Pourquoi “l’incruste” ?


L’hypothèse derrière l’expérimentation, le constat de départ : la rencontre ne se fait pas ou mal entre recruteurs et personnes éloignées de l’emploi, et lorsqu’elle advient, la rencontre ne permet pas réellement de se connaître et de créer des opportunités de relations.
Notre proposition : créer des dispositifs conviviaux, afin de créer les conditions pour "faire du réseau”, pour mieux se connaître et échanger des contacts. A l'image du "off d'Avignon", ces dispositifs s'intègrent à des événements pré-existants organisés par les professionnels briochins, à travers lesquels nous revisitons les formes institutionnelles de mise en contact professionnelle. Ces "incrustes" sont conçues, préparées et animées avec un groupe de personnes en recherche de stages, de formations ou d'emplois et des employeurs.
L’expérimentation sera concluante si elle permet plus de rencontres et d’échanges entre des personnes à la recherche d’un emploi et des recruteurs, si ces modalités d’interactions deviennent plus spontanés et confortables, si chacun·e a gagné en confiance et si les liens qui se construisent sont plus durables dans le temps.

Les principes que nous nous sommes fixés


Faire modeste. Pas de gros événements, mais une série d’actions sobres en moyen humain et matériels, en s’appuyant sur des dynamiques existantes,
Faire quelque chose que chacun·e est en capacité de faire, quelque chose de facile et de reproductible,
Toujours penser à l’échelle des participants·es et à leur parcours de vie : comment l’événement que l’on crée s’intègre dans leur vie ?
Se poser les questions de “l’amont” : quel est le bon moment et la bonne manière d’entrer en contact avec eux·elles ?
Les points d’attention “pendant” : essayer de jouer avec toutes les dimensions possibles pour atteindre notre but. Comment l’espace, l’aménagement, l’animation (...) peuvent-ils être des leviers ?
Se poser, à chaque point de contact, la question de l’étape d’après : comment engager les personnes dans une action après ?
Réajuster au fil de l’eau en se posant tout le temps les questions suivantes :
  • Est-ce que ça facilite l’engagement ?
  • Est-ce que c’est autoporteur ? ou au contraire : quelle médiation faut-il imaginer pour réussir notre objectif ?
  • Qu’est-ce qu’on pourrait simplifier ?
  • Où est-ce qu’on pourrait mettre plus de soin, car c’est stratégique ?