu et amélioré par une communauté de professionnels issus d'horizons différents qui prend du plaisir à partager ses rêves, ses créations et ses développements. texte repris de la page d'accueil de YesWiki


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A la suite de la création de Riposte Creative Territoriale avec le CNFPT, nous (Michel Briand, Anne Lechêne, Laurent Marseault) avons ébauché en juin ce que pourrait être la trame d'une formation action aux communs pour un public d'acteur-ice.s des collectivités locales, réalisation envisagée avec la Coop des communs.

Dans un souci de coopération ouverte, cette proposition est publiée ici sous licence CC by sa.

L'organisation pédagogique proposée est insiprée de la formation action "Créer et animer une "Riposte Creative", formation action autour de la coopération ouverte (en communs proposée par Laurent Marseault et Michel Briand au CNFPT.

"Les communs du territoire : nouvelle forme de coopération et de services de proximité"

Dans les situations de crise et face à l'urgence des transitions, de nombreux acteur.ice.s locaux s'impliquent dans des initiatives de solidarité et de transformation sociale et écologique. Cela rend d'autant plus actuel le mouvement autour des communs qui depuis quelques années à travers les jardins partagés, les circuits courts, l'alimentation durable, l'ESS, l'économie circulaire, de nouveaux services de proximité, participent à la vie de la cité et sa transformation.

Ce contexte questionne un changement de posture de l'acteur public davantage partenaire, animateur que prescripteur.

Cette formation vise à expliciter la compréhension des communs et des nouvelles formes de coopération territoriale en outillant les participants pour en être un interlocuteur actif capable d'appuyer l'action locale de ces énergies positives en intelligence collective.


Objectifs de formation

La formation se propose :
- d'aider les acteurs à savoir de quoi on parle quand on utilise le concept de communs,
- d'identifier le changement des pratiques autour des communs, leur sens et leurs contributions à la transition écologique et solidaire ;
- d'ouvrir des perspectives sur un changement de posture de l'acteur public davantage partenaire, animateur que prescripteur ;
- d'identifier les besoins auxquels les intiatives en communs répondent, en coopérant avec eux ;
- de faire l'expérience d'une coopération ouverte et apprenante au sein d'un groupe informel ;
- d'avancer vers une grille d'analyse des expériences de communs, en en dégageant les originalités et les apports pour l'action ;
- de comprendre en quoi l'approche par les communs peut servir à renforcer les capacités d'action.

Programme et déroulé

séquence 1 - 2h Les communs autour de nous

- Présentation de la formation
- Météo, (qui et état d'esprit personnel en arrivant)
- Présentation et attentes en ligne questions de clarification
- introduction de la plate forme wiki
- Les communs autour de nous explicitation induite par ce que les participants en connaissent

  • post it individuels puis agrégés
  • élicitation : ce qu'est un commun grille de lecture (en sous jaçant faisceau et non définition)
    - choix par chacun d'un commun de son territoire pour l'étape 2
    - vidéo apport (5 à 10 mn)
    - élaboration d'une grille de lecture d'un commun (outil pad sur le wiki)

-Travail intermédiaire : écrire la présentation sur une à 2 pages d'un commun de son territoire

Séquence 2 - 2h Les communs du territoire

- partage des publications et partage sincère
- rapport d'étonnement
- éléments de typologies des communs, à quels besoins répondent ils ?
- forum ouvert : quelles relations entre collectivités et communs ?
- ce que nous voulons en faire
- axes d'approfondissements : choix de 2 axes

Travail intermédiaire : les communs en France et en Europe
réalisation collaborative d'une webographie

Séquence 3 et 4 - approfondissement de 2 des axes choisis

- travail spécifique sur le changement de posture

  • importance du faire avec, être en attention, donner à voir, la compostabilité, la gouvernance
    - exemples possibles :
  • communs et services de proximité
  • communs et solidarités
  • communs et services publics
  • communs et transitions (alimentation, énergie, mobilité...)

- voir aussi les axes descommuns et municipales 2014
et les plaidoyers pour les communs dans le contexte municipal (2020)

- choix d'un sujet à approfondir et d'un groupe
- ressources vidéo ou texte associées webographie complétée
- solliciter des chercheurs contributeurs en fonction des deux axes (Coop des communs)

Séquence 5 - synthèse tournée vers l'action 2 atelier de co-développement un par axe

- appropriation de ce qu'est un atelier de co-développement
- travail spécifique sur les freins et facilitations

Et après ?

- vers une communauté apprenante
- voire, après une ou deux séquences en groupes de 10-15 personnes, un élargissement de ce contenu en MOOC connectiviste

Le contexte de cette écriture

Au printemps 2020, la Coop des Communs réfléchit à développer une offre de formation, de façon à soutenir les acteurs dans leurs approches de la transition par les communs, une démarche qui fait écho à la dynamique de Riposte Creative Territoriale animée par Cécile Joly et Florent Merlet, accompagnée à sa création par Laurent Marseault et Michel Briand.

Un premier document sommaire-inventaire des thèmes a été créé par Nicole Alix et Anne Lechêne.

Sollicité pour contribuer par Anne et Nicole j'ai évoqué la possibilité d'articuler
- 1 une "bibliothèque des communs" : série de webinaires courts. avec des contenus vidéo sous licence CC By SA. Ils pourront être joués en mode webinaires interactifs (webinaire + débat) ;
- 2 une série de formations-actions dans un format de 15h, type Riposte créative territoriale actuellement en création avec Laurent Marseault pour le CNFPT, en licence CC By SA et avec un wiki sur des formats 2 x 3h (sur les 3h : 2h en groupe + 1h de travail perso) avec une production mise en commun sur le wiki ;
- 3 et pourquoi pas ensuite un MOOC connectiviste sur les communs avec des contenus sous licence CC By SA ?

Ce petit texte ébauche de formation action est le résultat d'un travail de remue méninges avec Anne Lechêne et Laurent Marseautl, brique de cette réflexion plus large.

Production en CC by sa Michel Briand, Anne Lechene, Laurent Marseault


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La boutique solidaire La Place, ( Produire localement agir en commun pour l'emploi) à Brest, a ouvert ses portes depuis le 28 novembre. Elle est ouverte le mercredi, le vendredi et le samedi, en continu de 10 h à 18 h 30.

Elle commercialise des produits issus de six structures d'insertion qui emploient des personnes éloignées du milieu professionnel (Inservet 29, Océanplus, AGDE, Rubalise et Prélude). Leurs savoir-faire est proposée via différents produits recyclés : vêtements et accessoires de seconde main, articles réutilisables en tissu et bagagerie en voile de bateau et bâche publicitaire
jouets revalorisés, ou encore des paniers recettes ( conserves, légumes bio, )…

La boutique accompagne des personnes en transition professionnelle vers de l'emploi durable et des porteurs de projets des quartiers, avec l'association CitésLab.
Un appel est lancé pour accueillir des personnes bénévoles prêtes à s'investir au bon fonctionnement de la boutique aux côtés du salarié.

Contacts :
contact@laplace.bzh.
Tél. 07 84 90 77 06.
Adresse : 22 rue Fautras Brest.


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Une formation action proposée au CNFPT au mois de juin en prolongement de la création de Riposte Creative Territoriale et d'un premier archipel de Ripostes.

Un texte sous licence CC by sa republié aujourd'hui pour qu'il puisse être réutilisable sur d'autres projets de Riposte régionale, de Riposte alimentaire ou demain de Riposte climatique ...

La publication initiale sur Riposte Creative Territoriale en formation action du CNFPT par Michel Briand et Laurent Marseault

Une formation qui peut accompagner une démarche de coopération ouverte, un contenu mis en partage sincère pour qu'il puisse être réutilisé en respectant la licence. Merci de signaler en retour vos usages et compléments.

Forum ouvert aux rencontres Moustic 2015.

Objectifs

  • Vivre en accéléré les dynamiques d'une communauté apprenante
  • Permettre une appropriation de la dynamique Riposte Créative les incontournables de la coopération
    • apprendre à être en partage sincère et en écoute apprenante
    • co-élaborer la structure du projet
    • avoir un a priori favorable quand à la coopération ouverte
  • Former les animateurs de projets coopératifs
    • les PPPPP (plus petit pas possibles)
    • la fonction d'accueil
    • la circulation d'info
    • Identifier et maîtriser des tâches critiques
  • Former le techno pédagogue pour qu'il soit au service du groupe
    • installer yeswiki
    • comprendre l'outil
    • appréhender la notion de gare centrale
    • faire évoluer l'outil en fonction des besoins du groupe
    • quelques fonctionnalités incontournables

Organisation

- une formation à distance sur l'équivalent de 15 h apprenant.e
- organisée autour de 5 sessions de 2h précédées d'une heure en amont (ou un peu plus si affinités !)
- avec un groupe de 10 à 15 personnes pour permettre une attention aux projets
- et en pré requis : un projet ou une envie de faire
- une formation active : des apprenants acteurs
- avec une communauté apprenante mise en pratique
- d'un apprendre en faisant, sur un outil support de la famille des Riposte

Contenus

-en amont (1h) Présentation et partage des attentes en ligne

- Séquence 1 (2h) "Découverte"

avec pause au milieu (hygiène numérique)

  • Présentation de la formation
  • Météo, (qui et état d'esprit personnel en arrivant)
  • Présentation et attentes en ligne questions de clarification
  • Apport les projets Riposte : quel sens, quels communs ?
    • identité racine / identité relation
    • règles de base, charte
  • Les accords de groupe

-entre deux (1h) Un petit pas de coopération

- Etre en attention : qu'est ce qui dans votre territoire est proche de votre projet

  • en base de données initiatives , carte des initiatives (à minima 2 par personne)

-Séquence 2 (2h) : Premiers pas

avec pause au milieu (hygiène numérique)

  • météo
  • accords de groupe / rôles
  • prise de notes collaboratives
  • la base de données célébrée
    -
  • apport : les deux métiers : animateur, techno-pédagogue
  • des savoirs à s'approprier et rediffuser
    • créer une page, modifier, restaurer
    • créer un pad
  • organiser une réunion
    • faire vivre les accords de groupe
    • petits pas de coopération
  • Questions réactions ?

- entre deux (1h) Partage

  • est-ce que vous avez des outils et des méthodes d'animation dans votre organisation ?
    • en base données "ressources"

Séquence 3 (2h) : Mutualiser

  • météo
  • tour des ressources
  • base de données (pédagogie inversée, wiki bac à sable)
    — * savoir s'inspirer, aspirer, modifier une BDD
  • base de donnée actu
  • mise en oeuvre :
    • travail sur la matière accumulée :
    • se servir des réactions pour la mise en place de 2 groupes de travail
  • apport : coopérer c'est "être fainéant", "copier n'est pas voler"

-entre deux (1h) Coopérer

  • une organisation et production de chaque groupe de travail

-Séquence 4 (2h) : vers l'autonomie

  • quels problèmes rencontrés ?
  • quelle production mise en partage ?
  • quelle organisation ?
  • créer des groupes de travail avec les espaces web associés (cf Riposte Territoriale)
  • comment installer un wiki ou logique de ferme à wiki en riposte => wiki de base, wiki riposte

-entre deux (1h) : Installer votre wiki

-Séquence 5 (2h) : Co-développement et communauté apprenante

  • synthèse qu'avez vous appris ?
  • adaptation quel est votre projet ?
  • un co-développement
  • mise en place d'un système questions réponses => service après vente
Laurent Marseault et Gatien Bataille aux rencontres co-donstruire de Tournai août 2019.

Quelques liens

quelques textes et vidéos

-Former à la coopération "en communs" webinaire de Riposte Cretaive Pédagogique qui présente un retour d'expériences du réseau des formateurs Animacoop qui depuis 10 ans développent en réseau un ensemble de contenus pédagogiques mis en partage sincère.

-Pourquoi coopérer ? ou Pourquoi mettre en oeuvre des projets coopératifs, pourquoi choisir des outils libres et ouverts ? , vidéo de Laurent Marseault pour le parcours Numérique Ethique de l'université des Colibris et le texte associé publié sur Innovation Pédagogique.

-Mutualiser les récits de nos pratiques, de l'importance de mettre en partage, contribution à la table ronde des Etats généraux du libre et des communs, le 3 novembre 2020.pédagogique du 3 novembre.

-Ce que nous apprenons des Riposte Créative, une démarche d'écriture collaborative réutilisable, Michel Brand, Laurent Marseault, 21 juin 2020.

-Coopération ouverte pour un monde vivable et désirable, "appel de Tournai rédigé lors des rencontres Co-construire du 28 au 30 août 2019 à Tournai.

-« L'état d'esprit collaboratif », « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer, les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes : le cas d'une formation hybride, et la thèse d'Elzbieta Sanojca, présentée sur Innovation pédagogique, mars 2018.

-La compostabilité : pour un écosystème de projets vivaces, Romain Lalande, Laurent Mraseault Vecam, mars 2018.

et autour d'Animacoop

- La formation Animacoop.
- Les contenus produitslors des formations.
-Cooptic, un manuel à l'usage des animateurs de réseau.
- Un parcours sur les outils libresdont les contenus se retrouvent dans animacoop.
- Les contenus bonifiés par Gatien Bataille dans sa formation cooptic.


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Nous avons le plaisir de vous présenter notre nouveau document de mutualisation d'expériences :

« 24 retours d'expériences pour animer des démarches participatives
et soutenir des projets citoyens
».

Un articlerepris du site du réseau Bruded, une publication sous licence CC by sa

Cela fait déjà plusieurs années que des municipalités pionnières ont compris toute l'importance d'associer les habitants aux côtés des experts pour l'élaboration de leurs projets. Aujourd'hui, les démarches participatives se multiplient et les citoyens sont de plus en plus nombreux à s'impliquer : à l'évidence, ces approches vont rapidement s'imposer à toutes les collectivités, soyons en assurés.

Mais l'implication citoyenne ne s'arrête pas là ! Sur ce nouveau mandat, communes et intercommunalités seront également nombreuses à être sollicitées pour soutenir des projets directement portés par des habitants et acteurs locaux. Facteurs de développement local durable, de bien-vivre ensemble et d'intérêt général, ces initiatives auront souvent besoin d'un appui politique, financier ou logistique pour aboutir. Voilà qui ouvre un nouveau champ d'action pour les élus. Là aussi, celles et ceux qui l'ont déjà exploré nous disent tout l'intérêt de favoriser l'émergence et le déploiement d'actions citoyennes.

Que les projets soient pilotés par la collectivité ou par les citoyens, la dimension participative modifie la posture des élus et les processus de mise en œuvre. Il n'y a pas de méthode unique. Chaque démarche est unique, et implique des acteurs différents. À l'évidence, il n'y a pas de méthode unique. Néanmoins, la diversité des retours d'expériences capitalisés au sein du réseau BRUDED nous a permis d'identifier des clés de réussite et des écueils à éviter, valables pour tous les projets. Nous avons souhaité partager avec vous ce vécu et cette expertise d'élus, sans pour autant imposer une façon unique de procéder.

Voici les questions auxquelles nous avons tenté de répondre dans ce document :

  • Sur quels types de projets communaux ou intercommunaux peut-on impliquer les habitants et les acteurs locaux ?
  • Quelles sont les clés d'une participation réussie ? Les pièges à éviter ?
  • Quels sont les avantages d'une participation des habitants dans un projet ?
  • Comment les collectivités peuvent-elles soutenir des projets citoyens ?
  • Quelles peuvent être les motivations ? la posture à adopter ? les garde-fous à mettre en place ?
  • Quels sont les acteurs mobilisables pour vous aider dans ces démarches ?----

    En savoir plus

-Le document est consultable et téléchargeable sur cette page

L'ensemble des fiches expériences présentées dans le document sont également consultables et téléchargeables sur les pages des collectivités concernées.


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certains articles de Bretagne Creative ont pour source Bruded , Transition citoyenne au pays de Brest ou la Maison de la consommation et de l'environnement à Rennes qui ne figurent pas dans cette revue, faute de fil RSS complet spécifique sur les communs.

Les initiatives du Faire-local en Bretagne


Vous pouvez également proposer votre fiche en cliquant sur Saisir une initiative avec le mot clé Tiers lieux.


Manifestations, rencontres

Brest en communs

  • une manifestation tous les deux ans depuis 2009 pour faire connaître la notion de communs et mettre en réseau les acteurs des communs
    • le wiki espace de co-construction de ces rencontres ; sous licence CC by sa.
    • la rubrique Brest en communs 2019 du magazine a-brest. ; sous licence CC by sa.

Projets en communs




Réseau d'acteur.ice.s des communs

  • les listes de discussion

  • Brest en communs : brest-en-communs@listes.infini.fr (143 abonné.e.s)
  • fablab bretagne : fablab-bretagne@listes.infini.fr (95 abonné.e.s)
  • labfab : labfabfr@listes.infini.fr (365 abonné.e.s)

Ressources autour des communs en Bretagne