Actu des réseaux sur les communs


1 – Définition et Usages :

Un Open Badge constitue une déclaration numérique vérifiable et infalsifiable relative aux expériences, réalisations, compétences, engagements, valeurs ou aspirations d’une personne.

Il s’agit d’une image numérique dans laquelle sont enregistrées un certain nombre d’informations ou métadonnées, dont les principales sont :

  • l’identité du récepteur du badge ;
  • celle de l’émetteur ;
  • les critères d’attribution du badge ;
  • les preuves justifiant de son attribution.

Et tout ça RGPD compliant…

Source d’info: https://www.dane.ac-versailles.fr/comprendre/qu-est-ce-qu-un-open-badge

Créés en 2011 par la fondation Mozilla, les Open Badges fournissent un système d’accréditation qui vise à créer de nouvelles opportunités de carrière et d’éducation en faisant la promotion de la reconnaissance des compétences et des réalisations acquises par le biais d’un apprentissage formel et informel. De nombreux types de badges peuvent être envisagés (participation, engagement (avec niveaux), savoir-faire, compétence, réalisation ou projet (individuel ou collectif), écrit réflexif, animation d’une action de formation, …).

L’application Openbadge passport permet aux propriétaires de badges d’ajouter des preuves complémentaires et de collecter des badges provenant de sources multiples, en ligne et hors ligne, dans un espace personnel. Ces badges peuvent ensuite être « endossés » (approuvés) par des tiers, ce qui peut leur conférer une valeur supplémentaire dans le temps.

L’architecture des badges garantit l’intégrité des informations qu’ils contiennent ainsi que la protection de l’identité de leurs récepteurs. Les badges sont à la fois infalsifiables, anonymisés et vérifiables.

2 – Analyse

Les travaux de recherche montrent quatre entrées récurrentes qui permettent d’analyser l’intérêt des Open Badges pour l’enseignement et la formation :

  • La motivation : Encourager la découverte, promouvoir l’engagement, favoriser l’acquisition de connaissances, de savoir-faire et de compétences.
  • La reconnaissance : Valider, mesurer et reconnaître les connaissances et les compétences acquises dans tous les contextes d’apprentissage, construire et formaliser une identité et un parcours, une association avec une communauté ou un groupe.
  • Les preuves de réussite : Relier le badge numérique à des métadonnées contenant des preuves de compétences, de réalisation ou de connaissances, créer une représentation granulaire des capacités, pour cartographier les progrès d’un individu.
  • Le « long life learning » : Rendre l’apprentissage plus transparent et accessible pour encourager l’engagement individuel et collectif dans une démarche de développement professionnel et personnel, d’apprentissage tout au long de la vie.

Point important : le parcours utilisateur commence par l’attribution d’un badge suite à une expérience (formation, pratique, …) et vise à rendre l’apprenant en capacité de transmettre ce badge.

Pour un territoire comme Rennes Métropole, on peut rajouter une 5e entrée encore peu étudiée dans les travaux de recherche : L’analyse des interactions et effets induits à l’échelle d’un territoire.

3 – Les actions sur Rennes Métropole

Concrètement, il y a déjà une longue histoire sur Rennes Métropole. En 2006, Rennes Métropole et l’association BUG, à l’époque sous l’impulsion de Nathalie Apperé, conseillère déléguée à la formation tout au long de la vie, ont développé un réseau social appelé Jardin des Savoirs. Les participants (citoyens) s’échangeaient réciproquement des compétences et validaient celles-ci entre eux ou grâce à des organismes habilités. Le Jardin des Savoirs a connu 6 000 membres jusqu’en 2010 ce qui permit à l’échelle du territoire de dresser un carto de connaissances et analyser des parcours et graphes avec les « offreurs » de formation (dont la MEIF , Maison de l’Emploi Insertion Formation devenue WeKer). On faisait déjà de la data science ouverte 🙂

En 2011, les Open Badges ont émergé grâce à l’impulsion de la fondation Mozilla. À cette époque également, nos partenariats avec Québec permettaient de s’appuyer sur des réflexions plus poussées outre Atlantique.

ex: Communautique: https://www.communautique.quebec/portfolio-items/badges-numeriques/

C’était une avancée radicale par rapport aux technologies développées à ce jour, en particulier le ePortfolio qui lui aussi a pour vocation de rendre visible et reconnaître les apprentissages.

Source d’info: https://journals.openedition.org/dms/2043 (merci Serge Ravet )

Ces réflexions se sont poursuivies avec le LabFab (création en 2012) et ses membres jusqu’à concevoir et mettre en œuvre par l’association BUG en 2019 un portail coopératif de badges ouverts à l’échelle régionale. https://badges.bzh (cofinancé par de l’ITI FEDER).

La coopération entre les organismes (dans ce cas des fablabs) permet aux « apprenants » d’accéder à un bouquet élargi.

Le LabFab rencontre par exemple un succès fort avec son badge sur la fabrication de capteurs (données ouvertes) : https://badges.bzh/badge/badge-sensor-community/ constituant ainsi une véritable communauté avec des profils très divers, complétant la démarche Ambassad’Air portée par la Ville de Rennes.

Ce succès amène à rejouer régulièrement cet atelier étant sollicité par divers territoires ou organismes qui ensuite se l’approprient pour continuer à le diffuser (… principe de l’audience combinatoire des réseaux sociaux).

Dans cette logique, l’articulation avec d’autres dispositifs est fondamentale : parcours MooC (plus de 300 000  inscrits à travers le monde aux MooC de l’IMT Atlantique et de divers partenaires dont bien évidemment le LabFab) et surtout les événements : ReMix (format beaucoup plus ouvert que les Hackathons), les ateliers animés, les Open Lab, …etc.

Depuis 2019, le Pôle Emploi a engagé des parcours MooC hybrides avec le LabFab pour des publics assez éloignés.

La Collectivité Rennes Métropole qui soutient le LabFab depuis son origine est membre d’ OpenBadgeFactory et peut à ce titre concevoir et attribuer des badges. Le Service Numérique sensibilise les agents de Rennes Métropole (plus de 300 métiers différents tous impactés par le numérique) à l’usage des badges et propose régulièrement la construction de badges pour des événements et formations. Des acteurs du territoire (économiques , associatifs, enseignement supérieur, …) viennent également se sensibiliser et être accompagnés pour ouvrir leurs premiers badges.

L’IntercoTour2021 qui était organisé depuis Rennes (et en visio) en juin 2021 a également été l’occasion de tester un Open Badge. Celui-ci a été bien reçu par les participants (et 80% des participants l’ont demandé et s’inscrivent de ce fait dans une démarche de long terme).

Des pistes très enthousiasmantes sont en réflexion en interne à Rennes Métropole sur le Design de Services et avec la DSI (Les badges étant très complémentaires de PIX, dispositif mis en œuvre pour mesurer les compétences numériques).

Quelques illustrations à suivre :

Exemple : Le badge “Participation Citoyenne sur la 5G” a été délivré aux habitants et élus ayant été formés à la 5G (téléphonie et Internet mobile) durant la Mission 5G conduite sur la Ville de Rennes (novembre 2020 – Février 2021).

Deux compétences distinctes sont inscrites dans le badge :

  • Compréhension des enjeux de la 5G : techniques, économiques, environnementaux, réglementaires, sociétaux.
  • Participation active à un débat citoyen jusqu’à la rédaction collective d’un rapport.

Les Régions Normandie et Pays de la Loire sont également membres d’OpenBadgeFactory et très actives dans cette démarche. Fin 2020, La Région Bretagne a sollicité le Service Numérique de Rennes Métropole pour une séance de sensibilisation sur les Open Badges dans le but d’y adhérer et donc pour de futures coopérations !

4 – Conclusion et perspectives :

Le premier apport des Open Badges a été de poser la question de la reconnaissance et d’y répondre par une technologie à la fois simple et innovante totalement dédiée à son objet. Un Open Badge n’est rien d’autre que la capture dans un objet technique, une image et ses métadonnées, d’une reconnaissance.

L’Open Badge n’est donc pas « une médaille en chocolat » mais plutôt une « Fabrique collaborative d’échanges réciproques de savoirs et pratiques ». Un badge isolé n’a que peu d’intérêt en soi. Sa valeur réelle réside dans le fait qu’il a une signification dans un environnement donné, un réseau, une communauté de pratique. Il a donc une valeur en contexte (notion d’altérité).

La question pour un territoire comme Rennes Métropole n’est donc pas d’y aller ou pas. Notre territoire d’enseignement et de recherche, avec les intensités d’échanges provoquées par son tissu culturel et associatif fort s’est déjà spontanément engagé dans des usages des Open Badges.

L’étape pré-figuratrice est dépassée. Et, d’autres acteurs sont déjà dans la place et proposent des services (…ou pas) basés sur l’analyse des données récoltées (Linkedin bien évidemment, et aussi Google cf Atelier expérimenté à Rennes, …).

Pour les Open Badges, il reste encore un bout de chemin. Il se fera par les pratiques et notamment par hybridation avec le système éducatif plus traditionnel. Cf : Les Open Badges sont-ils solubles dans le système éducatif français – et réciproquement ? https://www.u-ldevinci.fr/wp-content/uploads/2017/10/Open-Badges-Poitiers-10-2017.compressed-1.pdf

Le rôle de Rennes Métropole doit aller au-delà de l’usage (par l’attribution et l’incitation de nos partenaires à y contribuer) et certainement rechercher une opportunité d’agréger des données, vers une cartographie des savoirs et pratiques (identité), tout en observant les flux entre les acteurs : citoyens, organismes (altérité), dans le respect de l’anonymat. Il s’agit d’une partie conséquente du capital social territorial à cultiver.

@NFr21

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La nouvelle édition du guide est arrivée, et sera notamment distribuée à la Fête de la science dans le Fabuleux Laboratoire aux ateliers des Capucins du jeudi 7 au dimanche 10 octobre !!!!

La ville de Brest et ses partenaires ont réalisé un guide présentant l'ensemble des structures associatives de Brest (Papifabs, Fablabs, associations, structures...) qui œuvrent sur le champ de la fabrication numérique.

Ce guide aide à trouver un lieu à proximité, accessible à tous, pour découvrir, bricoler, expérimenter, réparer, échanger, partager. Il présente chaque structure qui accueille les habitants, de tout âge, pour les accompagner, pour les former, et ainsi rendre accessible cette culture du faire : de la simple découverte du numérique aux fablabs, en passant par des ateliers de code, des ateliers autour de la robotique, la découverte et l'utilisation des machines comme l'imprimante 3D, la découpeuse laser pour fabriquer des objets ou bien même en réparer.

Ce guide est en téléchargement ci-dessous et sera bientôt disponible en version papier dans les structures, associations et mairie de quartier.

Vous pouvez le feuilleter ici : https://www.fababrest.net/IMG/pdf/guide_fabrication_numerique_fababrest-2.pdf

L'adresse originale de cet article est https://www.fababrest.net/article25...


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On commence à nous demander si le LabFab a fait le tour des ateliers sur les capteurs environnementaux. Et bien non ! Puisqu’on n’en a pas encore fait à Tours. 

Tours est donc une pièce à conquérir dans l’échiquier des ateliers capteurs. 

Depuis plusieurs mois , les collègues de la ville/Métropole de Tours envisageaient la perspective cavalière de tracer la diagonale avec Rennes. 

Faire cet atelier entre Rennes et Tours ne pouvait pas nous mettre en échec … 🙄 donc, pas question de faire demi tour ! 

Aussi comment ne pas faire référence à Latour ? (Bruno) « L’impact du numérique a donné naissance à un domaine d’expérimentation multiple qu’on appelle les « humanités numériques » ». 

Nous y voilà ! C’est exactement ce qui se profile lorsqu’un atelier se joue, des interactions se créent entre les participants (dont les organisateurs et les animateurs). Le format évolue pour tenir compte des enseignements vécus.

Ce nouvel atelier s’inscrit dans cette boucle itérative de construction collective d’un usage pédagogique du capteur environnemental pour comprendre et décrire des processus internes de pratiques (avec le numérique): braconnage, bricolage et butinage.

Cet atelier lorsqu’il est joué avec un groupe de participants permet de révéler les trois pouvoirs des usages du numérique (renforcement, dévoilement, lien) – cf https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02345378 

Commençons la partie et déjà les questions fusent à Tours: pour quels publics cet atelier ? pour les Geeks ? C’est fiable ? On peut venir en famille ? Comment accéder aux données ? Ou l’installer ? … 

Nos collègues de Tours voient alors un large horizon se dégager devant eux pour infuser une culture de la donnée au sein de leur collectivité et avec toute la diversité des métiers et donc de pratiques possibles. 

Le capteur est rapidement assemblé et branché. Il se connecte au monde et libère les données qu’il produit. 

Et quand les données sont ouvertes à Tours , plus besoin de faire le tour du propriétaire pour y accéder. 

On ouvre la page web de la carte Sensor Community (merci @PJ) et il apparaît tous ces pions ♟ qui représentent chacun un ou plusieurs capteurs. Il y a déjà un pion à côté de Tours. Surtout ne pas le sacrifier ! Gambit ! car 2 pions ouverts à Tours valent plus qu’une tour fermée dont les données ne seraient pas accessibles à tous. 

Autant d’ateliers effectués par le LabFab constitueraient-ils une communauté de doux dingues (pour ne pas dire de Fous) chevaliers du libre ? 

Dans cette communauté, pas d’abonnement, l’entrée est libre , la sortie aussi 😊 … ce n’est pas Netflix…

Pour autant, la série Le jeu de la dame a remis les échecs au goût du jour. On ne peut que constater l’influence colossale de Netflix qui cultive en masse avec cette série pourtant singulière et dont l’effet rebond paradoxal pourrait amener à éteindre l’écran pour (ré)ouvrir un échiquier. 

Une plateforme audiovisuelle peut apporter des connaissances, des informations, de la distraction, peut-être des envies mais pas cette créativité critique que déclenche un atelier (ou une partie d’échec qui finalement est un atelier).

Dans le train de retour vers Rennes , Fortifié par ce passage à Tours , les idées traversent les remparts comme “Les chocs culturels stimulent la créativité.” (P.Picasso) 

Citation bretonne : « Échec eo mat » 

…. car le prochain atelier se fera au Centre Bretagne ! 

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Une nouvelle équipe municipale, composée de « locaux » et de nouveaux habitants, est arrivée en 2020 à la mairie de Montcontour, commune classée petite cité de caractère au sud de Saint Brieuc. Dans ce joli village règne une ambiance accueillante, particulière et ouverte.

Un article d'By Ondine Baudon de Fréquence commune, une publication sous licen ce CC by

Vue sur le Clocher de l'Eglise Saint-Mathurin*

Moncontour est un village médiéval érigé au sommet d'un rocher dans les Côtes-d'Armor, à 30 minutes au sud de Saint-Brieuc. La commune compte 850 habitants, dont 52% ont plus de 60 ans (1). Une pyramide des âges en champignon, les plus de 75 ans sont les plus nombreux. Et pourtant, en mars 2020, une équipe de 15 élu‧e‧s de 38 ans de moyenne d'âge a été élue à la mairie. Cette commune a été conduite pendant 25 ans par le même maire jusqu'en 2014, qui était aussi conseiller général durant 24 ans.

Qui sont ces nouveaux élus ? Que souhaitent-ils apporter à leur commune ? Comment se se faire accepter en tant qu'élus et nouveaux habitants ? Comment s'y prennent-ils pour construire un projet politique de participation citoyenne avec les moncontourais·e‧s ?

De gauche à droite : Azilis Caouissin (élue), Irène Aupetit (adjointe) et Anne-Gaud Millorit (maire).

Les anciens du village du « Rocher aimant » sont accueillants

Dans cette nouvelle équipe, plusieurs élu‧e‧s habitent Moncontour depuis peu. La commune, habitée par de vieilles familles moncontouraises depuis des générations reste un village très accueillant pour les nouvelles générations venues d'ailleurs. « Moncontour est une cité ouverte, qui accueille depuis longtemps de gens venus d'ailleurs. Il y a une dynamique très particulière ici, très fertile aux projets et aux engagements de chacun, d'où qu'ils viennent. » nous explique Anne-Gaud Millorit, la nouvelle maire de Moncontour de 37 ans.

Anne-Gaud Millorit s'est installée dans ce petit village de Bretagne en 2018, après avoir travaillé à l'étranger. « J'ai acheté une petite maison dans laquelle j'ai ouvert au rez-de-chaussée le Café du théâtre » explique-t-elle. Elle trouve à Moncontour une ambiance singulière qui permet de développer des projets qui n'auraient probablement pas pris ailleurs. « J'aime appeler ce village le Rocher Aimant, parce que quand on vient y vivre, on a du mal à en repartir, je n'ai jamais trouvé pareille ambiance ailleurs. » dit-elle avec reconnaissance.

Azilis Caouissin, élue, exerce la profession d'aide médico-psychologique. En Bretagne depuis 15 ans, elle s'installe à Moncontour il y a 3 ans. « J'ai grandi dans une cité proche d'une très grande ville. J'en ai de très bons souvenirs (entraide, solidarité, convivialité) et j'ai retrouvé cet esprit à Moncontour : avoir un voisinage, se connaître, se parler, aller à l'école à pied, avoir une vie locale riche etc. ». « Avant cette aventure municipale à Moncontour, je n'aurais jamais imaginé m'engager dans une aventure politique, explique Azilis. J'avais une mauvaise image de la politique telle qu'on en parle dans les médias. Aujourd'hui encore, je ne me sens pas concernée par les discours des politiciens qui semblent si loin de la réalité du terrain. Mais dans une commune, ça n'est pas pareil, on voit les effets de nos engagements de façon très concrète. Vivre avec les habitants, prendre des décisions sur notre avenir avec eux et pouvoir mettre tout cela en pratique, c'est très satisfaisant. Participer à la vie de la commune est pour moi un moyen d'être plus heureuse. C'est pourquoi les démarches de démocratie participative me paraissent être une évidence.. » ajoute-t-elle.

Irène Aupetit est ingénieure territoriale en charge du tourisme pour une agglomération. Séduite par la beauté et l'ambiance de Moncontour, elle est venue s'y installer il y a 2 ans. Aujourd'hui, elle est adjointe à l'environnement de la commune. « Je viens d'un petit village des Yvelines. Enfant , j'étais fascinée par les élus de mon village. Ils étaient à la fois garants de l'intérêt général et proches des habitants. J'avais envie d'être comme eux » nous confie-t-elle.

La plupart des élu·e·s de la nouvelle équipe municipale de Moncontour se sont engagé·e·s pour le mandat de manière spontanée, sans particulièrement se connaître par ailleurs puisqu'ils sont nouvellement arrivés. « C'est l'aventure humaine qui nous a rassemblé dans cette liste, et la volonté de prendre les décisions avec les habitants. On avait tous envie de vivre quelque chose de nouveau et de participer activement à la vie de ce village qui nous a si bien accueilli » explique Azilis.

Comment cette équipe municipale est-elle arrivée à la mairie ?

Après le départ de M. Jean-Jacques Bizien, maire durant 25 ans, le mandat 2014-2020 a été marqué par des difficultés et de forts clivages qui ont provoqués une démission et de nouvelles élections en cours de mandat. « Après cela , l'équipe sortante n'a pas souhaité se représenter. » explique Anne-Gaud. Encouragée par un adjoint de l'ancienne équipe, désireux d'un nouveau souffle pour le village, Anne-Gaud mûrit l'idée et se lance en campagne trois mois avant les élections : « J'ai fait le tour du village pour motiver les habitants à se lancer comme moi dans cette aventure municipale, pour prendre la relève et essayer de nouvelles méthodes ».

Pendant les deux mois précédents les élections, la future équipe municipale naissante a organisé des ateliers dans l'espace public pour convier les moncontourais·e‧s à poser les grandes lignes du futur programme municipal en intelligence collective. « C'est un projet collectif, né de la vision des habitants sur leur ville que nous avons proposé aux élections municipales » dit la nouvelle maire. Cette démarche de volonté d'écoute et de coopération rompt avec les années de clivage au sein du village et de la mairie. Ces ateliers de co-construction du programme ont également permis de mettre en lumière les sujets qui faisaient débat et les attentes des habitants.

« C'est cette idée de proposer un fonctionnement politique beaucoup plus ouvert aux initiatives des gens qui a motivé tous ces nouveaux élus à s'engager sur la liste, et aux habitants à voter pour cette équipe. Chacun peut y trouver aisément sa place et agir pour la commune à Moncontour. On souhaite que ce soit une réalité jusque dans la mairie » ajoute Anne-Gaud.

Une jeune équipe qui doit prendre ses marques pour pouvoir emmener les habitants vers des démarches participatives.

L'ancienne équipe municipale était en moyenne plus âgée que l'actuelle équipe et essentiellement composée d'hommes. Après plusieurs mandats , ces anciens élus ont ont laissé la mairie vacante pour le mandat de 2020-26. Une nouvelle génération a donc pris le relais.

« Pendant la campagne, malgré cet enthousiasme pour ce nouveau souffle que nous amenions, certains habitants exprimaient des craintes sur le fait que je sois jeune et nouvelle dans la commune » explique Anne-Gaud. « L'élection a été compliquée, on était perçus comme des étrangers, des novices », ajoute Irène.

Anne-Gaud :« Il nous faut encore acquérir une légitimité, et on se rend compte que cela prend du temps. Nous prenons nos marques, nous apprenons.Nous devons gagner en confiance en nous-même, pour ensuire rassurer et convaincre.

Les habitants ont exprimé leur envie de mieux connaître l'équipe municipale et les projets. C'est pourquoi nous avons organisée nos premières permanences de quartier au mois de juin. Il y a eu une belle participation. C'était une expérience intense, riche et parfois difficile aussi. Cet exercice peut vite se transformer en cahier de doléances. Mais les échanges ont été constructifs et nécessaires. Les habitants qui avaient des questions ont obtenu des réponses. Ça nous a permis de constater que beaucoup d'habitants se sentent très concernés par les sujets liés à leur cité. Beaucoup sont déjà impliqués activement dans des associations qui œuvrent pour animer et valoriser Moncontour. C'est une vrai richesse. L'important est de parvenir à travailler main dans la main« .

Ne pas briser les dynamiques participatives d'habitant‧e‧s qui ont une connaissance très fine de leur espace de vie

« De manière générale, les gens sont assez ouverts et intéressés par notre démarche de mairie participative, ils n'ont pas d'appréhension, ils sont plutôt dans le soutien. De plus, ils trouvent que c'est très bien que des nouveaux prennent la relève, et surtout que ce soit des jeunes qui s'investissent. » explique Azilis.

Le contexte de crise sanitaire apparut au lendemain des élections, interdisant les réunions et les rassemblements, a incontestablement compliqué la mise en place des instances participatives dans le village. « Les habitants attendent encore qu'on tienne nos engagements sur la mise en place des instances participatives. C'est pour l'instant très compliqué à mettre en place à cause du Covid. Pour eux, le concept de participation citoyenne est encore très abstrait et comme on ne leur a pas encore proposé d'instance concrète, ils ne savent pas où participer ni comment. À nous de faire nos preuves ! » explique Irène Aupetit, adjointe. « Quand le Covid sera derrière nous, on déploiera de grandes assemblées dans le village, comme on a pu le faire lors de la campagne municipale » ajoute Azilis avec enthousiasme.

La formation faite à Moncontour avec Fréquence Commune a permis de questionner et de structurer la démocratie interne de l'équipe municipale dans le but de faciliter l'entrée des habitants dans les projets et dans les instances de décision. « J'ai hâte de présenter aux agents et aux habitants ce nouveau fonctionnement qu'on a mis en place pour qu'ils puissent s'approprier ce schéma et y trouver leur place et ainsi apporter à la mairie la richesse de leur vision et de leurs compétences. Les systèmes classiques des mairies brisent ces dynamiques de participation car ils découragent très vite les habitants dans leurs initiatives. Les habitants ont une connaissance très fine de leur espace de vie et sur leurs usages du village. Ces méthodes de travail collaboratives permettent d'inclure les habitants dans l'élaboration des projets municipaux, ce qui rend les projets beaucoup plus pertinents et adaptés » explique Irène Aupetit.

Une volonté de bien faire et de la formation pour augmenter la confiance

« Pour moi cette formation était un moment très fort qui nous a éveillé sur nos manières de travailler et qui nous a mis en confiance pour réaliser le projet de mairie participative avec les habitants. Notre équipe s'en est trouvée renforcée dans sa vision politique. » Azilis Caoussin.

La formation n'était pas attendue par tous les élus avec le même enthousiasme car certains d'entre eux considéraient la participation citoyenne comme une perte de temps ou comme une complication supplémentaire. D'autres, à l'inverse voulaient sans plus attendre faire du 100% participatif et avaient du mal à concevoir ce changement de pratiques « étape par étape » ou à mettre de la verticalité à certains endroits pour le rendre plus efficace, explique l'adjointe Irène Aupetit.

« La formation nous a montré qu'on pouvait faire de la participation tout en étant efficace, il suffit d'agir avec méthode et rigueur dans les processus qu'on a défini. On a appris à mieux s'organiser, à mieux se structurer en adoptant de nouvelles méthodes d'animation des réunions, en définissant les périmètres de décision et le rôle de chacun, tout cela va nous faire gagner beaucoup de temps et éviter de nombreuses tensions. » ajoute Azilis Caouissin. « Il y a un intérêt d'essayer un autre fonctionnement car le fonctionnement classique ne rendait heureux ni les habitants ni les élus » explique-t-elle. « On va se laisser le temps à Moncontour d'assimiler ces nouvelles règles entre élu·e·s, puis rapidement, d'ouvrir les groupes de travail aux habitants. On préfère y aller par étape, pour faire les choses bien. »

(1) Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-22153 -chiffres de 2017


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Un article repris du magazine a-brest, une publication sous licence CC by sa

un rendez vous mensuel pour les animateur.trices de Brest
Pour découvrir, s'initier et concevoir des animations autour de la fabrication numérique !


Ces temps de formation sont ouverts aux animateur.trices des équipements de quartier brestois et médiateur.trices numériques des PAPIs qui animent ou souhaitent animer des projets d'animation autour de la fabrication numérique dans leur structure auprès de leur public.

Nous les organisons de la façon suivante :
De 9h30 à 12h30 : temps d'atelier en fonction des demandes des médiateurs suivi d'un temps d'échange pour discuter pédagogie, modalités d'animation, retours d'expériences. Ils sont animés par Antony Le Goïc-Auffret des petits Débrouillards et se déroulent dans les PAPIFABs et FABLABs brestois.

16/09
Séance "forum des U Sages"
Présentation de projets de fabrication numérique par les animateurs des papifabs.
Démonstrations de machines (découpe vinyle, découpeuse laser, imprimante 3D, robots).
Présentation du dispositif "fabriquer" par l'association S.M.Aug (Smart Map AUGmented c'est-à-dire la carte intelligente augmentée). La carte SMAug est un système de carte interactive qui permet à partir d'une carte d'interroger des données, qu'elles soient visibles ou non sur la carte.
Rendez-vous aux Fabriques du Ponant, 2 rue Paul Dukas

16/10
Atelier 3D : découverte de l'impression 3D en pratique !

Démonstrations, ateliers pratiques, Echanges
toute la journée au centre social les Amarres - Keredern

  • 9h - 12h- Pour les acteurs Fab@brest
    Ateliers de maintenance et de réparation, Echanges autour des pannes déjà rencontrées, sur l'optimisation des impressions 3D. Nous vous invitons à apporter votre imprimante 3D.
  • 14h - 17h - Ouverture au public
    Les secrets de l'imprimante 3D à la portée de tous et toutes : découvrir les principes et les machines, décoder les trucs et astuces, développer son réseau et ses connaissances,
    N'hésitez pas à apporter votre imprimante 3D !

21/10
Approfondissement Arduino : création d'un capteurs Co2 et la pédagogie qui peut être faite autour ces capteurs

C'est la rentrée et la lutte contre le covid continue ! La mesure du taux de CO2 est un bon indicateur de la nécessité d'aérer une pièce pour se débarrasser des gouttelettes aérosol qui contiennent potentiellement du virus ! Nous fabriquerons un capteur et nous verrons comment l'utiliser !

18/11
"Frankencode" : Apprendre à fusionner des codes pour faire ce qu'on veut !
Pas besoin d'être un expert pour coder ! Etre débutant avec Arduino c'est bien ! Savoir fusionner des programmes existant pour obtenir le programme qui nous convient c'est mieux ! Prenez différents morceaux de plusieurs programmes, assemblez-les et donnez vie au programme que vous venez de créer !

16/12
Visite du Konk Ar Lab et projet Rehab

Découverte du fablab de Concarneau et de ses projets. Le Konk Ar Lab est le seul fablab du Finistère labellisé Fabrique numérique de territoire.
Présentation de l'atelier Rehab, collectif breton, qui s'adonne au recyclage de la matière plastique
Rendez-vous à l'hôtel de ville => départ 8h00 retour 13H00

20/01
Pédagogie de la robotique

Comment faire découvrir la robotique auprès d'un groupe, découvrir les capteurs, la programmation. La robotique possède une histoire et des concepts qui lui sont propres. Nous découvrirons des sources (Mooc Class'code par exemple) et des pratiques éducatives.

03/02
Sérigraphie, de la conception à la réalisation

La sérigraphie est une ancienne technique. Nous verrons ensemble comment préparer un cadre de sérigraphie à partir d'une image numérique, puis comment utiliser ce cadre pour imprimer le visuel sur un t-shirt.

17/03
Lowtech, récupération, ré-emplois, reconditionnement et Chaine de fabrication en fablab (avec un peu d'R)

Les Lowtech (par opposition à HighTech) permettent de répondre aux besoins en fonction des possibilités du territoire. C'est aussi donner une seconde vie aux appareils (le ré-emplois), savoir réparer ou encore modifier pour détourner l'usage.

28/04
Couture et numérique

Un nouvel outil plein de promesse la brodeuse numérique permet d'élargir les possibilités de la fabrication numérique. Doté d'une image genrée "féminine", la brodeuse peut également susciter l'envie d'autres publics. C'est ainsi une porte d'entrée vers les activités ordinaires du fablab.

19/05
Les différents usages d'un Raspberry pi

Un Raspberry pi est un ordinateur peu couteux de la taille d'une carte de crédit. Vous découvrirez comment fabriquer une borne d'arcade, utiliser une caméra infrarouge, créer une Pirate box "la culture en partage", réaliser un puzzle pédagogique, mettre en place une station éducative (scratch, Arduino) et pourquoi pas mettre en place un média center ?

09/06
BricoFAB 2022 : Fabriquer, Apprendre, Partager dans les PAPIFAB à Brest.

Pour clôturer l'année nous vous proposons un forum numérique ouvert pour présenter les animations qui se sont déroulées tout au long de l'année.

Inscription et information
Florence Morvan 02 98 00 82 12 florence.morvan@mairie-brest.fr
Solenn Malgorn 02 98 00 84 41 solenn.malgorn@mairie-brest.fr
Service Médiations et Usages Numériques
Ville de Brest


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Du 22 Novembre 2021 au 09 septembre 2022

1er session de la formation-action certifiante pour les facilitateurs et porteurs de tiers-lieux.

Au programme, 20 jours de formation sur 10 mois ET 3 socles de compétences répartis en 14 modules :

  • Élaborer et développer un projet stratégique de tiers lieux.
  • Piloter l'activité de la structure dans ses dimensions économiques et juridiques.
  • Établir une dynamique de coopération et communiquer de façon adaptée.

Les ➕ : une immersion dans les tiers-lieux, la mise en réseau des acteurs et une approche pédagogique basée sur la méthodologie de projet et l'apprentissage par la coopération, du tutorat.

Information sur notre site internet : bretagnetierslieux.bzh
Contact administratif : formation@tierslieux.net
Contact pédagogique : bretagnetierslieux@gmail.com


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Un article repris du site du labfab de Rennes, une publication sous licence CC by sa

Du 11 au 14 août derniers, nous participions au Fab City Summit de Montréal, repoussé d'un an et quasi exclusivement en ligne. A cette occasion, un plateau de tournage a été installé dans la salle d'exposition de la maison des associations afin de pouvoir répondre aux contraintes de ce que nous souhaitions montrer.

Découvrez le making of de ces 3 journées :

Ainsi ont été organisées plusieurs rencontres sur l'usage du numérique à tout propos et sur tous les sujets et nous avons également réalisé des vidéos en amont illustrant le sujet de la Fab City (playlist YouTube ici).

Parmi les temps forts de ces journées, une table-ronde intitulée “Le numérique c'est pas automatique” réunissant Pierre Jannin (conseiller municipal à la ville de Rennes, délégué au numérique et à l'innovation), Norbert Friant (responsable du service numérique de Rennes Métropole), Régis Chatellier (chargé d'études prospectives à la CNIL -Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés-), Richard De Logu (directeur de l'Association BUG) et Elisabeth Lehagre (présidente de l'Association BUG). Cette table-ronde démarre avec un propos introductif d'Hubert Guillaud (rédacteur en chef d'Internet Actu) sur le délire calculatoire et la “dark city”.

Retrouvez la présentation du jeu Fab Citizen par Richard De Logu :

L'atelier proposé par Rennes Métropole sur le projet de capteurs citoyens par Norbert Friant :

Nous avons également remarqué quelques interventions très intéressantes en lien avec nos préoccupations, tant sur les usages numériques [https://www.theglassroom.org] que sur la construction 3D [https://wikkelhouse.com].

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Du 11 au 14 août derniers, nous participions au Fab City Summit de Montréal, repoussé d’un an et quasi exclusivement en ligne. A cette occasion, un plateau de tournage a été installé dans la salle d’exposition de la Maison des Associations afin de pouvoir répondre aux contraintes de ce que nous souhaitions montrer (*).

Rennes Métropole fait partie du réseau international Fab City et notre participation à cet évènement s’est faite à ce titre sous l’égide du LabFab et grâce notamment au partenariat de longue date entre l’Association BUG et Communautique à Montréal, hôte de la manifestation. Ainsi ont été organisées plusieurs rencontres sur l’usage du numérique à tout propos et sur tous les sujets et nous avons également réalisé des vidéos en amont illustrant le sujet de la Fab City (playlist YouTube ici).

Parmi nos différentes participations à distance au Fab City Summit, nous avons organisé une table-ronde intitulée “Le numérique c’est pas automatique”. Nous avons donné la parole à Pierre Jannin (conseiller municipal à la ville de Rennes, délégué au numérique et à l’innovation), Norbert Friant (responsable du service numérique de Rennes Métropole), Régis Chatellier (chargé d’études prospectives à la CNIL), Richard De Logu (directeur de l’Association BUG) et Elisabeth Lehagre (présidente de l’Association BUG). Cette discussion est introduite par un propos d’Hubert Guillaud (rédacteur en chef d’Internet Actu) sur le délire calculatoire et la “dark city”.

Retrouvez également la présentation du jeu Fab Citizen par Richard De Logu :

Le projet de capteurs citoyens a été présenté par Norbert Friant sous forme d’atelier expliquant le montage du capteur de mesure de la qualité de l’air :

Nous avons par ailleurs remarqué quelques interventions très intéressantes en lien avec nos préoccupations, tant sur les usages numériques [https://www.theglassroom.org] que sur la construction 3D [https://wikkelhouse.com].

(*) Remerciements à Luc de La Selle (https://www.letempsreel.com/) pour le plateau technique et la réalisation en direct ainsi qu’à Anthony Cocherie (https://ouestlab.fr/) pour l’aide apportée ainsi que la réalisation du Making of :

 

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Le LabFab, l’association BUG et Rennes Métropole participent au Fab City Summit qui s’ouvre aujourd’hui (14 août 2021) à Montréal. Du fait du contexte sanitaire, notre participation se fait à distance.
Plusieurs événements sont prévus au sein de la riche programmation proposée par nos partenaires québecois de Communautique. Voici la description de nos différentes interventions :

#FAB CITIZEN – Jeu de cartes open source / samedi 14 août à 14h
Le jeu de cartes Fab citizen a pour objectif de sensibiliser les joueurs aux enjeux et projets des thématiques du modèle Fab City :
– Mobilité
– Alimentation
– Économie
– Éducation
– Habitat
– Numérique
Il s’agit de composer son environnement idéal Fab city en utilisant des cartes projets
Le but de ce jeu est de définir un plan d’actions à partir de projets que les joueuses et joueurs souhaitent mener sur leur territoires respectifs. Il peuvent ensuite proposer de nouveaux projets qui donneront lieu à la conception de nouvelles cartes.
Présentation par Richard de Logu – Association BUG
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#Le numérique, c’est pas automatique. / samedi 14 août à 15h30
Les Fab Labs ont depuis leur origine une vision du numérique plus responsable que la majeure partie des acteurs impliqués dans cette révolution. À la fois séduis par les innovations mais également soucieux et conscients de la nécessité de faire appel au « Low Tech » comme compagnon de l’open source. Face au « délire calculatoire » décrit par Hubert Guillaud, comment les
Fab Labs impliqués dans le mouvement Fab City peuvent acculturer les citoyens, les relais d’opinion et les élus à une vision et une mise en oeuvre du numérique proportionnées à l’objectif recherché.
#Intervenants
Hubert Guillaud – rédacteur en chef internetactu.net
Régis Chatellier – Chargé d’innovation et de la prospective du laboratoire d’innovation de la CNIL (commission nationale informatique et libertés – France)
Pierre Jannin – Conseiller municipal délégué au numérique – Ville de Rennes
Animation – Richard De Logu – Directeur Association BUG – Rennes
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Badges numériques : coopération territoriale et pouvoir d’agir / samedi 14 août à 15h30
La mise en place d’un système de badges numériques à Rennes  a permis de dépasser très largement les objectifs initiaux. La reconnaissance des compétences acquises dans un champ informel permettant l’obtention d’un badge numérique est un dispositif existant depuis quelques années maintenant bien que l’émergence de ce dispositif soit encore assez limitée en France. L’expérimentation mise en place par l’Association BUG a ainsi généré de nombreux développements : une coopération entre territoires urbains et ruraux ainsi qu’un pouvoir d’agir accru pour les structures impliquées dans le dispositif (collectivités, lieux de fabrication numérique, associations…) mais aussi et surtout pour les bénéficiaires de badges. Comment la mise en place d’un système de badges numériques peut-elle impacter un territoire, ses structures d’enseignement, ses voisins et tout un écosystème ?
Cette rencontre permettra de comprendre le processus en livrant quelques illustrations concrètes.
Animation ; Naufalle Al Wahab et Raphaël Mady
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Atelier capteurs citoyens / samedi 14 août à 17h30
Des citoyens rennais ont créé, fin 2018, un groupe “Capteurs citoyens & qualité de l’air”. Animé entre autres par Norbert Friant et Romain Chefdor, cet atelier pour but d’expliquer comment effectuer le montage et le paramétrage d’un capteur Sensor community.  Nous ferons un assemblage de composants électroniques et connecterons le capteur à une basse de données.
Animation : Norbert Friant et Romain Chefdor
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Pour suivre ces événements en ligne : https://live.fablabs.io/feed

 

Retrouvez l’ensemble du programme ici : https://fab16summit.sched.com/

 

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Le LabFab était activement présent durant Nantes Maker Campus , édition 2021, toujours dans le cadre extra ordinaire des Nefs de l’Ile des Machines de Nantes. Car cet événement s’est tenu en présentiel (!!!!) sous la maîtrise d’oeuvre de JB & JM (MakeMe Familly). On peut vraiment les féliciter pour la parfaite organisation, la qualité de la programmation grâce à une participation toujours aussi nombreuse des Makers pour partager leurs créations vers un public familial qui a répondu présent sur les 3 jours , du 2 au 4 juillet.

Pour le LabFab, c’est au moins 3 occasions réussies:

  • rencontrer des Makers et FabLabs de différents horizons,
  • revoir enfin en réel des innovateurs pour suivre les développements de leurs projets,
  • et bien évidemment d’organiser quelques ateliers avec le public.

La découpe Vinyle (Thibault) ou les ateliers pour assembler un capteur environnemental sont toujours très appréciés. Et la nouveauté de cette année, c’est l’atelier animé par Ludivine qui a rencontré un énorme succès en guidant les plus jeunes dans la construction de fusées à air comprimé qu’ils pouvaient ensuite propulser jusqu’au ciel.

Rencontre avec les Frères Poulain , la chaine du DIY

Quels enseignements ?

  • On s’est fait plaisir ! car on a revu des gens passionnés qui vont au bout de leurs rêves par la réalisation de leurs projets. Par exemple, on a pu croiser: une deudeuche électrique, un nautilus, des montgolfières, des robots de toutes natures, des vélos cargos très originaux, …etc.
  • Le public était au rdv, curieux, en famille. Ce n’est plus un rdv de “Geeks pour des Geeks“. Les visiteurs veulent faire, apprendre, comprendre pour fabriquer eux-même en détournant un objet de sa fonction initiale, en recyclant conscients des tensions à venir sur la matière et l’énergie. Le public familial vient aussi pour stimuler les vocations: “trouver un fablab près de chez soi pour mon fils ou ma fille” avec des doutes, voire une inquiétude sur le parcours scolaire proposé par le cadre en place. “il vaut mieux être débrouillard, et dans les fablabs, ils font des choses concrètes, ça les motive, et ils apprennent entre eux“.
  • Des professionnels (commerçants, petits producteurs, artisans, …) viennent chercher des conseils car ils n’ont pas trouver de solutions commerciales adaptées à leurs besoins. La période de confinement a visiblement accéléré le passage au numérique, et la transformation est plus profonde que l’achat et la mise en place d’un équipement ou d’une application. Il faut adapter, avoir une approche systémique. Le regard du Maker est bien venu. Plusieurs rdv sont pris pour passer à l’action !

 

 

 

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Un nouveau cours en ligne verra le jour en Septembre prochain. Ce MOOC intitulé “Modéliser en 2D avec Inkscape” portera sur la modélisation en 2D avec le logiciel libre Inkscape et la production de fichiers à destination de machines que l’on trouve dans les LabFabs de Rennes :

  • Découpeuse laser
  • Fraiseuse numérique
  • Brodeuse numérique
  • Découpeuse vinyle
Plus d’informations disponibles sur le site France Université numérique

La sortie de ce MOOC est prévue pour le 21 Septembre 2021 et nous sommes à la recherche de volontaires pour relire et tester en avant première nos contenus durant la semaine du lundi 30 août au vendredi 2 Septembre. Si vous avez quelques heures à nous accorder durant cette période, merci de vous inscrire en utilisant le formulaire suivant :

Localisation des LabFabs EDULAB et IMT

Voir en plein écran

 

 

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Cet article présente à la fois un retour sur la mise en pratique des open badges en fablab universitaire et un guide pratique pour badger des compétences et savoir-faire dans des lieux de pédagogie ouverts. En tant que fablab de l'université, le rôle de l'Edulab (membre du réseau Labfab) est de proposer un lieu ouvert à tou·te·s favorisant l'auto-formation entre pairs sur l'usage du numérique à des fins créatives et s'engager dans des projets de fabrication numérique. Tony Vanpoucke, fabmanager, et Valentin Samson, assistant techno-pédagogique au Service Universitaire de Pédagogie se sont engagés cette année dans la conception de badges ouverts, en collaboration avec l'Association Bug.

Comment ce projet de mettre en place des Open Badges au sein de l'Édulab de l'Université Rennes 2 est il venu ?

Les Open Badges sont nés de la fondation Mozilla en 2010. L'idée derrière les Open Badges est de reconnaître et valoriser les acquis dans les contextes d'apprentissage et les contextes professionnels. En tant que fablab de l'Université Rennes 2 , nous faisons également partie du réseau Labfab, regroupant les fablabs de la métropole rennaise. De ce fait, il s'agit d'un objet de discussion récurrent au sein des fablabs, qui sont, par définition, des espaces d'apprentissages informels où les personnes viennent librement expérimenter des processus de création et de fabrication numérique.

D'autre part, nous nous sommes interrogés sur les apports des projets menés dans le cadre des enseignements par projet, notamment en travaillant sur l'UEO Professionnelle Fabrication Numérique mais aussi avec d'autres filières professionnalisantes au sein de l'Université, comme la Licence Professionnelle USETIC, les formations en Métiers du Livre ou bien le Master Création Numérique. Comment valoriser, en complémentarité avec les enseignements, les processus créatifs et l'apprentissage technique des étudiant·e·s sur les machines du fablab ? C'est la question que nous nous sommes posés. Parallèlement, le Labfab et l'association Rennaise Bug, menant depuis longtemps une réflexion sur les usages des TICs à Rennes, ont lancé en 2019 la plateforme badges.bzh pour fédérer et engager les fablabs de la métropole rennaise dans la démarche des badges ouverts. Nous avons donc commencé à nous informer sur ce dispositif, en regardant ce qui se fait déjà. Heureusement, la démarche Open Badges est très bien documentée sur le web, et nous avons fait un travail de veille. C'est grâce à cette ouverture que nous avons vu un feu vert pour le développement de ce dispositif.

Après cela nous avons fait un travail de veille autour des badges ouverts avec nos collègues ingénieurs pédagogique du SUP, en prenant en compte notre contexte, mais aussi en allant voir ce que d'autres structures ont pu mettre en place, comme le Dôme en Normandie, qui est exemplaire dans la manière dont le projet a été piloté et documenté.

C'est quoi exactement un Open Badge ? Comment ça fonctionne concrètement ?

Un Open badge, ou badge ouvert numérique, se présente sous la forme d'une image, souvent au format .svg ou .png, à l'intérieur de laquelle sont encryptées des métadonnées telles que le nom du badge, l'émetteur·ice, le ou la bénéficiaire, le lien URL vers le badge en ligne et la date d'émission. Cette liste de données n'est toutefois pas exhaustive et peut varier selon leur conception. Les badges sont :

  • Flexibles, pouvant être utilisés dans beaucoup de contextes de travail et de formation
  • Granulaires : ils fonctionnent comme des micro-accréditations, sur la base de preuves, et servent notamment à valider des parcours d'apprentissage, l'acquisition des savoir-faire et des savoirs comportementaux nécessaire à l'apprentissage de la compétence.
  • Basés sur des preuves : l'acquisition de badges se fait sur la base d'une preuve, d'un accomplissement, un critère d'obtention. Ces preuves peuvent être stockées dans les données du badge sous la forme d'un lien URL.
  • Partageable et transférable : les différents services de portfolio en ligne permettent de stocker les badges, les exporter et ainsi de pouvoir les valoriser dans le cadre formatif ou professionnel. Ces plateformes permettent également de visualiser des badges disponibles à l'acquisition dans différentes structures et de voir le réseau des usager·e·s.

Le badge est toujours conditionné à :

  • un·e émetteur·ice, souvent une organisation
  • un·e bénéficiaire, qui reçoit le badge et peut le stocker dans son passeport (autrement dit un espace dédié en ligne créé avec un compte)

Un des aspects importants du badge est l'endossement, c'est ce qui constitue sa valeur. Une triple reconnaissance est réalisée entre le badge, l'individu mais également la structure utilisatrice. L'endossement est une fonctionnalité des plateformes de badges ouverts permettant d'approuver, d'attester un badge lorsqu'on est une organisation ou un·e bénéficiaire. C'est ce qui va constituer la réelle valeur du badge et sa légitimité. Cet endossement peut se faire de plusieurs manières.

Un badge peut être attribué directement ou demandé, en ligne par exemple via la plateforme Open Badge Passeport ou bien BadgR, créé par la fondation Mozilla. Cela peut être aussi une mise à disposition de QR codes au sein de la structure émettrice pour que les personnes demandent librement leurs badges.

Quels usages est-il possible de faire des Open Badges et est-ce que vous pouvez nous donner des exemples de mise en œuvre ?

Les Open Badges peuvent avoir de nombreux usages, et ces champs sont encore à explorer, toutefois, il est nécessaire de comprendre où ils peuvent se positionner dans un contexte d'apprentissage. Nous pouvons ici nous raccrocher à la définition de la compétence selon Jacques Tardif , qui la définit comme un savoir-agir complexe, qui ne peut s'appliquer hors contexte car chaque situation est différente, et où les savoirs sont déjà présents mais nécessitent d'être mobilisés. Avec les badges ouverts numériques, nous nous situons à l'intérieur de la compétence : ils permettent de reconnaître des savoir-faire, des tâches mais aussi des savoirs comportementaux, ou soft skills , ce qui est très utile dans les situations informelles. Mais ce dispositif peut aussi venir compléter les compétences apportées par des enseignements : lorsque les apprenant·e·s ont un projet à réaliser, les badges permettent de valoriser les savoirs techniques qui ont été acquis au cours du processus : dans le cas du fablab, il peut s'agir de l'appropriation des machines telles que l'imprimante 3D ou la découpeuse laser.Reconnaître ces acquis est aussi un levier de motivation : ils peuvent être affichés sur une plateforme (nous parlons alors de « passeport ») et ainsi être valorisés lors des expériences ultérieures à la formation. La flexibilité des badges permet une grande variété d'usages : distribuables par les pairs, ils peuvent faire l'objet d'une appartenance à une communauté de pratique, ou bien de la participation à une formation, un séminaire…

Dans les exemples de mise en œuvre, le collectif Badgeons la Normandie fait office de précurseur : il s'agit d'un consortium d'établissement éducatifs, de formation mais aussi d'insertion sociale formant un bassin d'apprentissages communs où les badges peuvent être endossés par différentes structures et créés par des usager·e·s lors d'ateliers collaboratifs. C'est aussi ce que permet le dispositif : engager les publics, prendre en compte la diversité d'usages et rapprocher les structures et les individus sur les apprentissages.

Quelles sont vos perspectives pour la suite de ce projet ?

L'association Bug nous a accompagné sur la partie technique dans la conception des badges. Une fois que les badges auront été mis en ligne, nous pourrons ajouter nous-mêmes de nouveaux badges, réajuster des critères de distribution ou bien changer des visuels.

Pour ce qui est des publics, il s'agira tout d'abord de transmettre, dans la médiation qui a cours au fablab, l'intérêt pédagogique des Open Badges aux enseignant·e·s et aux étudiant·e·s et de veiller aux réajustements nécessaires dans la distribution des badges et la définition des critères d'obtention. Le SUP pourra ainsi porter cette thématique et proposer un accompagnement aux enseignant·e·s qui souhaiteraient mettre en place ces badges au sein de leurs enseignements, par exemple au sein des apprentissages s'inscrivant dans le projet Nouveaux Cursus à l'Université (NCU), où l'approche par compétence est prégnante.

Par la suite, nous pensons à développer les badges de communauté au fablab : la fabrication numérique recouvre une diversité de pratiques où chaque usager·e·s peut développer une affinité particulière envers une ou plusieurs technique, que cela soit la couture, l'impression et la modélisation 3D ou bien la programmation. Cela peut-être aussi se faire par objectifs, comme la création de jeux ou d'objets de décorations, par exemple. De manière générale, les usager·e·s du lieu peuvent aussi prendre part à ce processus, car l'important ici est de faire commun sur le terrain de la pédagogie. Chacun·e est invitée à nous faire part de ses suggestions pour la création de badges et pour discuter des critères d'obtention afin que la légitimité des badges ne soit pas seulement celle que nous lui accordons, mais aussi celle des usager·e·s qui sont les premières personnes concernées par le dispositif.

Quelles recommandations feriez-vous pour la mise en place des Open Badges au sein d'une structure, d'un enseignement ?

Notre expérience sur la conception des Open Badges n'a bien sûr pas été sans difficulté, notamment parce qu'il a été nécessaire d'avoir un temps d'appropriation pour définir ensuite l'approche à adopter. Il faut veiller à trouver un équilibre entre ce qui est attendu et ce qu'il est possible d'obtenir. Pour nous, cela s'est traduit par un focus sur les usages du fablab, sur les processus de fabrication et notre médiation, afin que le tout soit cohérent. Il s'agit également de faire un travail de veille conséquent pour savoir où placer les badges ouverts dans un dispositif de formation : les badges ne remplacent pas l'évaluation des compétences, leur grain est beaucoup plus fin et se concentre sur les savoirs, les savoir-faires et les savoir-être.

Il est important aussi de veiller à la progression entre les différents niveaux, lorsqu'il y en a plusieurs : un trop grand écart peut décourager les apprenant·e·s. A l'inverse, il faut insister sur le critère, la preuve qui constitue le badge : une simple discussion, par exemple, ne peut pas faire l'objet d'un badge. L'équilibre se joue sur cet accomplissement, cette preuve que l'on va demander aux apprenant·e·s, et pour cela, il faut avoir la démarche de questionner les usages, les processus de travail des apprenant·e·s afin de ne pas concevoir les badges hors du contexte de formation, et ainsi s'assurer que les badges soient endossés, et donc validés par des bénéficiaires.

Nous sommes impatients d'observer comment les usagers s'approprieront ce dispositif et de voir les retours que nous aurons.

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Cet article présente à la fois un retour sur la mise en pratique des open badges en fablab universitaire et un guide pratique pour badger des compétences et savoir-faire dans des lieux de pédagogie ouverts. En tant que fablab de l’université, le rôle de l’Edulab (membre du réseau Labfab) est de proposer un lieu ouvert à tou·te·s favorisant l’auto-formation entre pairs sur l’usage du numérique à des fins créatives et s’engager dans des projets de fabrication numérique. Tony Vanpoucke, fabmanager, et Valentin Samson, assistant techno-pédagogique au Service Universitaire de Pédagogie se sont engagés cette année dans la conception de badges ouverts, en collaboration avec l’Association Bug.

Comment ce projet de mettre en place des Open Badges au sein de l’Édulab de l’Université Rennes 2 est il venu ?

Les Open Badges sont nés de la fondation Mozilla en 2010. L’idée derrière les Open Badges est de reconnaître et valoriser les acquis dans les contextes d’apprentissage et les contextes professionnels. En tant que fablab de l’Université Rennes 2 , nous faisons également partie du réseau Labfab, regroupant les fablabs de la métropole rennaise. De ce fait, il s’agit d’un objet de discussion récurrent au sein des fablabs, qui sont, par définition, des espaces d’apprentissages informels où les personnes viennent librement expérimenter des processus de création et de fabrication numérique.

D’autre part, nous nous sommes interrogés sur les apports des projets menés dans le cadre des enseignements par projet, notamment en travaillant sur l’UEO Professionnelle Fabrication Numérique mais aussi avec d’autres filières professionnalisantes au sein de l’Université, comme la Licence Professionnelle USETIC, les formations en Métiers du Livre ou bien le Master Création Numérique. Comment valoriser, en complémentarité avec les enseignements, les processus créatifs et l’apprentissage technique des étudiant·e·s sur les machines du fablab ? C’est la question que nous nous sommes posés. Parallèlement, le Labfab et l’association Rennaise Bug, menant depuis longtemps une réflexion sur les usages des TICs à Rennes, ont lancé en 2019 la plateforme badges.bzh pour fédérer et engager les fablabs de la métropole rennaise dans la démarche des badges ouverts. Nous avons donc commencé à nous informer sur ce dispositif, en regardant ce qui se fait déjà. Heureusement, la démarche Open Badges est très bien documentée sur le web, et nous avons fait un travail de veille. C’est grâce à cette ouverture que nous avons vu un feu vert pour le développement de ce dispositif.

Après cela nous avons fait un travail de veille autour des badges ouverts avec nos collègues ingénieurs pédagogique du SUP, en prenant en compte notre contexte, mais aussi en allant voir ce que d’autres structures ont pu mettre en place, comme le Dôme en Normandie, qui est exemplaire dans la manière dont le projet a été piloté et documenté.

C’est quoi exactement un Open Badge ?  Comment ça fonctionne concrètement ?

Un Open badge, ou badge ouvert numérique, se présente sous la forme d’une image, souvent au format .svg ou .png, à l’intérieur de laquelle sont encryptées des métadonnées telles que le nom du badge, l’émetteur·ice, le ou la bénéficiaire, le lien URL vers le badge en ligne et la date d’émission. Cette liste de données n’est toutefois pas exhaustive et peut varier selon leur conception. Les badges sont :

  • Flexibles, pouvant être utilisés dans beaucoup de contextes de travail et de formation
  • Granulaires : ils fonctionnent comme des micro-accréditations, sur la base de preuves, et servent notamment à valider des parcours d’apprentissage, l’acquisition des savoir-faire et des savoirs comportementaux nécessaire à l’apprentissage de la compétence.
  • Basés sur des preuves : l’acquisition de badges se fait sur la base d’une preuve, d’un accomplissement, un critère d’obtention. Ces preuves peuvent être stockées dans les données du badge sous la forme d’un lien URL.
  • Partageable et transférable :  les différents services de portfolio en ligne permettent de stocker les badges, les exporter et ainsi de pouvoir les valoriser dans le cadre formatif ou professionnel. Ces plateformes permettent également de visualiser des badges disponibles à l’acquisition dans différentes structures et de voir le réseau des usager·e·s.

Le badge est toujours conditionné à :

  • un·e émetteur·ice, souvent une organisation
  • un·e bénéficiaire, qui reçoit le badge et peut le stocker dans son passeport (autrement dit un espace dédié en ligne créé avec un compte)

Un des aspects importants du badge est l’endossement, c’est ce qui constitue sa valeur. Une triple reconnaissance est réalisée entre le badge, l’individu mais également la structure utilisatrice. L’endossement est une fonctionnalité des plateformes de badges ouverts permettant d’approuver, d’attester un badge lorsqu’on est une organisation ou un·e bénéficiaire. C’est ce qui va constituer la réelle valeur du badge et sa légitimité. Cet endossement peut se faire de plusieurs manières.

Un badge peut être attribué directement ou demandé, en ligne par exemple via la plateforme Open Badge Passeport ou bien BadgR, créé par la fondation Mozilla. Cela peut être aussi une mise à disposition de QR codes au sein de la structure émettrice pour que les personnes demandent librement leurs badges.

Quels usages est-il possible de faire des Open Badges et est-ce que vous pouvez nous donner des exemples de mise en œuvre ?

Les Open Badges peuvent avoir de nombreux usages, et ces champs sont encore à explorer, toutefois, il est nécessaire de comprendre où ils peuvent se positionner dans un contexte d’apprentissage. Nous pouvons ici nous raccrocher à la définition de la compétence selon Jacques Tardif , qui la définit comme un savoir-agir complexe, qui ne peut s’appliquer hors contexte car chaque situation est différente, et où les savoirs sont déjà présents mais nécessitent d’être mobilisés. Avec les badges ouverts numériques, nous nous situons à l’intérieur de la compétence : ils permettent de reconnaître des savoir-faire, des tâches mais aussi des savoirs comportementaux, ou soft skills , ce qui est très utile dans les situations informelles. Mais ce dispositif peut aussi venir compléter les compétences apportées par des enseignements : lorsque les apprenant·e·s ont un projet à réaliser, les badges permettent de valoriser les savoirs techniques qui ont été acquis au cours du processus : dans le cas du fablab, il peut s’agir de l’appropriation des machines telles que l’imprimante 3D ou la découpeuse laser.Reconnaître ces acquis est aussi un levier de motivation : ils peuvent être affichés sur une plateforme (nous parlons alors de « passeport ») et ainsi être valorisés lors des expériences ultérieures à la formation. La flexibilité des badges permet une grande variété d’usages : distribuables par les pairs, ils peuvent faire l’objet d’une appartenance à une communauté de pratique, ou bien de la participation à une formation, un séminaire…

Dans les exemples de mise en œuvre, le collectif Badgeons la Normandie fait office de précurseur : il s’agit d’un consortium d’établissement éducatifs, de formation mais aussi d’insertion sociale formant un bassin d’apprentissages communs où les badges peuvent être endossés par différentes structures et créés par des usager·e·s lors d’ateliers collaboratifs. C’est aussi ce que permet le dispositif : engager les publics, prendre en compte la diversité d’usages et rapprocher les structures et les individus sur les apprentissages.

Quelles sont vos perspectives pour la suite de ce projet ?

L’association Bug nous a accompagné sur la partie technique dans la conception des badges. Une fois que les badges auront été mis en ligne, nous pourrons ajouter nous-mêmes de nouveaux badges, réajuster des critères de distribution ou bien changer des visuels.

Pour ce qui est des publics, il s’agira tout d’abord de transmettre, dans la médiation qui a cours au fablab, l’intérêt pédagogique des Open Badges aux enseignant·e·s et aux étudiant·e·s et de veiller aux réajustements nécessaires dans la distribution des badges et la définition des critères d’obtention. Le SUP pourra ainsi porter cette thématique et proposer un accompagnement aux enseignant·e·s qui souhaiteraient mettre en place ces badges au sein de leurs enseignements, par exemple au sein des apprentissages s’inscrivant dans le projet Nouveaux Cursus à l’Université (NCU), où l’approche par compétence est prégnante.

Par la suite, nous pensons à développer les badges de communauté au fablab : la fabrication numérique recouvre une diversité de pratiques où chaque usager·e·s peut développer une affinité particulière envers une ou plusieurs technique, que cela soit la couture, l’impression et la modélisation 3D ou bien la programmation. Cela peut-être aussi se faire par objectifs, comme la création de jeux ou d’objets de décorations, par exemple. De manière générale, les usager·e·s du lieu peuvent aussi prendre part à ce processus, car l’important ici est de faire commun sur le terrain de la pédagogie. Chacun·e est invitée à nous faire part de ses suggestions pour la création de badges et pour discuter des critères d’obtention afin que la légitimité des badges ne soit pas seulement celle que nous lui accordons, mais aussi celle des usager·e·s qui sont les premières personnes concernées par le dispositif.

Quelles recommandations feriez-vous pour la mise en place des Open Badges au sein d’une structure, d’un enseignement  ?

Notre expérience sur la conception des Open Badges n’a bien sûr pas été sans difficulté, notamment parce qu’il a été nécessaire d’avoir un temps d’appropriation pour définir ensuite l’approche à adopter. Il faut veiller à trouver un équilibre entre ce qui est attendu et ce qu’il est possible d’obtenir. Pour nous, cela s’est traduit par un focus sur les usages du fablab, sur les processus de fabrication et notre médiation, afin que le tout soit cohérent. Il s’agit également de faire un travail de veille conséquent pour savoir où placer les badges ouverts dans un dispositif de formation : les badges ne remplacent pas l’évaluation des compétences, leur grain est beaucoup plus fin et se concentre sur les savoirs, les savoir-faires et les savoir-être.

Il est important aussi de veiller à la progression entre les différents niveaux, lorsqu’il y en a plusieurs : un trop grand écart peut décourager les apprenant·e·s. A l’inverse, il faut insister sur le critère, la preuve qui constitue le badge : une simple discussion, par exemple, ne peut pas faire l’objet d’un badge. L’équilibre se joue sur cet accomplissement, cette preuve que l’on va demander aux apprenant·e·s, et pour cela, il faut avoir la démarche de questionner les usages, les processus de travail des apprenant·e·s afin de ne pas concevoir les badges hors du contexte de formation, et ainsi s’assurer que les badges soient endossés, et donc validés par des bénéficiaires.

Nous sommes impatients d’observer comment les usagers s’approprieront ce dispositif et de voir les retours que nous aurons.

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En ouvrant les Chemins de la coopération en juillet 2020, la Ville de Brest et ses partenaires ont souhaité poursuivre la dynamique de coopération et de partage du Forum des usages coopératifs initialement prévu à cette date.


A l'été 2021, le thème de la convergence des transitions étant particulièrement d'actualité et porteur de solutions dans le contexte sanitaire qui perdure, le Comité d'organisation du Forum crée un événement en ligne pendant la période du 28 juin au 6 juillet 2021 : "Les chemins de la coopération 2021" :

Avec une web conférence le 1er juillet - 10h d'Ariel Kyrou et une conférence le 30 juin à 18h à l'auditorium de la médiathèque des Capucins à Brest "Pourquoi et comment la science-fiction peut-elle aider à une transition de société ?".
Son ouvrage "Dans les imaginaires du futur ", prend "au sérieux" les sources de fiction et les mêle à des réflexions philosophiques un a priori affiché pour une "utopie anarchiste et terrestre".
La science-fiction propose des horizons et des pistes de chemin pour des futurs alternatifs (nous débloquer grâce aux imaginaires, nous redonner le goût du temps et l'envie de "faire", la nécessité de "prototypes" du futur entre utopie et dystopie, etc.)


Ariel Kyrou

Des rendez-vous pour chacun des 7 chemins vont être proposés en visio : coopérations ouvertes pour la santé, l'éducation, les lowtech, l'inclusion sociale et numérique, les Fabcities, les circuits courts et l'autonomie alimentaire, le climat et la biodiversité

Programmation

Lowtech et transitions

Coordination : Hugues Aubin, Ville de Rennes, Rennes métropole

Jeudi 1er Juillet - 14h00-15h30
La déferlante low tech

Changement climatique, écologie, résilience et communs : partage d'enjeux et d'actions entre low-tech, réparation et éco-conception
Introduction J.Jouzel, climatologue, GIEC "Quel intérêt des low tech dans le cadre du réchauffement climatique"

  • L'aventure du low tech lab avec Clément Chabot
  • Zoom sur le low tech lab, le solar sun trip, californouaille, low tech skol
  • Fablabs, low tech et pédagogie : avec le Senfablab dans le quartier du Grand Yoff à Dakar - Mouhamadou Ngom - Senfablab.
  • La conception en économie circulaire face aux low tech : Comment envisager répondre à des besoins par des objets co-conçus, frugaux, mais productibles en série ?
    3 exemples récents et une méthodologie par Yves Quéré, responsable de l'Open Factory Université de Bretagne Occidentale.
  • Echange/débat.

Fabcities, Villes résilientes

Coordination : Romain Chefdor Rennes Métropole et Yves Quéré UBO Open Factory (et toute une équipe)

mercredi 30 juin - 14h00-16h30
Fabcities

14h - 15h : Table ronde : présentation des modèles et des projets sur les territoires et des structuration.
Intervention de Brest, de Rennes, d'AURA et de Toulouse-Occitanie.
Modération N. Friant (référent régional FabLabs )

15h - 16h : Atelier
Animation par FabCity Brest et FabCity Rennes
Tour de table sous la forme de Pecha Cucha
Intervention de :

  • CNAM ;
  • RESET ;
  • Sensor.community ;
  • FabCitizen …
  • Présentation Sense Océan (capteurs eau) Hack2eau (Rennes)
  • Food Brest (Alimentation) & Mad@Brest (lien sur Rennes et Brest)
  • Data Terra (lien vers les indicateurs / éthique de la data et prospectif)
    Cet atelier sera sous la forme de contributions communes pour aboutir à un appel à projets, à une feuille de route sur les datas environnementales entre les acteurs.
    Angle de présentation : Genèse du projet sous 4 axes :
    1 - Production de données (Sense Océan, Sensor.Community …)
    2 - Coalition autour de la donnée
    3 - Ouverture de la donnée
    4 - Indicateurs
    Organisation d'un évènement fin 2021 autour de la donnée : quels souhaits des acteurs.

Enseigner les transitions et en transition

Coordination : Michel Briand, Jean Marie Gilliot Telecom Bretagne,

le 30 juin à 16h : La Rentrée du climat
Un second webinaire du groupe créé à l'initiative de Riposte Créative Pédagogique .

au programme
- Présentation de la dynamique de coopération ouverte
- La Rentrée du climat avec Hakara Tea

Ce webinaire présentera l'initiative de la Rentrée du climat qui vise à déployer massivement des ateliers sur la Fresque du climat cet automne et de contribuer ainsi à sensibiliser des milliers d'étudiants et d'enseignants.

  • Pour vous inscrire et obtenir le lien par retour de mél, merci de répondre à ce court formulaire en cliquant ici
  • Pour participer au groupe "Transition écologique en coopération ouverte dans l'enseignement supérieur francophone", s'inscrire sur la liste sympa

Un groupe pour croiser les initiatives, mutualiser les ressources et favoriser la prise en compte de la transition écologique (climat, biodiversité, raréfaction des ressources, numérique responsable, résilience .. ) dans l'enseignement supérieur francophone et la formation des adultes. Face à une crise qui touche à l'existence même de la société humaine sur terre, nous faisons ici le choix d'une démarche en coopération ouverte à toutes et tous. L'urgence de la crise justifie à nos yeux une coopération ouverte(pour un monde vivable et désirable qui privilégie les productions et contenus réutilisables (telles celles sous licences creative commons) et répondre aux questions :

  • Quelles transformations des contenus enseignés ?
  • Quelles formes pédagogiques qui impliquent les étudiants et relient au territoire ?
  • Quels enseignements spécifiques ?
  • Quelles implications des étudiants ? comment les favoriser ?
  • Quelles ressources éducatives libres ?
  • Quels retours d'expériences, bilans, analyses ?

au programme
Présentation de la dynamique de coopération ouverte

  • le Master en humanités environnementales université de Nantes
  • et sous réserve la Rentrée du climat par la Fresque du climat

Transitions & inclusions sociale et numérique

Coordination : Élisabeth Le Faucheur, Brest métropole et ville

2 temps : un temps de présentation d'étude et de projets inspirants -Jeudi 1er juillet, 14h - et un temps d'atelier en mode intelligence collective -Vendredi 2 juillet, 14h.

Jeudi 1er juillet - 14h-15h30
Accès aux droits & inclusion numérique : de l'urgence à se coordonner à la nécessité d'une approche stratégique collective

En mode Pitch !

Accueil des participants
Introduction

  • Enquête Capuni crise : « Focus sur les éloignés du numérique » Géraldine Guérillot, Gis Marsouin -
  • Présentation de la dernière étude LabAcces :
    « Lieux et acteurs de la médiation numérique : quels impacts des demandes d'aides e-administrative sur l'offre et les pratiques de médiation ? »
    Cette étude, issue d'observations et d'entretiens menés dans des lieux de Médiations numériques, montre l'impact de la dématérialisation sur les actions des médiateurs numérique, le paradoxe entre l'ambition capacitante de la médiation et la réalité d'espaces numériques utilisés comme des guichets pour l'e-administration, dans un transfert de charge des missions d'accompagnement des usagers des administrations aux acteurs de la « Médiation numérique », sans enrôlement formel clair et explicite de la part des organismes dématérialisant. Il interroge aussi la nécessaire définition des segments d'offres des médiations utiles pour l'accès aux droits, et qu'il conviendrai d'analyser et de définir plus précisément.
    Benoît Vallauri, Ti Lab, LabAccès
  • "Brest, le chantier métropolitain « Inclusion numérique et accès aux droits », le choix de coopérer et de s'outiller pour se coordonner"
    Initié en 2019 le chantier métropolitain réunit collectivités, opérateurs, acteurs associatifs… agissant dans le champ du numérique, du social, dans le culturel, ou le socioculturel. Pour développer une culture commune et la mise en réseau, la stratégie s'appuie sur une formation territoriale mais aussi la conduite d'un état des lieux des pratiques des habitants, et de l'offre d'accompagnement en matière d'accès aux droits et d'inclusion numérique. Cet état des lieux est enrichi par l'approche du LabAccès et la déclinaison sur Brest métropole du PorTREA (Portrait territorialisé de la Relation E-Administrative).
    Élisabeth Le Faucheur, Brest métropole et ville - Hélène Trellu, Conseil Départemental du Finistère - Benoit Vallauri, Ti Lab, LabAccès
  • « Numérique responsable : quelle place donnée à l'Inclusion numérique ? »
    Hervé LeLuherne , Région Bretagne
  • Place aux questions
  • Présentation de la session du vendredi 2 et appel à candidats
    La séance du vendredi laisse place aux porteurs et porteuses de projets qui souhaitent faire appel à l'intelligence collective pour bénéficier de retours sur leurs expériences, de pistes d'évolution, d'idées. En fin de séance le jeudi, une présentation de l'organisation du vendredi sera réalisée.
    Si d'ores et déjà, vous souhaitez soumettre votre projet à des regards nouveaux, vous pouvez vous inscrire en complétant ce formulaire .

Vendredi 2 juillet - 14h-15h30
Atelier : Accès aux droits, inclusion numérique et intelligence collective

Cet atelier propose un temps d'intelligence collective aux porteurs et porteuses de projet qui souhaitent présenter leurs projets, leurs questions et recueillir des retours, des idées pour une mise en perspective d'évolution, de solutions...
En pratique : pour proposer un sujet, un projet, il suffit de compléter le formulaire ci-joint .
Réunit en plénière dans un premier temps, la salle de visio se divisera en sous-groupe auto-organisés autour des différents projets identifiés.

Vers une santé ouverte

Coordination : Hugues Aubin, Ville de Rennes, Rennes métropole

Vendredi 2 juillet - 14h00-15h30
Open santé : vers des communs opérants

Comment créer de boucles libérant le potentiel des biens communs numériques dans le registre de la santé au sens large ? Revue de projets pilotes et débat en France et à l'international.

  • La rencontre des mondes : la ferme d'impression 3D de l'APHP et le projet covid 3d. Philippe Cochin AP-HP - Phillppe Cochin- COVID3D APHP : Impression 3D pour la crise COVID
  • Articuler bien communs numériques, entreprises et lieux de soins : Y.Quere/Erwan Lehr - CHU de Brest/UBO.
  • Tirer des enseignements de crise pour travailler sur la durée : projet pilote d'open santé du Réseau Français des fablabs avec le CHU de Montpellier. Mentzo de Winter, administrateur du Réseau Français des Fablabs et président du Labsud.
  • Coopération internationale : le projet Makers Nord Sud - Medard Agbayazon, président du Réseau des Fablabs francophones d'Afrique de l'Ouest. http://www.makersnordsud.org
  • Echange/débat

Climat et biodiversité

Coordination Jacques François Marchandise FING et Louis Julien de La Bouere

Jeudi 1er juillet - 17h - 18h30
Climat et biodiversité : les données au service des projets collectifs et territoriaux

Animation : JF marchandise, M Brient (FING) et LJ de la Bouëre (Tiriad) ,en attente l'agence bretonne de la biodiversité
Socialisation des données et biodiversité :

  • Comment les associations locales peuvent se saisir/se saisissent des données environnementales pour orienter leurs actions ? associations qualité de vie, mobilités etc...
  • Comment relier données environnementales et pédagogie ?
  • place des données environnementales, notamment biodiversité, dans les programmes de SVT, Histoire Géo
  • Comment un territoire peut ou se saisit des données biodiversité pour appuyer sa politique de transition écologique ?

Circuits courts et autonomie alimentaire

Coordination : Mélanie Siche Conseil départemental 29

Vendredi 2 juillet - 10h30 - 12h30
Atelier transnational FR - UK - Table-ronde sur la précarité alimentaire dans le cadre du projet EU INTERREG C-CARE

Mot d'accueil, objectif de l'atelier (partager des constats, des initiatives et des difficultés en matière de lutte contre le précarité alimentaire)

  • Les chèques alimentaires/cartes de paiement (quelles modalités, pourquoi, points forts de ce mode de fonctionnement et faiblesses) / côté UK témoignage sur aide alimentaire aux enfants (free school meal, chèques alimentaires)
  • Présentation d'une épicerie sociale / côté UK témoignage d'une Banque alimentaire (food bank)
  • Témoignage de la CRESS (étude en cours) pour parler de la coordination des acteurs
  • Conclusion et ouverture sur l'accompagnement des publics précaires (formation travailleurs sociaux et bénévoles d'associations)

La participation à ces événements est sur inscription. (formulaire à venir)

Les Chemins de la coopération c'est aussi un site ouvert où se croisent initiatives, acteurs et ressources, pour témoigner des dynamiques de réseaux, capitaliser des ressources et se créer collectivement une base d'acteurs et de contenus pour le Forum des usages coopératifs attendu en 2022.

http://forum-usages-cooperatifs.net/


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Le Centre social des Abeilles de Quimper souhaite organiser “Entrée Libre #2”, un événement gratuit, sur 4 jours (du mercredi 28 au samedi 31 juillet 2021), entièrement axé sur le numérique et le partage de connaissances afin de d'accompagner et de dédramatiser les usages d'internet. Depuis la crise du Covid-19, jamais internet n'a eu un tel pouvoir et une telle nécessité d'exister et d'être utilisé par tous, il est toutefois important de mettre en avant les risques et les pièges qui existent.

Entrée Libre#2 vous aidera à :

  • Comprendre le fonctionnement d'internet
  • Utiliser le numérique en connaissance de cause
  • Choisir et comprendre vos applications
  • Découvrir Internet et le numérique à travers des conférences
  • Utiliser des outils collaboratifs et protéger votre vie privée grâce à des ateliers pratiques et concrets

Le programme est déjà prêt (voir ci-dessous), les conférenciers et animateurs ont bloqué leurs dates… Mais il nous manque 4000€ au pour clore le budget… un financement participatif est donc lancé ! Cette somme est entièrement dédiée aux frais de transports, de logement et de nourriture des 35 intervenants, tous bénévoles.

Contribuez pour aider à organiser cet évènement


Le programme

Le Contenu
I. le matin, des ateliers axés sur le public enfant à partir de 10 ans.

  • D.I.Y. : kit soudure console open source : découvrir comment fonctionne une console en assemblant les pièces soit-même
  • Vie Privée : expliquer aux enfants à protéger leur intimité, données personnelles sur le Web
  • Scratch : créer des jeux, des histoires, des animations
  • Avatar 5 (14 ans.) : création d'avatar pour fabriquer des identités virtuelles
  • « Découvre du code avec les pieds — Visages, fracture numérique et prosopagnosie » Adultes /ados
  • Sous forme de jeu collaboratif pour démystifier le code de page web, apprendre en faisant, comprendre les mécanismesde l'attention, de la notation, du « numérique » par l'expérience vécue

II. L'après midi ce seront des ateliers plus tournés vers des adultes. Sans pour autant chasser les enfants

  • Débat en cercle : Samoan sur la vidéo-surveillance, le fichage, la technopolice
  • Arpentage : lecture collective d'un livre documentaire
  • Mobilizon : alternative libre et décentralisée aux évènements et groupes Facebook mais aussi à Meetup ou Eventbrite
  • Outils collaboratifs : découverte d'une plate-forme auto-hébergée de stockage de fichiers et d'applications dans le “cloud” (Nextcloud)
  • PeerTube : alternative libre et décentralisée aux plateformes vidéos, qui donne accès à plus de 400/000 vidéos proposées par 60/000 utilisateur·ices et visionnées plus de 15 millions de fois
  • Fenêtre sur le Libre
  • – Savoir utiliser ses outils, clés Usb,
  • – Savoir utiliser des logiciels ou applications de transfert de fichiers
  • – Boite mail, comprendre le cloud ….
  • Café vie Privée : savoir se protéger , la force des mots de passe , Faire des sauvegardes…
  • Contribatelier : contribuer facilement, sans être technicien.

III. On y trouvera aussi des conférences.

  • L'Internet pendant le confinement
  • Penser le Numérique
  • Comment le téléphone vous enferme
  • Altérité et internet
  • Comment faire avancer un numérique qui prend soin des humains
  • Comment la science fiction rejoint la réalité
  • Libre et serein sur Internet
  • Jeux vidéos libres
  • Pourquoi les professionnels de la santé interpellent l'état
  • Internet d'hier à aujourd'hui et son impact sur le climat
  • Les dates

Du mercredi 28 au samedi 31 juillet 2021 de 10h30 à 20h30

L'agenda détaillé


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Synthèse Colloque Acfas 6-7 mai 2021:

La métrologie citoyenne face à l’urgence écologique et sanitaire : perspectives socio-numériques, enjeux techno-politiques, design de la participation, rôle des tiers lieux
Les 6 et 7 mai 2021, les laboratoires Dicen-IDF et Lirsa du Conservatoire National des Arts & Métiers, ont organisé un colloque dans le cadre du Congrès de l’Acfas. https://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/88/600/623/c
Réunissant des chercheurs de différentes disciplines ainsi que des responsables de Tiers-Lieux  au Québec (Communautique), en France (Réseau étendu des Labfabs rennais) et en Allemagne (réseau international Sensor-Community), ce colloque visait à interroger les agencements de la métrologie citoyenne, impliquant des dispositifs numériques, notamment des capteurs. 
Cette participation au colloque de l’Acfas est pour le LabFab une belle récompense. Les initiatives locales en matière de fabrication numérique passent par des bricolages qui construisent des interactions qui peuvent façonner au delà des apparences les transformations de nos territoires. Plus encore car ces initiatives portées par le LabFab visent à faire participer les habitants à découvrir un numérique plus responsable: sobriété, éthique, confiance …

L’Acfas est une organisation sans but lucratif canadienne qui s’est donné comme mission de promouvoir l’activité scientifique, de stimuler la recherche et de diffuser le savoir en français. Elle fut fondée en 1923 par un groupe de professeurs de l’Université de Montréal, dont le radiologue Léo Pariseau, et le frère Marie-Victorin, botaniste. L’association représente tous les domaines de recherche, de l’éducation à la biochimie, de la sociologie au génie mécanique. (Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Acfas ).

Le constat : Les initiatives de métrologie dite « citoyenne », à savoir la production de mesures et de données par des collectifs d’habitants,  se sont multipliées dans le monde en s’appuyant de manière extensive sur des dispositifs numériques et sur des dynamiques polycentriques cohabitant, plus ou moins consensuellement, avec les approches soutenues par l’acteur politique et public, les institutions scientifiques ou les organismes de santé. Désignées comme des pratiques de « popular epidemiology », de « citizen science », de « street science », de “monitoring” distribué, ou encore d’« enviro-tracking », ces mesures citoyennes concernent de nombreux thèmes : qualité de l’air et de l’eau, pollens, biodiversité, nuisances sonores, îlots de chaleur, radiations… 
Tout cela s’inscrit dans un mouvement de tissage continu entre des données, des objets, des corps, des milieux, et se déploie sur fond de désir de données liées à des économies politiques disputées. A l’échelle internationale, les Tiers-Lieux et notamment les Fablabs se sont fortement investis sur ces sujets et particulièrement dans le domaine environnemental. 
Plusieurs questions ont été explorées et parmi celles-ci : 
=> Comment s’incarnent, cohabitent, s’hybrident des dispositifs institutionnels de mesure et des processus de métrologie “citoyenne” ?
Sous quelles conditions les configurations participatives déterminent-elles la création de nouvelles connaissances collectives et de nouveaux apprentissages et ce faisant, de nouveaux rapports éco-politiques ? 
Ces approches peuvent-elles devenir des actants de nouvelles intelligences collectives ?  
Comment penser la reconfiguration des agencements métrologiques à partir des actions initiées par des Tiers-Lieux et renforcer encore la légitimité des mesures et de l’implication des habitants ? Quels positionnements et développements du champ des possibles pour les Labfabs ? 
Des différenciations, mais surtout des enjeux et convergences entre les actions : 
@Maryse Carmes : Plusieurs dimensions – interdépendantes – descriptives et comparatives des initiatives portées:
– Configuration socio-politique et territoriale : initiative de l’action, gouvernance, rapports de force ou de coopération, processus de concernement… 
– Configuration socio-cognitive et communicationnelle : littératies impliquées, processus d’apprentissage, interactions entre participants, réflexivité collective …. 
– Configuration comportementale et contributive : design de la participation, conception des ateliers
– Configuration épistémique et technique : métrologie (type de capteur, protocole, instruments, normes, législation), sciences environnementales (cf convergence ou conflictualité des mesures), création de connaissances ultra-localisées, savoirs experts et savoirs ordinaires …
– Configuration sémiotique et sensorielle (médiations, représentations, interfaces, cartographie, open data, plateformes, art numérique…)
La sémiotique est l’étude des signes, des systèmes de signes et de leur signification.
@pjg AKA Pierre-Jean Guéno, a d’abord présenté l’initiative Sensor.Community. Au commencement projet local – avec le nom Luftdaten – à Stuttgart, elle est devenue, depuis janvier 2020, une plateforme globale de collecte des données environnementales. L’objectif est de fournir non seulement des instructions pour le montage de différents capteurs citoyens, mais aussi une infrastructure complète de communication pour les communautés locales reprenant les capteurs Sensor.Community et de visualisation pour tous les participants. À ceci s’ajoute une profonde volonté de promotion de l’autonomisation numérique.
Le projet Sensor.Community s’est développé à partir de 2014 dans le cadre de l’opération “Code For” de l’Open Knowledge Fondation (OKF) Germany. Il visait à monter dans plusieurs grandes villes allemandes des “OK labs” pour promouvoir les données libres, les logiciels open source et la transparence de la vie politique en rassemblant localement activistes, développeurs, communicants et hackers. Stuttgart étant connue comme la ville la plus polluée aux particules fines d’Allemagne, les premiers membres du OK Lab Stuttgart ont naturellement pensé à prototyper un détecteur de particules fines à bas cout. En effet, très peu de données officielles étaient disponibles. En 2016 un financement participatif a permis l’installation de 300 capteurs dans l’agglomération de Stuttgart et des rencontres publiques ont commencé à être organisées deux fois par mois : une réunion d’information à la bibliothèque municipale et un atelier de montage au Shackspace, un tiers lieu. En outre, les membres du OK Lab Stuttgart ont énormément promu leur action lors de Hackathons ou de rendez-vous de Hackers comme le fameux Chaos Computer Club.
Soutenue par la presse locale et visible dans la presse nationale voire international, l’initiative a commencé à s’internationaliser avec des premières reprises en Belgique, Bulgarie, Suède et France vers 2017. 2019 a été marquée par une volonté d’optimisation des infrastructures et d’automatisation pour les utilisateurs finaux. Avec près de 6000 capteurs à l’époque, l’équipe de Sensor.Community ne pouvait déjà plus répondre à toutes les sollicitations. Par conséquent, des solutions plus ergonomiques de configuration et d’enregistrement du capteur ont été développées. Ceci a encore accéléré la croissance de l’initiative qui compte désormais presque 15 000 détecteurs dans 75 pays et 54 communautés locales.
Aujourd’hui traduit en 24 langues, le projet est confronté à plusieurs défis de taille. Le premier est de susciter la communication transversale entre les communautés locales et, de fait, une certaine décentralisation pour la mise en œuvre de nouvelles opérations. L’objectif serait la constitution, dans chaque pays, de “hubs”. C’est à dire des foyers de diffusion autonomes et des centres de référence qui produiraient, par exemple, de la documentation pédagogique pour des établissements scolaires participant à une campagne intitulée Sensor2Schools – “des capteurs à l’école”. 
La reconnaissance institutionnelle est un autre défi à relever. Pour l’instant, seul le Ministère de environnement des Pays-Bas reprend sur ses cartes officielles les données produites par Sensor.Community. https://samenmeten.rivm.nl/dataportaal/. Ces données sont exploitées dans le cadre des recherches du groupe CT6 du Forum for Air quality Modeling du Joint Research Center de la Commission européenne pour la modélisation de correction des valeurs relatives à la qualité de l’air. En France, seule la structure officielle Atmo Nouvelle Aquitaine a pris en compte Sensor.Community en réalisant en 2020 une étude exploratoire de la fialbilité du capteur proposé. https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/publications/mesure-des-particules-fines-pm10-et-pm25-par-micro-capteurs-etude-exploratoire-2020
Outre une confirmation de l’intérêt du projet, la reconnaissance par les organismes officiels permettrait une meilleure dissémination et une meilleure réutilisation des 12 milliards de points données déjà disponibles. Cette immense base de données – bien plus importante que celles de nombreux opérateurs privés de la qualité de l’air – a un intérêt certain pour toutes les recherches utilisant les techniques de Deep Learning. Différents projets sont en cours dont celui de Rohit Chakraborty, doctorant à l’Université de Sheffield. Un chapitre de sa thèse sera consacré à Sensor.Community. 
Le dernier défi que Sensor.Community doit relever est celui de son positionnement par rapport à tous les prestataires privées dans le domaine de la qualité de l’air. Ceux-ci proposent régulièrement aux collectivités locales des services onéreux n’apportant aucune valeur ajoutée par rapport à Sensor.Community. 
Y aurait-il, de la part des élus, une volonté de contrôle des données produites pour éviter toute polémique ? Afin de promouvoir efficacement la transparence et pouvoir rivaliser avec ces entreprises Sensor.Community devra peut-être changer son statut. En effet, jusqu’à présent, l’initiative n’est même pas constituée en association. Il s’agit seulement d’un groupe de quelques hackers, communicants et ingénieurs en retraite motivés qui souhaitent s’adresser à des personnes plutôt qu’à des clients.
@Romain et @Norbert sont intervenus pour représenter le réseau LabFab (coopération entre plusieurs FabLabs principalement sur Rennes Métropole), et les ateliers d’assemblage de capteurs environnementaux.
Cette démarche s’est concrètement mise en oeuvre au printemps 2018 , suite à une réflexion sur des “Ambassad’Air” avec le Service Santé Environnement de la Ville de Rennes et la Maison de la Consommation et de l’Environnement déjà lancée depuis 2016, et surtout grâce à l’identification d’un capteur simple à assembler (LuftDaten puis Sensor Community).
Les premiers ateliers n’avaient pas vocations à perdurer. Pour plusieurs raisons, le LabFab a été incité à les reconduire:
    – Retour très positifs des participants et animateurs des ateliers,
    – Améliorations continues sur le déroulé des ateliers, et surtout la pédagogie,
    – Nombreuses sollicitations de territoires pour organiser un atelier “Capteurs”,
    – Mise en avant du LabFab et plus généralement des FabLabs et de la Fabrication numérique pour tous,
    – Qualité des mesures remontées par les capteurs (malgré leur bas coût et leurs installations volontairement bricolées) et donc grâce à l’installation et au suivi sur la durée effectués par les participants.
    
    Ce dernier point est peut-être le plus important car il démontre la communauté qui s’est constituée en faisant des ateliers, et le flux de données que cette communauté produit aujourd’hui. On a réussi à aboutir progressivement à la co-production d’un commun. La carte en Région Bretagne où plus d’une vingtaine d’ateliers a été effectué, est très explicite:    https://maps.sensor.community/#6/47.001/-2.087 
La carte n’est pas le territoire mais elle montre les réalisations individuelles et collectives. Ces traces numériques forment une identité. 
Télécharger la fiche pédagogique servant de support aux participants durant les ateliers: ici
Depuis quelques mois, le LabFab attribue des badges numériques de compétence aux participants (ceux-ci s’appuient sur une plate forme https://badges.bzh/organismes/ opérée par l’association BUG également co-fondatrice du LabFab). L’idée est d’aller plus loin dans la mise en capacité des citoyens et donc du territoire. D’autres ateliers , avec un véritable programme pédagogique, seront à poursuivre. En ce sens, la réutilisation des données avec par exemple un afficheur simple LowTech est un atelier qui a pu être testé et il confirme le potentiel à cultiver. Des prolongements se conçoivent aussi par la réutilisation des données pour construire des objets connectés en interaction avec leur environnement (Mobilier urbain connecté par exemple avec le projet Cassiopé). Là encore des projets sont en cours et des acteurs plus reconnus (Upperground) y voient un intérêt (Enedis, Lacroix, Kéolis, …). Une animation est nécessaire et s’effectue par exemple durant les ReMIx (DataMIx, MetroMix, …) ou les événements ouverts à un large public comme Fabrique! (au centre de Rennes). 
Maintenant se pose la question de l’échelle , de la prise en compte de ces actions par les décideurs des territoires , et peut-être d’envisager d’autres modèles de consommation du numérique beaucoup plus responsable (Sobriété, éthique, …).  
Les EduLabs et notamment avec l’ouverture d’un nouvel espace à Rennes (EduLab Pasteur) vont chercher des pistes en ce sens sur l’éducation avec le numérique en positionnant l’apprenant comme Makers de ses compétences. 
À Montréal, Communautique est un autre exemple de Fablab et se positionne comme un acteur institutionnel incontournable de la formation aux nouvelles technologies des communautés et citoyens potentiellement exclus. Le LabFab de Rennes, avec notamment l’association BUG, est en relation avec Communautique depuis une dizaine d’années. Ces 2 acteurs ont en point commun de cultiver des projets sur leur territoire avec des communautés locales
Cet été est prévu le prochain sommet FabCity à Montreal, et nous y retrouverons Communautique, BUG et le LabFab: https://fab16.org/fr/
Le déploiement très récent du projet Canari (qui s’appuie donc sur une configuration sémiotique spécifique et historique) insiste sur le parcours “sensoriel” des participants. 
L’objet Canari (ici, une boîte en bois en forme de Canari fabriqué au sein de Communautique) emprunte à l’image du « canari sentinelle » : « Au 19e siècle, alors que l’exploitation des mines de charbon battait son plein, il était fréquent de retrouver, au fond des mines, un canari. Très sensible aux émanations de gaz toxiques, impossibles à détecter pour les hommes ne bénéficiant pas des équipements modernes, le petit oiseau jaune servait d’outil de référence. Ainsi, lorsqu’il mourait ou s’évanouissait, les mineurs se dépêchaient de sortir de la mine afin d’éviter une explosion ou une intoxication imminente. » https://wikifactory.com/+echofab/projet-canari
Communautique pilote des projets ambitieux d’innovation sociale, économique et technologique. Ce hub d’innovation organise la 16e rencontre internationale des Fab Labs, le FAB16, et le Fab City Summit Montréal du 9 au 15 août 2021 ! https://www.communautique.quebec/
En référence à ces trois initiatives, des focus clefs ont été présentés par des enseignants-chercheurs. Anne BerthinierPoncet et Madina Rival se sont intéressées au rôle des Fablabs et de la participation citoyenne dans la fabrique de l’innovation publique territoriale. Elles ont notamment souligné le rôle clé joué par les Fablabs comme espace d’intermédiation, un “middleground”, permettant la rencontre entre les citoyens (“underground”) et les acteurs publics ou privés (“upperground”). Ce rôle d’intercesseurs du territoire et des connaissances va  au-delà de la seule fonction de “fabrication” à laquelle on réduit souvent les Fablabs. Il  permet notamment de créer des “communs” de l’innovation au niveau local grâce aux nombreux arrangements institutionnels et à la communauté d’acteurs et d’entités, formels et informels, qu’ils génèrent. Béatrice Arruabarrena, quant à elle, a abordé la question duDesign participatif, insistant sur les étapes des processus d’apprentissage en ateliers et la création “d’une littératie éco-citoyenne associée à des technologies, celle-ci pouvant s’entendre comme la réunion de connaissances sur les problématiques environnementales (ex. : impacts, sources de dérèglement, normes internationales) et de compétences métrologiques (ex. fiabilisation des instruments de mesure, calibrage, à l’étalonnage, au respect d’un protocole d’usage du capteur),pratiques (ex. : manipuler des interfaces, monter un capteur), cognitives (ex. : créer, modifier, classer, filtrer), et réflexives (ex. : contextualiser, interpréter, débattre).
Liste des participants
Chercheurs par ordre d’intervention :  Marie-Ange Cotteret (CNAM Paris -Laboratoire DICEN IDF), Marc Himbert (Scientific Director, Joint Laboratory of Metrology, LNE – CNAM), Maryse Carmes (Dicen-IDF),
Sophie Pene (Université de Paris, Campus  Paris Descartes  Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI Paris – Laboratoire DICEN – IDF), Armen Khatchatourov (Université Gustave Eiffel, Maître de conférences, Laboratoire DICEN – IDF), Pierre-Antoine Chardel (Institut Mines-Télécom Business School (IMT-BS), Laboratoire d’Anthropologie Critique Interdisciplinaire (LACI) EHESS), Samuel Szoniecky (Université Paris 8, Laboratoire Paragraphe) , Claudia Parize (HEC Montréal), Jean-Max Noyer (Professeur Emérite, Université Toulon et Laboratoire Paragraphe)
Anne BerthinierPoncet (Lirsa), Madina Rival (Lirsa) Béa Arruabarenna (Dicen-IDF),
Intervenants Tiers-Lieux : Pierre-Jean Guéno (Sensor.Community), Norbert Friant et Romain Chefdor (Réseau LabFab et Rennes Métropole), Annie FERLATTE (Communautique), Raquel PEÑALOSA (présidente de Communautique)
Chercheurs responsables du colloque :  Maryse Carmes (Dicen-IDF), Béa Arruabarenna (Dicen-IDF),  Anne BerthinierPoncet (Lirsa), Claudya Parise (HEC Montréal)

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En ouvrant les Chemins de la coopération en juillet 2020, la Ville de Brest et ses partenaires ont souhaité poursuivre la dynamique de coopération et de partage du Forum des usages coopératifs initialement prévu à cette date.


A l'été 2021, le thème de la convergence des transitions étant particulièrement d'actualité et porteur de solutions dans le contexte sanitaire qui perdure, le Comité d'organisation du Forum crée un événement en ligne pendant la période du 28 juin au 6 juillet 2021 : "Les chemins de la coopération 2021" :

Avec une web conférence le 1er juillet - 10h d'Ariel Kyrou "Pourquoi et comment la science-fiction peut-elle aider à une transition de société ?".
Son ouvrage "Dans les imaginaires du futur ", prend "au sérieux" les sources de fiction et les mêle à des réflexions philosophiques un a priori affiché pour une "utopie anarchiste et terrestre".
La science-fiction propose des horizons et des pistes de chemin pour des futurs alternatifs (nous débloquer grâce aux imaginaires, nous redonner le goût du temps et l'envie de "faire", la nécessité de "prototypes" du futur entre utopie et dystopie, etc.)


Des rendez-vous pour chacun des 7 chemins vont être proposés : coopérations ouvertes pour la santé, l'éducation, les lowtech, l'inclusion sociale et numérique, les Fabcities, les circuits courts et l'autonomie alimentaire, le climat et la biodiversité

D'ores et déjà, certains chemins annoncent leurs programmations ( dates et horaires à venir) :

Fabcities Villes résilientes

Coordination : Romain Chefdor Rennes Métropole et Yves Quéré UBO Open Factory (et toute une équipe) toute la semaine

  • Un temps /OFF : rencontre des FabCity française (rencontre trimestrielle organisée lors du Forum, pour donner de la visibilité sur le forum à ces acteurs.
    (Extension vers la francophonie et lien avec les Québécois en vue de FAB16 ?)
  • Une thématique FabCity :
    Un format table ronde autour de la coopération entre et sur les territoires :
    Intervention de Brest, de Rennes, d'AURA et de Toulouse-Occitanie
    Présentation des modèles et des projets sur les territoires et des structuration
    Un format coopératif sur l'exposition des projets “FabCity ” de chacun (Precious Plastic, …), et un prototypage de schéma FabRégion à l'échelle bretonne.
  • Une thématique sur la science participative et les capteurs citoyens :
    Un format table ronde autour de trois sujets sur le territoire : Air, Eau et Alimentation
    Animation par FabCity Brest et FabCity Rennes

Enseigner les transitions et en transition

Coordination : Jean Marie Gilliot Telecom Bretagne, Michel Briand

2 webinaires :

  • Dans les conditions de crise, en formation hybrides quelles sont les nouvelles compétences développées par les étudiants ?
  • Quelle transformation des formations pour prendre en compte la transition écologique

Les Chemins de la coopération c'est aussi un site ouvert où se croisent initiatives, acteurs et ressources, pour témoigner des dynamiques de réseaux, capitaliser des ressources et se créer collectivement une base d'acteurs et de contenus pour le Forum des usages coopératifs attendu en 2022.

http://forum-usages-cooperatifs.net/


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a ville de Brest organise un temps de formation sous la forme d'un hackathon (marathon créatif) les 7 et 8 juin 2021.
Ce hackathon « créativité et fabrication numérique » aura pour thème : « Art numérique » et « Recyclage ».

un article repris du site Transition citoyenne au pays de Brest, une publication sous licences CC by sa

Cette formation est à destination des animateurs, des médiateurs numériques, agents des médiathèques et des milieux éducatifs, culturels, du social, de l'économie sociale et solidaire, de l'environnement…

Le but est d'imaginer ensemble et de réaliser en équipe des outils à vocation pédagogique.

La philosophie du hackathon cherche à encourager la collaboration. C'est une occasion de travailler autour d'un projet commun, où les compétences se mélangent, se confrontent et se complètent.

Chaque équipe constituée aura deux jours pour réaliser un projet, documenter, tester et créer un prototype.

Ce temps de formation sera animé par les Petits Débrouillards Bretagne et se déroulera sur 3 temps dans le respect les règles sanitaires. :

- vendredi 28 mai (constitution des équipes) le matin
- lundi 7 juin (hackathon) de 9h à 18h
- mardi 8 juin 2021 (hackathon) de 9 à 18h

Un temps de présentation et d'échange de cette formation est prévu :

le vendredi 16 avril à 9h30 en visio-conférence

Et en amont et afin découvrir l'univers d'un fablab et ses possibilités, il est proposé une journée sur le thème :

“Découvrir le potentiel d'un fablab”

le mardi 20 avril de 9h30 à 17h00

Cela se passera aux Fabriques du Ponant à Brest.

Pour s'inscrire à tous ces temps :
- Solenn Malgorn -> solenn.malgorn@mairie-brest.fr
- Florence Morvan -> florence.morvan@mairie-brest.fr


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un article repris du site du réseau Cohérence

Le Repair Café est apparu en 2009 aux Pays-Bas, et cette pratique s'est peu à peu répandue à travers toute l'Europe, et la Bretagne.

Les Repair Cafés sont des ateliers dédiés à la réparation d'objets, et leur organisation a lieu au niveau local, entre des individus qui habitent ou qui fréquentent un même endroit. Les participants y apprennent à réparer leurs objets grâce à divers outils et matériaux mis à disposition, ainsi que des bricoleurs et réparateurs engagés bénévolement. Les objets réparés sont tout aussi nombreux que variés : appareils électroniques et électriques, jouets, vaisselle, vêtements, mobilier, bijoux ou encore vélos. On peut toujours y apprendre diverses choses, mais aussi aider à réparer les objets des autres, ainsi que venir boire un verre de temps à autre dans une ambiance conviviale. Les missions remplies par cette pratique permettent à pérenniser la transmission du savoir-faire dans la réparation, à établir des échanges et des rencontres entre les individus qui y participent, à diminuer la consommation de ressources naturelles et atténuer la fabrication d'objets nouveaux et de l'obsolescence programmée, ou bien encore établir des économies pour les usagers en évitant une réparation pouvant être coûteuse.

La Confédération Bretagne Environnement (CoBEN) répertorie les différents lieux de réparation existants dans la région Bretagne. Cet organisme est à la fois à la recherche de bénévoles, que ce soit pour la réparation de produits (quels que soient les connaissances et compétences du volontaire), pour l'accueil au sein des structures ou encore pour l'animation au sein des locaux. L'association encourage et accompagne à la création de Repair Cafés, partout en Bretagne. De même que la CoBEN peut aider les collectivités dans la création de Repairs Cafés sur leurs territoires. Car ces « cafés de la réparation » peuvent être gérés par différentes structures, qu'il s'agisse d'un groupe de citoyens, d'une association, d'un centre social ou encore d'une recyclerie. A l'échelle locale, les Repair Cafés sont des atouts à ne pas négliger pour une dynamique sociale, essentielle dans la prévention des déchets. Aujourd'hui, une soixantaine de Repair Cafés sont répertoriés à travers la Bretagne, comme le Repair Café Iroise, basé à Plougonvelin (Finistère), et qui méritent davantage d'être développés et ancrés au sein des territoires.

- la plaquette de présentation des repair cafe par le réseau Coben


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Développez vos compétences coopératives grâce à la session Animacoop de l'automne 2021
Apprenez à animer un collectif en présence et à distance grâce à des outils et méthodes adaptés.

Une formation de 69 heures en présence / distance pour :

  • Découvrir ou approfondir l'animation de réseau
  • Faire vivre la collaboration au sein de vos projets
  • Adopter une posture de facilitateur.ice
  • Tester et choisir les outils numériques les plus adaptés à vos besoins

Dates : du 13 SEPT. au 17 DÉC. 2021
Trois regroupements en présentiel à Brest

  • Regroupement 1 : 28 et 29 sept. 2021
  • Regroupement 2 : 02, 03 et 04 nov. 2021
  • Regroupement 3 : 07 et 08 déc. 2021

Lieu : Brest

Information détaillée sur le site
Contact : Pierre-Yves Cavellat - 06 38 22 19 81 - contact@heliocat.pro


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A l’occasion de cette 5e édition du budget participatif lancé par la Ville de Rennes , quelque 270 projets ont été validés ! (A découvrir sur la Fabrique citoyenne).

Tous les projets sont vraiment chouettes !

Cependant… vous pourrez aussi retrouver et voter pour deux projets issus de ReMix (marathons créatifs) animés sur le territoire (EuropeReMix et MétroMix). 🙂

Nous sommes très fiers de constater le chemin par parcouru depuis la conception et réalisation des premiers prototypes façon LabFab. Cette marque de fabrique du LabFab doit devenir encore plus citoyenne. Justement, grâce à la Fabrique citoyenne, ces belles initiatives peuvent donc maintenant encore franchir une étape pour se diffuser  !

Mais de quels projets s’agit-il ???

Proposé par la Maison de Quartier La Touche, le projet CuicuiClacClac vise à installer des nichoirs connectés à Rennes.
En photographiant les oiseaux les visitant, ces nichoirs vont permettre de cartographier les flux migratoires des oiseaux, et ainsi mieux connaître notre environnement.
Ce projet, imaginé sous le nom de ViaBird en Mai 2018 durant EuropeReMix organisé par le LaboEurope de la Ville de Rennes, l’association Bug et le LabFab, propose une autre façon de cartographier l’Europe : celle des oiseaux.

Illustration par Lizuka – Eliza Iacoblev

Retrouvez le projet ici : https://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-5/collect/depot-des-projets/proposals/vos-donnees-fleurissenthttps://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-5/collect/depot-des-projets/proposals/projet-collaboratif-et-citoyen-pour-la-biodiversite-nourrir-des-oiseaux-en-echange-de-quelques-photos

Une rencontre virtuelle avec les porteurs de projet est proposée ce Jeudi 8 Avril, à partir de 18h30. Plus d’informations ici : http://www.mqlt.fr/blog/reunion-cui-cui-clic-clac/

[Update du 12/04/2021] Une nouvelle rencontre visio avec les porteurs de projet est proposée le jeudi 15 avril à 18 heures. L’inscription se fait ici : http://www.mqlt.fr/blog/reunion-cui-cui-clic-clac/

Le 2e projet est aussi très inspirant !

Un second projet, imaginé lors de MétroMix 2019, est proposé dans le cadre du Budget Participatif par l’Association des Designers Ethiques Rennes : Vos données fleurissent !

Illustration par Lizuka – Eliza Iacoblev

Ce projet de sculpture est animé grâce au traitement de données décrivant le niveau de qualité environnementale (comme les données des capteurs citoyens Sensor.community, la circulation des vélos, …). Il porte sur des valeurs pédagogiques, artistiques, émotionnelles : engager vers des pratiques plus sobres et vertueuses, et partager nos cultures du numérique grâce à des fleurs.

Retrouvez le projet ici : https://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-5/collect/depot-des-projets/proposals/vos-donnees-fleurissent

A vos votes ! 🙂

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Les FabLabs : Rappel de l’origine

À l’origine, un FabLab (contraction de l’anglais Fabrication Laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un tiers lieu de fabrication cadré par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et la FabFoundation. Ces lieux sont définis par une charte globale et un logo; proposant un inventaire minimal permettant la création des principaux projets :

Figure 1 – Logo de la Charte des FabLabs MIT (info: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fab_lab )

Ces lieux, en émergence depuis le début des années 2000, se sont diffusés partout dans le monde. On recense aujourd’hui plus de 1750 lieux dans tous les continents.

Notre territoire connaît un développement particulièrement dynamique des lieux de fabrications numériques et des communautés associées. Ils se sont fédérés autour de la marque LabFab vers 2010 durant des événements en lien avec les usages créatifs et pédagogiques du numérique.

Le LabFab :

Le LabFab est le projet collaboratif de Laboratoire de Fabrication numérique sur Rennes Métropole et au-delà. Il a été fondé par un collectif pluridisciplinaire de structures afin d’explorer les potentiels sociaux, créatifs et économiques des méthodes et techniques de la fabrication numérique. Parmi ces structures : l’EESAB (École Européenne des Arts de Bretagne, la Ville de Rennes, Rennes Métropole, l’Institut Mines Télécom, la Région Bretagne, l’association Bug, puis les Universités de Rennes, des acteurs économiques et associatifs …).

Chaque entité porteuse de cette marque LabFab met de l’espace, du temps et des moyens financiers à disposition du projet territorial pour contribuer à sa réussite. Ces espaces sont reconnus, chartés et fédérés au niveau mondial par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) sous le nom de FabLabs.

Rappel des axes d’actions du LabFab et de ses membres:

 

Un premier espace LabFab a été ouvert à l’EESAB en février 2012.

En 2013, le LabFab a décidé de se déployer au niveau territorial sous la forme d’un réseau de lieux articulés autour d’une marque. Le LabFab s’est progressivement professionnalisé : un “Fab Manager” dans l’association Bug, un autre à l’EESAB…

Les années 2012-2016 ont permis de préfigurer le projet sur le territoire et d’identifier les 4 axes de développement et l’accompagnement apporté par Rennes Métropole directement aux structures adhérentes à la marque LabFab.

Le LabFab dans ses différents lieux a pu rassembler une communauté de prototypeurs (plus de 300 personnes actives sur le territoire métropolitain), et est devenu un ambassadeur mondial de la créativité locale (plus de 200 projets publiés sur le portfolio du LabFab, près d’une centaine d’événements dont plus de 40 à l’international depuis 2013).

En 2014, une dizaine d’Espaces Publics Numériques sur la ville de Rennes ont été équipés et des animateurs formés grâce à une aide financière de la ville au titre de la politique des quartiers.

Depuis 2015, des Universités (Rennes 1 et Rennes 2) ont ouvert leur LabFab et se sont intégrés dans la dynamique collective du réseau.

La charte, co-signée entre Rennes Métropole, et les structures hébergeant les ateliers, permet de partager des moyens (machines, matières, énergie, espaces, temps), de garantir un niveau homogène de services entre tous les lieux, de monter collectivement en compétence et surtout, d’assurer, à minima, 4 heures hebdomadaires d’ouverture à tous les publics, appelées “OpenLabs”.

À fin 2020, seize lieux s’intègrent à ce projet territorial désigné « LabFab étendu ».

Le LabFab est reconnu au niveau national et s’inscrit dans le principal réseau qui fédère les FabLabs: RFF (réseau français des fablabs). Celui-ci organise des échanges entre les porteurs de projets de FabLabs et fait le lien avec les instances nationales qui conçoivent et lancent des appels à projets. Le réseau RFF a, par exemple, permis des coopérations entre Régions au printemps 2020 face à la crise Covid19 et pour aider à accompagner la réaction des Makers au bénéfice de l’intérêt général. Au-delà du COVID, de nombreux échanges ont eu lieu avec le nouveau Bureau Associatif du Réseau Français des FabLabs, avec notamment la visite à Rennes en Janvier 2020 de Matthieu Debar, chargé de projets au Dôme de Caen et nouveau Président du RFF. Ces échanges ont permis de dresser des perspectives de contribution en matière de pédagogie et avec les MooCs hybrides, et aussi concernant des projets de FabCities en France.

Au niveau international, outre la charte initiale du MIT, le réseau des FabCities dans lequel Rennes Métropole est reconnue, défend des modèles plus résilients pour les territoires. Les pratiques des FabLabs sont donc très inspirantes pour ces nouveaux modèles plus sobres. Avec ce réseau FabCity, le LabFab échange régulièrement avec d’autres Métropoles inspirantes sur le numérique comme Barcelone ou Montréal.

Le LabFab est soutenu par Rennes Métropole et notamment via son Service Numérique qui consacre du temps pour accompagner l’animation de ce réseau sur des enjeux d’intérêt public.

Message de Yann Huaumé, Vice Président de Rennes Métropole au numérique:

L’enjeu d’acculturation au numérique pour tous est un pilier de notre territoire. Pour y répondre, un premier niveau d’intervention de la Métropole s’adresse aux “personnes très éloignées du numérique”, de plus en plus exclues par la digitalisation et la dématérialisation des procédures.
Un deuxième niveau, qui s’apparente à une démarche de découverte de la “culture numérique”, permet d’acculturer l’ensemble de la population et leur donner confiance dans les usages du numérique”. C’est dans ce cadre que depuis presque 10 ans, le LabFab développe des actions et des projets, inscrits dans des pratiques d’éducation populaire, où les citoyens et acteurs du numérique, cohabitent et se fabriquent une culture commune. Comme vous pourrez le lire dans ce bilan, les Labfabs ont su porter de nombreuses initiatives et ont démontré, s’il le fallait encore, leur agilité et leur résilience durant cette année 2020 si singulière.
Pour faire émerger cette « culture numérique », ce bilan 2020 rappelle qu’il est essentiel de mettre en réseau les acteurs et de partager les compétences. Aussi, en troisième niveau, les plus initiés participent ici à la création et la participation de démarches innovantes dans des espaces ou évènements de «fabrique numérique» que sont les Labfabs.
En continuant de garantir ces trois niveaux d’accompagnement, Rennes Métropole avec le LabFab soutien et accélère la transition numérique du territoire, dans un schéma où chacun a sa place, condition sine quo none d’une culture numérique inclusive.”

 

1. Les Labfabs – Synthèse de l’année 2020

Introduction :

L’année 2020 a été une année particulière pour tous avec la pandémie mondiale de COVID-19.

Les mesures de confinements, que ce soit de Mars à Mai, ou encore de Novembre à Décembre, ont bouleversé les activités des LabFabs. Celles-ci sont généralement en présentiel, car la fabrication numérique offre la possibilité de se reconnecter avec les objets tangibles et de concevoir et construire à plusieurs un projet. Une “riposte créative” a néanmoins eu lieu grâce aux FabLab Managers et aux membres fréquentant ces lieux qui ont fait preuve d’imagination, de détermination et de rigueur pour continuer à produire et partager des projets et des compétences. Il est intéressant d’observer cette réaction et d’en retirer des signaux potentiellement préfigurateurs de nouvelles pratiques.

Les LabFabs ont été obligés de fermer leurs portes puis, dans le cadre du second confinement, de recevoir de manière très exceptionnelle pour certains, du public professionnel sur réservation uniquement. Une grande agilité dans les pratiques a été de mise durant cette année, en développant des ateliers en virtuels pour certains, ou en concevant de nouveaux modèles permettant la continuité des activités pour les autres. Sur l’ensemble de l’année, malgré les fermetures obligatoires et le confinement strict, aucun LabFab n’a complètement cessé son activité. Plusieurs facteurs caractéristiques du mode de fonctionnement des FabLabs ont permis cette résilience : des pratiques collaboratives et des échanges numériques déjà bien éprouvés, une répartition décentralisée des machines donc par très petits groupes connectés.

La crise sanitaire a mis en lumière ces pratiques avec la production solidaire d’équipements de protection individuelle au mois de Mars, Avril et Mai 2020 aux personnes en contact de publics (commerçants, professions médicales, …).

Source photo: collectif Makers35 visières solidaires

Cela a eu pour effet, bien évidemment de répondre à une carence, et aussi de démontrer la pertinence de ce modèle de fonctionnement (coopération et production entre les acteurs) déjà en œuvre sur le territoire au travers du LabFab. L’ensemble des LabManagers et LabFabs ont pris part à un réseau de production local et régional, regroupant une communauté de 125 Maker.euse.s, pour la plupart usagers du LabFab et équipés d’imprimantes 3D. Cette mobilisation a permis de produire plus de 6000 visières pour les Brétilliens au contact du public. Le LabFab a assuré une partie de la coordination régionale de ce mouvement participatif pour la production, la logistique (matière première, connexion production/demandeurs, distribution sécurisée) et le lien aux institutions (BDI, Région Bretagne) chargées de passer à l’échelle en impulsant les industriels locaux.

Cette année, les LabFabs ont aussi continué à développer des projets qui ont rayonné à l’échelle territoriale par leur impact et leur valeur, ou, par des partenariats avec des acteurs rennais, comme des grands groupes, des associations, des écoles, … Ils se sont aussi structurés suivant leurs profils et leurs cibles (LabFabs universitaires cherchant à diffuser les pratiques de la fabrication numérique dans les cursus, LabFabs associatifs ou entrepreneuriaux cherchant un modèle économique et diffusant auprès de leurs partenaires, …), tout en cherchant à se diversifier et élargir la communauté de prototypeurs sur le territoire.

Le maintien des activités durant cette période contrainte a permis de continuer à faire découvrir la fabrication numérique, d’acquérir et partager des compétences ou même de réaliser leur projet (DataMix, WorkShop Textile connecté, création de jeux GameJam, OpéraMorphose, OctoberMake …etc), notamment par la pratique des OpenLabs (moment d’ouverture à tous des lieux) ou d’animations à distance, en virtuel, le développement de MooCs (courts hybrides en ligne et en présentiel dans les LabFabs avec plus de 200 000 participants à date), le développement de contenus libres en ligne, …

Le LabFab a participé à OctoberMake (rendez-vous des FabLabs en France, exclusivement en ligne cette année) et notamment animé la séance sur les FabCities.

TechInn’Vitré, du 14 au 16 Février : Le seul événement auquel les membres du LabFab ont participé physiquement en 2020

 

  • Ce bilan dresse en 2 parties les actions en lien avec le LabFab, tout d’abord par lieux affiliés à la charte LabFab puis par projets fédérateurs.

Les données concernant les membres du LabFab se trouvent ouvertes sur le portail de Rennes Métropole: https://data.rennesmetropole.fr/explore/dataset/adresses_labfab/information/

 

Le LabFab de l’EESAB :

Le LabFab de l’EESAB, situé au sein de l’École Européenne Supérieur d’Arts de Bretagne a accueilli un nouveau LabManager en Février 2020 après le départ de John Lejeune qui avait participé au montage initial du projet.

Ce renouvellement ouvre de nouvelles perspectives dans ce lieu reconnu dans le monde des fablabs.

Un premier temps en 2020 a consisté à remettre en place l’espace. Celui-ci reste sommaire réparti en 2 lieux au sein de l’École. Il était nécessaire de revoir l’aménagement afin de rouvrir au public dans de bonnes conditions (avec une maintenance des machines, redéfinition des espaces, …).

Source photo: EESAB

Le projet du LabFab de l’EESAB est structuré autour de trois axes :

  • développer des projets étudiants ou internes à l’école, en considérant l’atelier LabFab et son manager comme une ressource pour toutes et tous au sein de l’EESAB ;
  • un volet grand public, au travers des Openlabs du LabFab de l’EESAB, tous les vendredis de 9h à 18h. L’enjeu de ces Openlabs, pour l’École, est d’ouvrir les travaux des étudiants et enseignants vers le territoire. Cette démarche permet d’imaginer de nouveaux projets très concrets (urbanisme, environnement, inclusion, …). Ainsi, des liens sont déjà initiés avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat ou encore l’association My Human Kit sur l’accessibilité pour les personnes handicapés.
  • un volet Recherche où l’outil LabFab vise à décloisonner les relations entre chercheurs et étudiant·es, acteurs économiques (entreprises), pouvoirs publics (collectivité), société civile (associations et collectifs) et population (ateliers et interventions dans l’espace public). Les liens se tissent progressivement par les projets.

L’ensemble de ces axes est actuellement mis en œuvre par le nouveau FabManager qui pourra s’appuyer sur le réseau du LabFab pour collaborer à cette démarche et percoler sur le territoire. Depuis son ouverture, le LabFab de l’EESAB a reçu le soutien de Rennes Métropole par subventions, et une inscription en ce sens a été à nouveau formulée au budget 2021.

Le lien vers le carnet du LabFab de l’EESAB : https://www.eesab.fr/rennes/labfab-laboratoire-de-fabrication-numerique/

Exemple de projet : Partenariat Euroshelter – Utilisation de matériaux composites de type “sandwich pour le design avec l’entreprise rennaise basée à la Courrouze.

Les projets ont été présentés au Salon “Materials and Light”, au Carreau du Temple les 8 et 9 septembre 2020.

Maquette en impression 3D pour un mobilier extensible.

 

 

Le LabFab de la Maison des Associations :

Cette année, le LabFab de la MDA, porté par l’association Bug, a poursuivi le développement de projets pédagogiques issus des marathons créatifs. La fabrication numérique nécessite encore de s’illustrer avec des projets simples et très concrets pour donner à voir ses potentiels à un plus large public.

Le projet ViaBird est un exemple significatif. Il a été prototypé en 2 jours lors d’EuropeReMix en mai 2018 avec 5 autres projets. L’idée est simple : il s’agit d’une mangeoire qui prend en photo les oiseaux pour les identifier et permettre ainsi de cartographier la présence des volatiles.

Dessin : @Lizuka

La réalisation de ce dispositif se veut accessible pour un large public et permet de toucher concrètement les phases de construction (idéation, design, prototypage) d’un projet et quelques “briques” du numérique : composants électroniques, données, connexion, intelligence analytique (IA), BOT (agent conversationnel), …

Ce projet a été itéré en 2019 et 2020 pour aboutir aujourd’hui à un projet fonctionnel, ouvert (licence libre) et réplicable (composants simples, bas coût). Des partenariats avec le LabFab de l’Epitech de Rennes, la Maison de Quartier La Touche et la participation de bénévoles ont permis de tester et mettre au point des ateliers. L’association BUG dans le cadre d’un partenariat avec la ville de Rennes coordonne les programmes numériques des différentes Maisons de Quartier de Rennes et permet ainsi la diffusion des pratiques issues du LabFab.

Ce LabFab, ouvert en OpenLab le mercredi et le samedi, propose des ateliers à destination de tous. Hors période de contrainte sanitaire, l’affluence des visiteurs est au rendez-vous. L’emplacement au cœur de la ville permet de drainer un public de curieux.

Pour faire participer les visiteurs et les inciter à revenir, des animations sont très ludiques sont régulièrement proposées (ex : décorations de Noël en mode “Do It Yourself” avec un dessin numérique et la découpeuse Laser). Les plus fervents peuvent capitaliser les savoir-faire acquis sur une plateforme de badges de compétences. Ils peuvent ainsi faire valoir leurs pratiques des OpenLabs : découverte du monde des LabFabs, utilisation de découpeuse laser, programmation d’un objet connecté, …

Cette plateforme mettant en avant les badges de compétences s’appuie sur le dispositif Open Badges. Celui-ci créés en 2011 par la fondation Mozilla, fournit un système d’accréditation qui vise à faire la promotion de la reconnaissance des compétences et des réalisations acquises par le biais d’un apprentissage formel et informel.

L’intérêt d’ouvrir la plateforme se trouve dans la possibilité d’accueillir d’autres émetteurs de badges qui peuvent être des écoles reconnues, des programmes para-scolaires, des cours en ligne ouverts. Ils délivrent ceux-ci selon différents niveaux, certains symboliques et motivationnels, d’autres soumis à des conditions d’obtention plus rigoureuses.

Le lien vers la plateforme de badges : https://badges.bzh/ (détail dans la 2e partie de cette note sur les actions collectives portées par le LabFab).

Le LabFab de la MDA a aussi joué un rôle au cours de la mobilisation des Maker.euse.s pour faire face à la pénurie d’équipements de protection au Covid19, en mettant à disposition un espace pour collecter, stocker et distribuer les visières produites et ainsi faciliter la coordination et la distribution aux professionnels. Cette opération est abordée dans la Section 2 de ce document sur les actions collectives portées par le LabFab.

Enfin, l’association Bug a décidé cette année de créer un nouveau format dans le cadre de Fabrique!. Les années passées, Fabrique! était un événement sur 3 jours rassemblant les Makers et FabLabs pour montrer leurs projets à un public scolaire le vendredi et aux familles durant le weekend. Très populaire, (soutenu par Rennes Métropole via une convention et une subvention : 25 000€) cet événement a su cultiver une audience croissante : environ 4 000 participants en septembre 2019 et plus d’une cinquantaine de collectifs venus présenter leurs projets numériques en lien avec l’éducation. Les conditions sanitaires ne permettant pas d’organiser un évènement grand public ni la tenue d’ateliers en ville, il a fallu ré-inventer un format. Bug a conçu et réalisé une série de vidéos afin d’aborder la fabrication numérique de façon très pédagogique et en utilisant les codes des influenceurs sur les réseaux sociaux afin de capter un large public. La fin de l’année 2020 a donc permis d’initier ce nouveau format avec par exemple des vidéos en test. Des précisions sont apportées dans la Section 2 de cet article car cette initiative a vocation à être co-élaborée par les autres membres du LabFab.

 

Le LabFab de l’IMT Atlantique :

L’IMT Atlantique est l’une des structures à l’origine du LabFab consciente de l’enjeu de sortir les ingénieurs de leur sérail. Par cet engagement dans le réseau LabFab, des compétences en télécommunications et en informatique ont été rendues accessibles à des non-ingénieurs grâce à un investissement remarquable dans la pédagogie. Le cheminement des ingénieurs vers un public mixte et néophyte est également à apprécier. En apportant une touche de créativité, des projets très originaux et représentatifs de “l’esprit LabFab” ont vu le jour. On pense notamment au projet La Boite qui est un petit afficheur. Celui-ci se fabrique aisément et à faible coût (environ 20€). Il permet de comprendre le parcours d’une donnée depuis sa fabrication (avec un capteur), en passant par son stockage (…dans quel datacentre ? et selon quel format ?), l’application qui la libère, jusqu’à son affichage qui rend possible de multiples formes de représentation. Il n’est plus nécessaire d’être un codeur spécialisé en base de données. La Boite permet, par exemple, d’afficher dans combien de temps un bus arrive devant la Mairie de Saint Sulpice la Forêt, car les données sont accessibles. Cette démarche devient vraiment intéressante lorsque La Boite affiche des données d’origines diverses ce qui permet d’agir sur le comportement de son propriétaire pour avoir des pratiques plus vertueuses (mobilité, énergie, …). Les outils simples mis à disposition abaissent la barrière à l’entrée pour accueillir un plus large public et dépasser la surface de l’écran pour s’immiscer dans le fonctionnement du numérique.

Le projet La Boite :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Documentation : https://wikifab.org/wiki/Labo%C3%AEte_-_affichage_de_la_qualit%C3%A9_de_l%27air

Malheureusement, l’IMT ne disposait pas encore d’un espace sur son Campus en capacité d’accueillir un public extérieur. La construction d’un espace LabFab est en cours de concrétisation et devrait ouvrir en 2021. Un nouveau responsable de LabFab vient d’être recruté dans cette perspective.

Les membres du LabFab de l’IMT se rendent dans les autres espaces de fabrication numérique et durant les événements proposent des ateliers. Les OpenLab vont enfin pouvoir se structurer dans ce nouveau lieu, et la fabrication numérique et toutes ses pratiques, notamment le prototypage va pouvoir s’ancrer plus encore dans l’enseignement de l’IMT. La formation d’ingénieurs s’adapte à notre société avec plus frugalité (itérations, surcyclage, sobriété by design, licence ouverte pour plus de modularité, etc). Ce nouvel espace LabFab sera accessible au grand public, et disposera d’un plateau d’une cinquantaine de mètres carrés. Dans l’attente de ce lieu, et en continuité avec l’activité historique de l’IMT, des ateliers pédagogiques sont en cours.

Les MooCs hybrides ont été développés à Rennes depuis 2015 et en collaboration avec d’autres centres de recherche. Ils ont rapidement rencontré leur public à travers le monde. En effet, l’originalité provient du format hybride qui ne laisse personne seul bloqué face à son écran. Participer à un MooC donne la possibilité de rentrer dans une communauté composée de professionnels et d’amateurs d’horizons très divers. Des rendez-vous réguliers sont organisés dans les LabFabs (ou en visio lors des phases de confinements).

En lien avec Pôle emplois et avec une dizaine de personnes volontaires en recherche d’opportunité professionnelle, la pertinence des MooCs hybrides a pu être expérimentée en distanciel et en présentiel dans les LabFabs rennais d’Octobre 2019 à Février 2020. Cette mise en application de MooC hybrides continuera à être mise en œuvre en début 2021 sur un nouveau sujet : l’énergie et les nanogrids.

 

L’EduLab Rennes 2 :

Cette année, l’EduLab Rennes 2 a encore proposé une programmation riche d’ateliers, en complément des ouvertures en OpenLabs tous les mercredis et les vendredis. Il s’agit d’un espace qui s’affirme dans la conception pédagogique avec une attention forte sur l’apprentissage collectif. Proposés à partir de la rentrée de Janvier, des ateliers ont concrètement été mis en œuvre au format workshop, visant à designer et créer des projets en petits groupes. Ce lieu permet aussi la réalisation de petits objets et donc d’y intégrer un travail sur la dextérité des apprenants. On peut noter, parmi ces projets, la couture de masques textiles au mois d’octobre, permettant aux étudiants d’apprendre des techniques de fabrication. Des recherches sur la captation de données environnementales ont conduit à proposer des ateliers pour réaliser des capteurs d’air intérieurs. Ensuite, des travaux ont porté sur des objets de visualisation de données environnementales, permettant de rendre tangible la donnée des capteurs environnementaux développés depuis quelques mois au sein du réseau des LabFabs.

Les contraintes liées au COVID ont obligé, dès le mois de Mars, à proposer des formats distanciels expérimentés durant le premier confinement en remplacement des ateliers présentiels prévus : ce format a permis d’élargir la participation et de réunir des maker.euse.s de différents territoires en France ; des personnes du Sud de la France, de l’Est, de tous les âges ont pu ainsi participer aux workshops proposés, rendant les échanges très riches grâce à cette diversité !

Au mois de Septembre, l’EduLab a aussi été impliqué, au titre du LabFab, dans l’évènement OpéraMorphose, organisé par l’Opéra de Rennes. Ce marathon créatif que l’on nomme aussi ReMix, a eu pour terrain de jeux l’Opéra et ses interactions avec le public. Il s’est tenu sur 72 heures, mobilisant une quarantaine de participants volontaires et aux compétences et profils complémentaires (professionnels, artistes, usagers, …). L’EduLab a ainsi pu accompagner techniquement les projets, afin de prototyper et rendre tangibles les idées issues de ce ReMix. Cette étape est fondamentale dans ce type d’événement lorsqu’il faut transformer les idées en prototypes. Les LabFabs sont alors très utiles avec leurs machines et leurs techniques pour précipiter cette transformation.

Lien vers OpéraMorphose: https://www.opera-rennes.fr/fr/participantes-et-participants

Le LabFab du Pôle Numérique Rennes Beaulieu (PNRB) :

Le LabFab du PNRB est resté fermé depuis Janvier 2020, à la suite de la dissolution de l’Université Bretagne Loire qui portait le projet de Laboratoire de Fabrication numérique. Pourtant cet espace, de 2016 à 2019, avait su trouver sa place grâce à des animations et une connexion à des laboratoires de recherche pour en être le lieu de prototypage.

La Pôle Numérique a été repris par l’Université Rennes 1. Le recrutement d’un.e LabManager est en cours, pour une réouverture annoncée du LabFab sur le premier semestre 2021. Des temps d’échanges sont à prévoir pour faciliter l’intégration de ce (re)nouveau LabFab dans le réseau.

 

Le LabFab de l’IETR:

Ce LabFab avait principalement suivi le projet de véhicule open source avec l’appui des autres membres du réseau. Depuis 2016, ce programme intitulé CampOSV, pour Open Source Vehicule, s’est construit grâce à l’organisation de différents hackathons. Ces événements ont permis de se connecter à une communauté mondiale et locale, de mixer des compétences d’une vingtaine de Labo de recherche, et de contribuer à identifier notre territoire sur l’innovation et les mobilités. Par exemple, en 2018, CampsOSV a eu lieu sur le site de PSA La Janais.

Ressources: https://camposv-labfab-ur1.ietr.fr/

Malheureusement, l’année 2020 n’a pas permis au regard des conditions sanitaires, de maintenir les évènements physiques. Mais des développements ont été réalisés au cours de l’année par chacun des contributeurs au projet. Ainsi, les projets de connectivité du véhicule, de visualisation d’un panneau de contrôle ont été développés à distance, dans cette logique de contribution ouverte.

À noter, le soutien attribué par Rennes Métropole, via l’enveloppe ITI FEDER pour concrétiser ce projet.

Le départ de la LabManageuse, Valérie Guichon, et relai du LabFab sur le projet CampOSV, fin 2020 amène à une réorganisation du projet. Des échanges auront lieu au début 2021 pour assurer la suite du projet.

 

Le Hub Epitech :

Après un réaménagement au cours de l’année 2019, le Hub Epitech a continué ses activités, en accueillant le public durant les OpenLab tous les Mercredis, en impliquant les étudiants à l’animation du lieu et à son développement, et aussi en s’appuyant sur les ressources du Hub pour le développement des projets étudiants.

Cette année a été marquée, pour le Hub Epitech, par la finalisation du projet ViaBird par les étudiants d’Epitech ou encore la participation au projet Narcisse du LabFab et d’ENEDIS.

Article: http://www.labfab.fr/des-flower-makers-au-labfab/

 

Aussi, durant le premier confinement, le Hub s’est investi dans la création de visières, au même titre que les autres LabFabs, en distribuant les productions auprès des publics sur la commune de Pacé.

Source photo : epitech.eu

 

L’événementiel a été largement maintenu, en présentiel et à distance selon les contraintes de confinement.

Ces événements sont ouverts et l’agenda peut être consulté ici : https://openagenda.com/epitech?oaq%5Bwhat%5D=rennes&oaq%5Bpassed%5D=1&oaq%5Bcategory%5D=hub

 

L’Etrillet Fairtils à Bruz :

Le LabFab de l’Etrillet continue ses activités autour d’ateliers ou de stages autour de sujet liés à la nature. Ce lieu au Sud de la commune de Bruz dispose d’une large surface qui permet à des projets ayant une envergure physique importante de se développer. Par le passé des événements, notamment autour des LowTech, avaient été montés avec l’Etrillet.

La crise sanitaire a également fortement impactée les activités de l’Etrillet.

Il s’agit d’un projet privé, avec un partenariat mis en œuvre avec l’EESAB, autour du prêt d’une fraiseuse à commande numérique. L’EESAB reconfigure son projet de LabFab avec l’arrivée d’un LabFManager (cf paragraphe sur l’EESAB). De ce fait, ce partenariat est en train d’être revu.

Un programme est à reconstruire avec l’Etrillet sur l’année 2021 en envisageant de nouveaux formats aux activités si la crise perdure.

 

L’Atelier Partagé de Betton :

Le LabFab de Betton est ouvert depuis 2018. Dès l’ouverture du lieu, une cinquantaine de membres composait l’association. Il est porté par l’association l’Atelier Partagée qui continue à faire vivre cet enthousiasme initial tout en se structurant par la réalisation de nombreux projets. L’association tisse des liens avec des acteurs déjà inscrits dans l’écosystème local, par exemple, collabore avec la médiathèque de Betton, mais aussi, a ouvert un Repair Café. Des pistes nombreuses sont à explorer à l’échelle de la Métropole, notamment sur le surcyclage ou encore le prototypage de jardins partagés.

Source photo: Ouest-France

 

Ce modèle de LabFab dans une commune de la périphérie de Rennes est intéressant à observer. Il s’appuie sur l’impulsion d’une dynamique locale qui reste à accompagner. Le réseau LabFab est une opportunité pour détecter, mailler les initiatives et aider le développement de projets dans les communes de Rennes Métropole.

Les OpenLab sont ouverts le mardi, mercredi, jeudi et samedi.

 

My Human Kit :

L’association MyHumanKit a développé de nombreux projets cette année, en lien avec la crise sanitaire, mais aussi en continuité de leurs activités : des partenariats avec le Conseil Départemental d’Ille et Vilaine dans la sensibilisation à la fabrication numérique dans les collèges, un OpenLab tous les jeudis, une implication dans le développement du futur EduLab de l’Hôtel Pasteur, un partenariat avec les Réseaux Francophonex des FabLabs de l’Afrique de l’Ouest, …

L’association a organisé un nouveau Fabrikarium, hackathon de trois jours, en partenariat avec ArianeGroup. Il consiste à mélanger différentes compétences pour répondre au besoin d’une personne en situation de handicap. Ce Fabrikarium a fait se réaliser 4 projets (un exosquelette “pouce index” pour faciliter la saisie d’objets, un joystick adapté à toutes les forces, une machine à lire pour personnes malvoyante, ou encore un dispositif de mobilité douce en tricycle). L’ensemble des projets, comme pour les précédents fabrikarium, sont accessibles sur le wiki de l’association.

https://myhumankit.org/actualite/le-fabrikarium-my-human-kit-arianegroup-un-peu-plus-pres-des-etoiles/

 

L’Atelier Commun :

L’Atelier Commun anime des temps d’OpenLab tous les mercredis et le vendredi, et accueille les professionnels le lundi et le mardi. Situé au sein de l’atelier de la Belle Déchette, le lieu a développé une forte compétence autour du réemploi, et notamment, autour du recyclage du plastique, au travers du projet Precious Plastic (projet international visant à mettre à disposition des citoyens des machines de recyclage et les méthodes pour reproduire des objets à partir de plastiques recyclés).

L’Atelier Commun a ainsi développé récemment une méthode pour la réalisation de plaques de plastique issus de l’impression 3D, et pouvant être utilisées à la découpe laser.

Source : Atelier Commun

Ces expérimentations font partie d’un programme lancé fin 2020 par l’Atelier Commun, “écoFab”, visant à accompagner les acteurs de la fabrication numérique vers la transition écologique et l’économie circulaire à l’échelle de la Bretagne. Une première expérimentation, financée par Rennes Métropole, devait se lancer au travers d’un événement en Novembre dernier, repoussé du fait du reconfinement. Un lancement se prépare pour le printemps 2021.

LabFab de la Volumerie

Situé à mi-route entre Rennes et Saint-Brieuc, le LabFab de la Volumerie s’est spontanément raccroché au réseau LabFab, de par ses activités et partenaires.

Les connexions sont en cours avec les autres FabLabs sur le département des Côtes d’Armor (Lannion, Rostrenen, Saint-Brieuc, …)., en lien avec le Conseil Départemental. Les liens sont déjà importants entre les FabLabs en Bretagne, et la présence de réseaux sur les territoires permet de renforcer ces liens.

La participation de la Volumerie au sein du réseau LabFab est très active cette année encore.

En plus de l’animation d’OpenLab les mercredis et vendredis, le LabFab a participé avec l’EduLab à l’évènement OpéraMorphose en Septembre 2020. Comme tous les LabFabs, la Volumerie s’est engagée dans la production de visières solidaires lors du confinement des mois de Mars et Avril, en les distribuant aux commerçants et professionnels de Broons.

Malgré une année 2020 pouvant être compliquée, l’activité du LabFab de la Volumerie et de l’entreprise accueillant ce LabFab est très encourageante. Ce modèle de fonctionnement entre une entreprise et un lieu de fabrication numérique dans une commune rurale est à observer et plusieurs FabLabs en France s’en inspirent.

 

Comme un établi :

Le projet Comme un établi, initialement porté par une équipe de trois personnes, s’est concrétisé au cours de l’année 2019. D’une part, il rassemble déjà un grand nombre d’artisans à la recherche de modèles coopératifs pour développer collectivement leurs activités. D’autre part, les porteurs du projet ont souhaité s’inscrire dans la dynamique du LabFab persuadés des liens à consolider entre les Makers.euses et les artisans. Ensuite, cette coopération s’est traduite par la constitution d’une association dans laquelle sont impliqués les artisans et d’autres membres amateurs. Cette association préfigure une société coopérative et Rennes Métropole accompagne cette démarche au titre de son soutien à l’économie sociale et solidaire.

À l’origine, le projet était d’ouvrir un lieu pour et par les artisans. Un lieu de 1200m² a été acquis par les services de la Ville de Rennes, afin d’accueillir ce projet, et a été remis à l’association à la sortie du premier confinement en Mai dernier. Cet espace dispose d’un volume conséquent. S’en est suivi des travaux d’aménagement coopératifs, afin de permettre de recevoir et d’installer les machines, et surtout, aux artisans de prendre place au sein de l’établissement.

Différents pôles sont en cours de construction : pôle bois, pôle métal, salle dédiée au textile, espaces à établis. Le lieu abritera également des espaces communs : cuisine partagée, espace de coworking, salles de réunion, studio photo, salle de résidence et même un camion en location.

L’association s’est transformée en octobre dernier en société coopérative de type SCIC, permettant de partager la gouvernance du lieu et de l’entreprise, avec plus de 80 sociétaires. Aujourd’hui, une douzaine d’artisans travaillent dans le lieu, dans des domaines variés tels que : métallerie, menuiserie, charpente, ébénisterie, chaudronnerie, tapisserie d’ameublement, bijouterie et même une fabricante d’abat-jour !

D’abord ouvert aux artisans sociétaires, Comme un établi souhaite s’élargir à un large public en début 2021, suivant les évolutions des conditions sanitaires.

Les artisans résidents de Comme Un Etabli

La « Volière », la grande place de Comme Un Etabli avec ses murs en pans de bois traditionnels

Le MobiLab :

Projet lauréat de l’AMI Fabrique de Territoire, lancé en 2019, le MobiLab vise au développement de la fabrication numérique sur le quartier du Blosne à Rennes. Monté en partenariat avec Rennes Métropole et IDLV (porteurs du LabFab l’Atelier Commun), un LabFab itinérant s’est lancé en Septembre 2020, avec l’acquisition de l’ensemble du matériel (vélo, outillage, machines, …) et la rencontre avec les structures partenaires sur le quartier (écoles, Maison du Projet, …).

Le vélo cargo du MobiLab, pour aller au-devant du public.

 

Ralenti par le re-confinement, les mois de Novembre et Décembre ont été consacrés à investir un local dédié pour accueillir le public en OpenLab “fixe” sur le quartier du Blosne, en proximité des locaux de la Maison des Squares, et à définir la programmation pour l’année 2021. Plusieurs projets sont en train d’être écrits pour cette nouvelle année : création d’un kit de sérigraphie mobile avec des jeunes suivi·e·s par le CDAS avec une résidence de Macula Nigra, collaboration avec l’association Oodaq, animation avec les Petits Débrouillards cet été, cycle d’initiation à la fabrication 3D à destination des filles et des femmes. Les habitant·e·s du quartier commencent à pousser la porte et à s’approprier ce nouveau lieu.

Là encore, le réseau du LabFab sera un atout pour multiplier les forces pour faire aboutir ce projet.

 

Lab’o Cesson :

Le Lab’o Cesson poursuit son activité en proposant des stages ateliers (modélisation 3D, impression, Fabrication de savon, Soudure à l’arc et électrode enrobée, …) et notamment via un partenariat avec l’association MyHumanKit. L’association a ainsi proposé sur l’année 2020 des ateliers d’initiation à la permaculture.

 

 

Le Lab’o Cesson anime une Repair Café. C’est un lieu où du matériel et des compétences sont mises à la disposition de tous, gratuitement, dans le but d’aider à réparer de l’électroménager, du matériel informatique, des vélos … Les bénévoles sont là pour aider. Les appareils repartent pour une nouvelle vie, évitant ainsi de générer des déchets inutiles.

Le Repair Café est gratuit et ouvert à tous. Tous les derniers mercredis de chaque mois de 18h à 21h, sauf exceptions (et contraintes sanitaires). Le Lab’o Cesson est officiellement membre du réseau des Repair Cafés.

Les EPN :

Ne pouvant ouvrir de manière fluide au public, les Espaces Publics Numériques de Bréquigny, de la Maison de Quartier La Touche et de la Bellengerais, ont été eux aussi perturbés par les contraintes sanitaires en 2020. Des OpenLabs ont été maintenus sur une partie de l’année, les mercredi après-midi et jeudi pour certains.

Coordonnées par l’association Bug, les Espaces Publics Numérique ont participé à la mise en place des vidéos “Fabrique!” publiée sur Youtube, mais aussi dans la concrétisation de projets communs (ViKart, Mangeoire connectée, …).

Vikart: le kart open source, fabriqué par les différents LabFabs et “customisable”.

 

 

D’autres projets en conception:

Plusieurs acteurs du territoire ont en réflexion ou en conception un projet de FabLab. La gestation est longue pour Rennes School of Business ou pour l’INSA. Il faut continuer à tisser des liens avec le LabFab pour identifier les opportunités.

Le Lycée de la Lande du Breil (agricole et horticole) s’est étendu en 2020 et intègre un espace d’idéation et d’expérimentations “The Land” sur son campus de Rennes – Beauregard. Le Directeur a été rencontré et des liens devraient naturellement se construire avec le LabFab.

L’appel à projet IDE@L lancé par l’Université de Rennes, en interne, visant à financer de nouveaux lieux et de nouvelles méthodes d’apprentissages, pourra aussi favoriser l’ouverture de nouveaux LabFabs en Université. Les premières sollicitations de porteurs de projets témoignent d’un intérêt pour le monde universitaire de développer des liens avec le LabFab et les compétences qu’on y retrouve.

The Land: Laboratoire et espace d’idéation

2. Les actions collectives du labfab étendu

    • La structuration du collectif, de l’association et de la démarche :

Le service numérique de Rennes Métropole, par sa coordination, s’appuie sur les trois organes (les lieux, les leaders de compétences, l’association LabFab) afin de structurer la démarche du LabFab étendu sur le territoire de Rennes Métropole. Cette démarche est singulière car aucun autre territoire excepté Barcelone, n’a positionné son intervention à ce niveau. Les territoires soutiennent généralement un ou deux espaces de fabrication numérique. Sur Rennes Métropole, l’intensité est mise sur le collectif.

Pour que le dispositif fonctionne, il faut des éléments communs. L’ensemble des processus qui font l’articulation du LabFab sont constamment en cours d’évolution, pour donner au réseau une agilité et lui permettre de se développer. La dynamique est ainsi coordonnée par le Service Numérique de Rennes Métropole pour constituer un projet de territoire visant à développer les pratiques numériques.

  • Les LabFabs :

Le réseau du LabFab étendu regroupe 16 lieux affilés à une charte. Cette charte, à l’initiative de Rennes Métropole, permet de rassembler une pluralité de structures qui portent ces lieux. Chaque projet s’inscrit dans la globalité du dispositif au bénéfice d’un projet de territoire et les actions engagés par chacun se complètent. Tous ces lieux sont un atout pour notre territoire pour mettre en capacité un maximum de citoyens par la fabrication numérique, pour collaborer à la co-construction de projets à la recherche de résilience (énergie, matière, espace, temps, compétences, …). Ils s’engagent collectivement dans des actions de médiation numérique par la pratique (Faire).

Chacun des lieux signataire de cette charte avec Rennes Métropole peut donc bénéficier de la dynamique collective.

Chacun de ces lieux développe son propre modèle économique, et reste souverain sur ses activités : Rennes Métropole étant facilitateur dans leurs démarches, dans la recherche d’un modèle économique, dans la mise à l’échelle des projets ou encore dans la coopération avec des LabFabs ou structures du territoire et d’ailleurs.

La charte du LabFab: http://www.labfab.fr/wp-content/uploads/2017/01/Charte-Affiliation-LabFab-2017.pdf

 

  • Les LabManagers, le collectif :

Les LabManagers (ou Responsables d’animations d’un LabFab) sont employés par les structures qui hébergent l’espace de fabrication numérique. Une animation par le Service Numérique depuis une dizaine d’années a permis de constituer un collectif avec les LabManagers. Ces personnes physiques, de par leurs responsabilités professionnelles, sont engagées dans leur projet de LabFab et dans le LabFab étendu (maillage de LabFabs).

Les LabManagers sont très compétent.e.s et volontaires allant jusqu’à s’engager très souvent sur leur temps personnel, pour promouvoir et mettre en pratique des projets de Fabrication Numérique sur le territoire, en continuité de leurs activités professionnelles. Ils coopèrent activement dans les initiatives lancées par Rennes Métropole et  sont les relais de proximité lors des différentes manifestations: Ateliers, marathons créatifs, événements “grand public”, …etc.

  • L’association :

À l’initiative des LabManagers, une association LabFab a été créée en 2017. Cette structure, qui regroupe uniquement des personnes physiques travaillant dans les LabFabs, à deux buts :

  • permettre la mise en place collective de partenariats avec de grands groupes ou associations du territoire avec l’entité “LabFab étendu”. Ce type de partenariat ne serait pas envisageable à l’échelle d’un seul LabFab.
  • faciliter la mise en œuvre des projets des LabManagers, en permettant aux membres d’acheter en ligne ponctuellement du matériel à l’étranger, sur validation collégiale, permettant plus d’agilité que les processus internes habituels des structures hébergeant des LabFabs.

L’association LabFab perçoit uniquement ses ressources de partenariats avec des acteurs économiques qui souhaitent participer à des événements de type ateliers de fabrication numérique ou marathon créatif. Ces acteurs peuvent également apporter des ressources concrètes comme des équipements, de la matière (physique ou immatérielle comme des données) ou des expertises. Cette structure associative n’a aujourd’hui pas vocation à développer une activité économique et vendre des prestations. Elle n’a pas de dépenses de fonctionnement importantes (excepté l’achat de petit matériel partagé ou de composants pour un atelier, de frais de déplacements pour représenter le LabFab par ses membres).

Cette association n’est pas financée par Rennes Métropole. Les LabManagers sont des interlocuteurs du Service Numérique de Rennes Métropole dans le cadre de développement de partenariats, pour la mise en place de projets qui impliquent de nombreux LabFabs.

Le LabFab porte par exemple la programmation des ateliers de construction des capteurs citoyens sur la qualité de l’air. Le contenu pédagogique a été co-développé par plusieurs LabFabs selon leurs champs de compétences. L’éditorialisation du programme en lien avec d’autres acteurs (MCE, AirBreizh, Petits Débrouillard, …etc) par exemple, est porté au niveau du LabFab étendu.

Les évènements de type “marathon créatif” ou ReMix sont également porté au niveau du LabFab étendu pour bénéficier d’une plus large audience, d’un maximum de compétences et de ressources dans les communautés de chacun des LabFabs.

L’association regroupe aujourd’hui 20 membres fortement impliqués dans la vie du LabFab étendu de par leurs activités professionnelles et leur passion pour la fabrication numérique.

Les structures suivantes sont représentées: L’atelier partagé de Betton, Comme un établi, Indiens dans la ville, HumanLab, association BUG, Epitech, IMT Atlantique, Universités Rennes 1 & 2, Etrillet, La Volumerie, EESAB, LabO Cesson, Maisons de quartiers de Rennes (Le Blosne, La Touche, Maurepas, Bréquigny …).

Le Bureau de l’Association LabFab est représenté par : Bérengère Amiot, Présidente de l’association, Baptiste Gaultier, Vice-Président, Laurent Mattlé, Trésorier et Richard de Logu, Secrétaire.

 

  • ROLE ET FONCTION DE RENNES METROPOLE

Chacun de ces lieux développe son propre modèle économique, et reste souverain sur ses activités : Rennes Métropole étant facilitateur dans leurs démarches, dans la recherche d’un modèle économique, dans la mise à l’échelle des projets ou encore dans la coopération avec des LabFabs ou structures du territoire et d’ailleurs.

Du temps est consacré à la coordination par le Service Numérique pour faire correspondre les projets à des enjeux territoriaux.

Une animation par le Service Numérique depuis une dizaine d’années a permis de constituer un collectif avec les LabManagers.

Un soutien financier est apporté pour des événements qui fédèrent les LabFabs, par exemple pour Fabrique! ou encore pour acquérir des machines qui serviront à l’ensemble des partenaires (exemple: soutien à l’EESAB et à BUG).

 

  • Action des makers.euse.s durant le COVID

La crise sanitaire a fait apparaître brutalement des besoins en protection individuelle comme par exemple des visières ou des masques. Les Makers à travers le monde ont rapidement mis à disposition des plans en licence libre d’équipements validés par des autorités sanitaires.

Les FabLabs et les Maker.euse.s se sont mobilisés pour commencer à produire des pièces en impression 3D juste avant le confinement mi-mars. La date du confinement a provoqué une forte accélération des demandes pour les métiers exposés.

Des collectifs se sont montés sur les réseaux sociaux et en s’appuyant sur les communautés pré existantes (LabFab, Réseau Français des FabLabs, ou encore en Bretagne les très nombreux FabLabs).

Le collectif “Makers contre le Covid – 35 – Ille et Vilaine – visières et masques solidaires” a ainsi vu le jour le 20 mars 2020. Il permet de recenser en Ille-et-Vilaine les producteurs (FabLabs, Makers) et les demandeurs (métiers exposés). De cette coordination, au travers d’un formulaire d’inscription pour les maker.euse.s souhaitant mettre du temps d’impression 3D à disposition, a permis de définir des zones géographiques sur le département de l’Ille et Vilaine.

Sur le reste de la Bretagne des mouvements similaires se sont montés. Le LabFab s’est mis en lien avec les différents acteurs et notamment les “têtes de ponts”: Brest, Lannion, Auray, Lorient, Concarneau. Aussi, une coordination nationale a été organisée pour documenter et partager les pratiques (plan 3D, validation, prototypes, …). Le Réseau Français des FabLabs (RFF) a nommé un référent par Région. En Bretagne, celui-ci est issu du LabFab. Des échanges ont alors eu lieu avec plusieurs Régions pour bénéficier de leurs expériences (Normandie, Occitanie) et pour partager nos expériences (Grand Est, Ile de France).

Ce mouvement spontané et très généreux de Maker.euse.s doit cependant rester temporaire pour pallier dans l’urgence avec agilité et rigueur aux manques de protections individuelles. Il a donc fallu accompagner une démarche vers les industriels pour faire face aux volumes à produire. Dans ce but, la Région Bretagne a confié à BDI (Bretagne Développement Innovation), la mise en œuvre d’une plateforme numérique recensant l’ensemble des professionnels en capacité de produire via l’impression 3D ou le découpage laser que nous connaissons dans les FabLabs.

Afin de soutenir cette production et l’ensemble de la logistique bénévole, la Région Bretagne a apporté un fonds en soutien aux Maker.euse.s de 30000 euros. Les têtes de réseaux en lien avec les FabLabs et les Maker.euse.s ont perçu ce fonds afin de le redistribuer intégralement. Une répartition géographique s’est organisée en région : 7500 euros pour l’ENSTA de Brest, pour les collectifs finistériens, 7500 euros à la Fabrique du Loch d’Auray, en lien avec les collectifs morbihannais, et 15000 euros à l’association LabFab, en lien avec les collectifs brétilliens et costarmoricains.

Cette coordination a ainsi permis d’anticiper deux enjeux principaux :

  • la pénurie mondiale de matière première (PLA : plastic pour impression 3D), la gestion du stock de matériaux (filaments, tissus) pour les Maker.euse.s, avec une tension forte en raison de la demande brutale à l’échelle nationale et européenne, en passant une commande groupée de matières pour les collectifs et en régulant la distribution (à 2 niveaux: sur le flux et pour éviter une inflation en maintenant un tarif unique en région),
  • le lien avec les acteurs économiques pour assurer le passage à une échelle de production largement supérieure.

 

Le passage à l’échelle s’est opéré au cours du mois de Mai, où des industriels locaux ont pris la main sur des productions massives de visières. On a alors vu opérer une mutation des collectifs de couturières vers la constitution d’entreprises (coopératives), afin de répondre collectivement à des commandes de masques.

Cette production, distribuée, a mis en lumière et en application les principes de la FabCity, mouvement international dans lequel Rennes Métropole et le LabFab sont inscrits. La maturité des réseaux de ces Maker.euse.s a permis cette réactivité face à la crise. C’est sans aucun doute le résultat du travail mené depuis 10 ans maintenant par les pionniers fondateurs du réseau LabFab.

 

  • Les projets structurants
    • Les MooCs:

Les premiers MooCs sur la fabrication numérique ont été initiés par l’IMT Atlantique et des membres du LabFab. Ce parcours se décompose aujourd’hui en 6 MooCs articulés entre –eux.

En quelques chiffres, depuis 2015 :

  • 5 ans que le premier MOOC FabNum a vu le jour,
  • 210 000 inscrits aux MOOC de la Fabrication Numérique (chiffres datant de janvier 2020),
  • 20 000 attestations délivrées (~10%, où la moyenne des MooCs se trouve plutôt vers 5%),
  • 6 MOOC dont un en anglais,
  • 180 certificats émis sur la partie hybride (MOOC + ateliers présentiels).

 

Dans la continuité, un MooC pour apprendre à modéliser en 3D avec Freecad a été conçu, développé et mis en œuvre par l’EESAB-site de Rennes, l’IMT Atlantique, d’autres membres du LabFab et une communauté de développeur.se.s open source. Ils ont travaillé de concert pour concevoir un cours en ligne pour maîtriser le logiciel FreeCAD.

Les apprenant.e.s ont été guidé.e.s pas-à-pas dans le logiciel. Les modèles 3D sont tous issus de diplômé·e·s en design de l’EESAB.

Fin 2019, le MooC est passé  en phase de test avant d’être rendu public. La première session du MooC s’est achevée en janvier 2020; le MooC  a connu un succès inespéré, bien supérieur aux autres MooCs de la fabrication numérique de la même collection.

Teaser: https://vimeo.com/375662014

Quelques chiffres:

  • 8146 inscrits
  • 1733 ont installé Freecad
  • 1320 ont obtenu une attestation de suivi soit 16,20 % quand il est estimé qu’un MooC est très efficient aux alentours de 10% de réussite.

 

La suite en 2020 : Le MOOC a été conçu dans une logique de formation hybride – D’abord le MooC puis pour quelques inscrits la formation en présentiel au LabFab de l’EESAB avec l’accès aux machines. D’autres labFabs pourront aussi accueillir des sessions. Les conditions sanitaires Covid19 n’ont pas facilité la mise en œuvre des séances.

La formation en présentiel intègre l’offre de formation continue de l’EESAB, le dossier est en cours d’inscription.

Il est à noter que ce MooC pour modéliser avec FreeCad bénéficie d’un soutien Européen via les fonds ITI FEDER attribués à Rennes Métropole.

L’ensemble de ces MooCs sont le support pour développer de nouvelles pédagogies, que ça soit en les pratiquant à distance, ou alors, en les hybridant dans les lieux de fabrication numérique.

Source photo : Rennes Métropole

C’est l’expérimentation qu’a réalisé l’IMT de Septembre 2019 à Février 2020 à Rennes, en développant des MooCs hybrides à destination de 12 personnes, dont la moitié en situation de chômage et bénéficiant de la formation dans le cadre d’une réinsertion, recrutés grâce à la participation de WeKer (réseau des Missions Locales) et Pôle Emploi.

La formation proposée par l’IMT-Atlantique s’appuie sur une approche pédagogique innovante, alternant cours en ligne grâce aux MOOC suscités et ateliers présentiels de mise en pratique dans des FabLabs.

L’intérêt de s’appuyer sur le parcours présenté ci-dessus est de pouvoir offrir au plus grand nombre une formation en ligne offrant un tour d’horizon des technologies et méthodologies de la fabrication numérique mais également, en s’appuyant sur le réseau du LabFab étendu de Rennes métropole, d’enrichir les MOOCs avec des ateliers présentiels, permettant de revenir sur les concepts évoqués à distance, grâce aux outils en ligne, et de prendre en main les machines de la fabrication numérique (découpeuse laser, imprimante 3D, électronique, …).

L’IMT Atlantique a proposé ce projet en 2017 auprès de Rennes Métropole, et est soutenu par l’Union Européenne, la Région Bretagne et Rennes Métropole dans le cadre de l’ITI FEDER 2014-2020.

 

  • Capteurs citoyens

Depuis le printemps 2018, le LabFab a animé une trentaine d’ateliers avec entre 5 et 15 participants pour fabriquer un capteur de mesure de paramètres liés à la qualité de l’air. L’année 2020, malgré les conditions peu favorables, a vu une accélération de cette démarche pour s’élargir à l’échelle de la Bretagne.

Pour mémoire : http://www.labfab.fr/faire-son-capteur-et-ensuite/ 

Le modèle construit s’appuie sur le capteur Sensor Community (anciennement Luftdaten).

Ce modèle est libre et convivial car assez simple à assembler. Cet atelier au-delà de l’objet réalisé, est surtout un prétexte pour rencontrer et engager un échange avec des citoyens qui se posent des questions sur le numérique : “c’est quoi une donnée ?” “un objet connecté ?” “comment connecter un capteur ?” “comment visualiser les données ?” “et peut-on les partager ?” etc.

Les résultats en termes de données produites sont directement visualisables sur une carte:

https://rennes.maps.luftdaten.info/#8/48.160/-2.927

Les données sont simplement ré exploitables via une application (API).

Fort de toutes ces expériences de médiation durant l’animation des ateliers, les techniques pédagogiques ont pu être améliorées.

Les ateliers ont été observés par des chercheurs sur la “captologie citoyenne”. Leurs regards ont éclairés et confortés sur la nécessité d’ouvrir très largement les ateliers du LabFab à une diversité de profils. La qualité pédagogique se renforce en puisant dans la diversité des participants les complémentarités à articuler entre elles et qui produisent un apprentissage collectif.

Le LabFab a été sollicité pour rejouer les ateliers de construction de capteurs environnementaux, en Bretagne avec plusieurs partenaires. L’échelle régionale est pertinente sur cette thématique.

Les territoires sont particulièrement intéressés par cette approche pédagogique sur le numérique et par les objets et données produits. Compléter la carte par de nouveaux capteurs permettra d’apporter une connaissance plus précise des caractéristiques de l’air en Bretagne, notamment des déplacements de particules fines. Ces capteurs et données ouvertes seront donc bénéfiques à tous … c’est le principe des communs

Grâce à ces capteurs Low Tech et Low Cost (basse techno, bas coût), le LabFab a pu commencer à hybrider des approches diverses entre les experts historiques sur l’analyse de l’air et des néophytes qui rentrent avec beaucoup de bienveillance dans la démarche. Car la qualité de l’air concerne tout le monde, et particulièrement les personnes les plus vulnérables.

Lorsque le 1er capteur a été installé début 2018, il n’y avait aucune réelle garantie sur la fiabilité des mesures et donc des données. Aujourd’hui, plus de 2 ans après, et avec plus d’une vingtaine de capteurs installés par des citoyens sur Rennes Métropole, la qualité des mesures a pu être validée. L’ouverture de ces données fait également réagir les acteurs historiques qui se doivent de se saisir de cette multitude de sources de captations. Ils doivent aussi penser l’ouverture de leurs données pour permettre des conjugaisons avec les données produites par les capteurs citoyens. Il faut passer dans un mode où les institutions font avec les citoyens. Les ateliers permettent cette mise en  capacité de citoyens et de territoires pour co-produire avec les institutions. Il est donc important de diffuser cette démarche avec une attention particulière en matière de cohésion territoriale à l’échelle de la région car c’est une dimension géographique qui a du sens.

La MCE de Rennes (Maison de la Consommation et de l’Environnement) qui anime la page du Wiki Rennes Métropole sur les capteurs environnementaux a souhaité participer à cette démarche étendue à la Région Bretagne. Car, il subsiste des secteurs non équipés en capteurs et notamment au centre Bretagne.

L’Agence Régionale de Santé accompagne cette démarche au travers d’un soutien adressé à la Maison de la Consommation et de l’Environnement.

Le TiLab (laboratoire d’innovation publique régional) est partenaire. Car cette démarche est un terrain pour promouvoir l’innovation publique en Bretagne. Cet atelier est très apprécié par les agents des collectivités car il permet d’aborder par la pratique des notions fondamentales du numérique: Les données, les objets connectés, les licences ouvertes, et aussi les processus de design d’objets et de services et les usages induits. En 2021, le TiLab accueillera des séances d’ateliers capteurs.

A l’automne 2020, un programme d’ateliers avait été établi avec une quinzaine d’acteurs territoriaux (collectivités, associations, établissements d’enseignement) qui s’occupaient d’inviter les participants.

Les ateliers qui se sont déroulés en présentiel:

  • Janzé (35) , le Jeudi 27 Août, à la Fabrique Janzé ;
  • Iffendic (35), le Dimanche 13 Septembre, au Lac de Trémelin ;
  • Auray (56) , le Jeudi 1er Octobre 18h30, à La Fabrique du Loch ;
  • Quimper (29), aux Portes Logiques, le 6 octobre 18h30;
  • Concarneau (29), au Konk Ar Lab, le Jeudi 8 Octobre ;
  • Vitré (35), au FabLab Le Five, le jeudi 22 octobre …

De nouveaux capteurs sont apparus sur la carte et apporteront une précision supplémentaire à l’ensemble des mesures.

Les autres ateliers fin 2020 (Broons, Morlaix, Pontivy, Baud, Rennes, Saint-Brieuc, …) ont été reportés en raison de la crise sanitaire et des mesures de confinement.

Pour commencer à engager d’autres formats face à cette crise qui dure, un atelier exclusivement en ligne a été testé le 15 décembre 2020. Les composants des capteurs avaient été adressés par colis à la dizaine de participants. Ils ont pu être assemblés durant la séance. Cet exercice est riche d’enseignements sur la pédagogie à adapter. Il faudra poursuivre cette démarche en 2021.

Article sur le site du LabFab: http://www.labfab.fr/atelier-capteurs-environnementaux-en-distanciel/

  • Badges numériques – Badges.bzh

Un badge numérique (aussi appelé open badge) est un dispositif numérique qui se présente sous forme d’icône et qui est utilisé pour confirmer l’acquisition d’aptitudes, de connaissances ou de compétences, en particulier dans le domaine de l’enseignement en ligne.

Une réflexion est apparue suite aux ateliers du LabFab pour valider les compétences acquises par les participants et inciter les organismes partenaires du LabFab à proposer des ateliers et élargir vers un plus large public.

L’ITI FEDER permet à Rennes Métropole de soutenir des projets numériques. L’association Bug a donc présenté une initiative pour promouvoir les badges numériques avec la création d’une plateforme internet.

Durant l’année 2020, l’association Bug a mis en œuvre la plateforme de badges numérique Badges.bzh.

Ce site internet permet d’une part de recenser tous les badges délivrés par les organismes partenaires  du LabFab et de l’association Bug à Rennes. C’est donc un catalogue qui donne une cartographie des ateliers existants sur la fabrication numérique. Cette vision globale permet de réfléchir aux complémentarités entre les acteurs proposants des ateliers, de visualiser les manques et d’envisager de nouvelles formations.

Pour les apprenants, ce site permet de se construire un parcours en consultant les différents ateliers proposés et en étant motivés par l’acquisition progressive de badges. Les badges sont attribués aux apprenants par les initiateurs des formations proposées.

On imagine que la plateforme va être alimentée par de nouvelles formations par des professionnels et des bénévoles associatifs, et aussi des citoyens usagers du LabFab qui auraient acquis une expérience par la participation à plusieurs ateliers.

Une modération est donc nécessaire par l’association Bug avec l’appui des autres membres du LabFab, pour accepter les nouvelles formations qui déclencheront des badges.

À fin 2020, plus d’une cinquantaine de badges sont accessibles grâce à une dynamique partenariale avec les membres du LabFab, les FabLabs de Janzé, Fougères et Vitré, et d’autres à venir.

 

  • Fabrique! et la chaine vidéos lancée en 2020

Tous les ans, l’association Bug porte l’organisation de l’évènement Fabrique! avec l’ensemble des acteurs du LabFab étendu. Cet évènement, en plein air, se déroule depuis 2017 sur trois jours de septembre, du vendredi au dimanche. Il vise à faire connaître le Faire et le numérique sous toutes ses formes, et, généralement sans écran : construction d’objets en papier ou en bois, assemblage d’électronique, artisanat, …

Cet événement permet de sortir des LabFabs pour montrer à un plus large public les réalisations de l’année en cours. Il a aussi la vertu de faire se croiser pendant 3 jours les membres coordinateurs du LabFab, et donc de provoquer des échanges souvent très fertiles annonciateurs de futurs projets.

Cette année, avec la crise sanitaire, il n’était pas envisageable de programmer un évènement rassemblant plus de 3000 personnes sur l’esplanade Charles de Gaulle de Rennes. Différents scénarios ont été alors envisagés.

L’association Bug a proposé, pour cette année, la réalisation d’un ensemble de vidéos démonstratives de la fabrication numérique ou du numérique hors des écrans. Un parcours d’une dizaine de vidéos sont publiées, et, pour certaines, en cours de publication sur la chaîne YouTube du LabFab. Les LabFabs peuvent proposer des ateliers et sont accompagnés dans le montage vidéo par le kit fourni par Bug. Le but est de multiplier les vidéos, avec un socle commun de conception pour garantir une qualité et un format éditorial, et donc permettre aux apprenants de se construire un parcours de formations.

A ce stade, ce parcours reprend alors des détournements d’assemblage de Lego pour recréer de nouveaux jouets, les rudiments de la découpeuse laser, l’assemblage de robots en carton, … . Il s’agit durant cette période de confinement de maintenir la dynamique de l’évènement Fabrique! et permettre à tous de Faire chez soi et donc de continuer à pratiquer et apprendre.


* article sur le Vikart: http://www.labfab.fr/fabriquer-kart-open-source-tester-durant-fabrique/Dans la continuité de cette action, et en appliquant les contraintes sanitaires actuelles, l’association Bug a mis en œuvre des activités à destination des enfants durant les vacances de Noël. Des ateliers sur le ViKart (kart open source à fabriquer chez soi ou dans un LabFab *) et sur la fabrication numérique ont été assemblés avec la Direction Éducation Enfance de la Ville de Rennes, pour les enfants des centres de loisir. Là encore, la chaine vidéo offre de nouvelles possibilités à explorer avec le réseau LabFab et les acteurs de Rennes Métropole et d’ailleurs.

 

  • Le jeu de cartes FabCitizen

Pour mémoire, Rennes Métropole est devenue FabCity en 2019: http://www.labfab.fr/retour-sur-le-fabcity-summit-du-19-et-20-juin-2019/

L’Association Bug pour le LabFab a poursuivi la production d’outil de médiation sur la FabCity avec par exemple, un jeu de cartes pour découvrir ce concept sur la résilience des villes.

Principe du jeu : un premier cercle de joueurs avec des cartes principales (et obligatoires) décident  de mettre en oeuvre une FabCity. Ils sont rejoints par un second cercle avec des cartes complémentaires. Tous les participants ont pour but de définir un programme d’action dans les villes qui permettra de mettre en évidence et en actes des engagements et projets  de la FabCity: Habitat, Alimentation, Mobilité, Numérique, Éducation, Économie…

Après plusieurs séances de design, 42 cartes ont ainsi été créées par les salariés et bénévoles de l’association BUG et élaborées avec les graphistes rennais Pollen Studio.

Ce jeu permet de faire connaître le concept de FabCity et de s’y projeter en jouant. Car l’idée de tendre vers une cité « localement auto-suffisante et globalement connectée » fédère de plus en plus d’urbanistes technophiles, d’entrepreneurs éthiques, de politiques et de citoyens.

Des échanges ont déjà eu lieu avec plusieurs territoires pour présenter ce jeu durant des hackathons en France et ailleurs. Si l’événement FabCity Summit est maintenu à l’été 2021 à Montréal alors il est prévu que le jeu soit en démonstration: https://summit.fabcity-montreal.quebec/accueil/

 

  • DataMix² et le partenariat avec ENEDIS

En 2020, ENEDIS et le LabFab ont noué un nouveau partenariat, dans la continuité des années précédentes et avec des conditions très particulières pour prototyper des projets en format ReMix.

Un ReMIx prend la forme d’un sprint de prototypages de projets sur une thématique, comme MaisonMix (Les objets connectés dans la maison), MetroMix (Mieux se déplacer à l’ère numérique), … Il s’agit de faire émerger des idées et de les mettre en œuvre concrètement pour rapidement les tester auprès de potentiels utilisateurs. Les machines et compétences présentes dans les LabFabs sont donc essentielles pour prototyper.

 

Lors de la 1ere édition de DataMix, fin 2019, durant 2 jours de créativité, une trentaine de participants s’étaient rencontrés à l’Eclozr pour  prototyper des projets autour des données d’énergie afin d’inciter à optimiser nos consommations.

Issu d’un partenariat en le LabFab de Rennes Métropole et Enedis, cet événement a demandé plusieurs semaines de préparation pour faire converger et participer activement des ressources très diverses. Les participants venaient également de divers horizons: grands groupes (dont une dizaine venant d’Enedis), d’entreprises, d’associations ou collectifs et des étudiants. À partir de l’enjeu de réduire nos consommations d’énergie, quatre thématiques ont émergé: Habitat, Mobilité, Rural, Urbain. Pour chaque thématique, une équipe accompagnée de coachs avait pour but de générer des idées pour permettre de passer aux prototypages en petits groupes et donc de rendre tangibles des projets. Pour cela, le LabFab avait mis à disposition son espace dédié à la Maison des associations ainsi qu’un FabLab manager.
Les projets sont documentés en licence libre sur le Wiki Rennes Métropole : http://www.wiki-rennes.fr/DataMix

Quelques jours après DataMix, les projets et méthodes d’idéations ont été présentés durant la DigitalTech du Poool, FrenchTech Rennes St Malo. Les 4 projets ont séduit les visiteurs et ils vont être poursuivis dans leurs développements. Un des projets dont l’objectif est d’apporter une information aux habitants sur la proportion d’énergie renouvelable dans son électricité, a suscité un intérêt très prononcé chez Enedis. Début 2020, ce projet a été  amélioré dans un LabFab dans l’optique d’un déploiement chez des habitants volontaires avant l’été 2020.

Ces projets ont été temporairement stoppés avec la crise COVID en mars 2020. Les Maker.euse.s se sont mobilisés durant cette période pour palier à des manques d’équipements de protection ou concevoir des adaptations sur des appareils de santé, avec beaucoup de générosité et de rigueur. Cette formidable énergie collective et l’organisation induite a donné une visibilité nouvelle aux Maker.euse.s et à leurs pratiques.

Confortés dans leur démarche partenariale, le LabFab et Enedis ont souhaité relancer DataMix en se focalisant sur la Sobriété Numérique.

L’expression « sobriété numérique » promeut la démarche selon laquelle il faut concevoir des supports et services numériques plus écoresponsables (fabrication d’équipements, consommation d’énergie, durée de vie, matériaux, recyclage) et inciter les utilisateurs à modérer leurs usages quotidiens du numérique.

Comment passer de l’état de conscience à celui d’action ?

Car le numérique est un formidable espace qui ouvre un immense champ des possibles pour les organisations et les individus, d’autant plus si on apprend à l’utiliser avec sobriété et avec ses valeurs.

En tenant compte des incertitudes liées aux conditions sanitaires, la seconde édition de DataMix a été imaginé bien en amont. Courant Juin le calendrier a été ébauché en intégrant un temps de préparation plus long et deux jours de concrétisation des prototypes les 3 et 4 décembre. Et donc, la thématique 2020 est la sobriété numérique.

Finalement, compte tenu du contexte sanitaire, l’événement commun ne s’est pas du tout fait en présentiel. La phase de préparation a été encore plus fondamentale afin de d’identifier et connecter des ressources et futurs porteurs de projets. L’équipe d’organisation est coordonnée par le Service Numérique de Rennes Métropole. L’expérience acquise ces 5 dernières années durant plusieurs ReMix a été fort appréciable.

Temps d’échanges en visio durant DataMix²

À noter: l’équilibre dans la mixité femmes/hommes a largement été atteint sur la quarantaine de participants à DataMix². Les FabLabs sont encore souvent perçus comme des repaires pour jeunes hommes au profil “Geeks”. Même si c’est parfois le cas, et que les “Geeks” sont toujours très bien venus, ce cliché tend à s’estomper.  Depuis son lancement, le LabFab a toujours mis en œuvre des actions pour favoriser la participation des femmes (et de tous) dans les projets liés à la fabrication numérique. Toutes les diversités, dans l’esprit bienveillant de la charte LabFab, sont d’ailleurs sources potentielles de créativité, et donc d’innovation. Pour que le LabFab se régénère au fil de ces projets, il convient de continuer à porter une attention particulière sur l’ouverture et l’accueil de nouveaux participants de tout horizon.

DataMix² : en action du 16 Novembre au 4 Décembre 2020.

Cette année, des étudiants (Stage301) sont mobilisés à partir du 16 novembre afin de monter en compétence sur la transition croisée numérique et écologique et donc prendre très concrètement et localement en considération les questions de sobriété.

Les visites (DataCentre, Smile, LabFab, …) prévues ont dû être ajournées. Cela étant, les contacts pris en amont seront à l’avenir des ressources utiles pour prolonger les projets. Plusieurs acteurs économiques ont rejoint la démarche: Lacroix-Sofrel, Altice-SFR, Digitaleo, Ackl.io, …

L’intensité est mise sur les partages d’expériences avec des entreprises déjà engagées sur la sobriété numérique. Lors des phases d’analyse, plusieurs entreprises ainsi que Le Poool ont indiqué leur intérêt pour produire des ressources pédagogiques et notamment des éléments de communication afin:

  • de mieux engager leurs collaborateurs sur cette thématique,
  • de développer des écosystèmes collaboratifs entre les acteurs économiques pour plus de sobriété numérique,
  • d’accompagner un plus large public pour comprendre les données énergétiques afin d’agir pour mieux gérer leurs consommations,

Des experts Enedis ont animé des ateliers pour décrire la gestion des données avec Linky. Cette matière “brute” est à travailler car aujourd’hui, ces données ne sont quasiment pas exploitées. Il faut mettre en scène ces données pour construire un récit dont les citoyens seront les acteurs. C’est tout l’enjeu de ce DataMix !

Source photo: Baptiste Gaultier

En déroulant, les phases d’un ReMix, les participants engagent leur réflexion à partir de l’enjeu: Sobriété Numérique. En apportant des séances d’idéation, de design et de prototypage, des potentiels usages révélés et il convient de les challenger par itérations avec différents profils de testeurs.

Comme durant la 1ere édition de DataMix, les Consometers (collectif citoyens actif sur les données de consommation d’énergie) ont pu apporter leurs expériences utilisateurs et de développeurs de solutions. Des designers et des chercheurs (IMT) ont également accompagné la démarche.

Un temps de lancement, le 5 novembre, a permis de coordonner les ressources et ébaucher la conduite des projets.

Toutes ces ressources ont pu construire ensemble des parcours de prototypages à partir des idées qui ont émergées des participants. Ils ont été répartis en quatre défis :

  • Fabrique ta TIC (utilisation des données Linky, TIC: Télé Information Client),
  • Kit pédagogique pour l’entreprise sur la sobriété numérique,
  • Représentation visuelle et artistique des données de consommation d’énergie,
  • Badge de compétence “sobriété numérique”.

Chaque défi est porté par une équipe mixte (compétences diverses) et animées par des coachs. Les participants ont su faire preuve d’agilité pour continuer à concevoir et prototyper des solutions improbables au service des enjeux autour de la sobriété numérique. Et les coachs ont adapté leurs techniques d’animation en distanciel.

Les LabFabs étaient mis à disposition via leur Managers. Ils ont pu concevoir et réaliser les objets preuves de concepts.

Une documentation des projets est réalisée sur le Wiki de Rennes Métropole : http://www.wiki-rennes.fr/DataMix2

Le vendredi 4 décembre, les 4 équipes ont présenté leur prototype lors d’une restitution en format visioconférence. Les résultats, à ce stade de prototypage, sont très encourageants. Les quatre projets disposent d’un réel potentiel. Ci-dessous les 4 prototypes présentés dans l’ordre de leur présentation durant la restitution en ligne de DataMix2:

Article produit par le groupe Lacroix-Sofrel qui a participé activement à DataMix: https://fr.lacroix-group.com/smart-stories/innovation-fr/datamix-un-evenement-digitalise-qui-met-a-lhonneur-linnovation-collaborative/

Encore un bel exemple de projets issus d’un coopération entre des acteurs économiques , des associations et des étudiant.es !

3. Et demain ?

L’année 2020 avec sa crise sanitaire a bouleversé les projets du LabFab et de ses membres. Malheureusement, l’issue de cette crise n’est probablement pas immédiate. Cette période demande encore plus d’attention vers les publics en difficultés dans notre société et avec le numérique. Et, cette crise a révélé de nouvelles sources de fractures par la distanciation en matière d’éducation, de façon de travailler, de faire du commerce en ligne, de s’organiser à son domicile, ….etc.  Les actions des membres du LabFab doivent donc continuer différemment face à la demande, et s’adapter. Il faut continuer cette dynamique créative en initiant des projets pour diffuser les cultures du numérique par la pratique.

L’autre conséquence à moyen terme de cette période de distanciation perçue par les membres du LabFab concerne la dynamique créative. En effet, les ateliers, échanges en présentiels entre les membres du LabFab et leurs publics, stimulent la créativité et l’arrivée de nouvelles idées. Ces découvertes sont par exemple provoquées par le LabFab lors d’événement comme les ReMix. On ne peut pas continuer à temporiser. Il faut recommencer à lancer des initiatives accueillant une diversité de publics et produisant des idées et des projets sur des enjeux liés au territoire (mobilité, habitat, énergie) dans le cadre imposé par les règles sanitaires. Il faut donc innover dans nos animations. Le maintien de DataMix en 2020 en est un bel exemple qui ouvre de nouvelles perspectives. Il faut maintenant prolonger les projets en allant provoquer des coopérations avec des acteurs du territoire.

Un long travail en attention des initiatives sur le territoire, en accompagnant, en les connectant entre-elles permet d’activer un mode de fonctionnement collaboratif. En mars dernier, le LabFab a su porter cette organisation collaborative en lien avec les acteurs économiques.

On peut constater avec optimisme que cette culture du numérique par la pratique et le prototypage pour avancer dans les projets par itération, commence à se répandre. Le développement des Laboratoires de territoire en est un bel exemple: Ti Lab, Ti Postel, … et avec l’apprentissage de designers de services publics qui vont infuser cette culture dans nos institutions. Les événements de type hackathons ou ReMix (Opéramorphose, Hackathon de la mer, DataMix, …) en sont d’autres exemples alternatifs au déterminisme qui pilote encore trop exclusivement les projets publics. En ce sens, le LabFab et ses membres sont une ressource sur laquelle notre territoire peut s’appuyer pour une diffusion d’une culture numérique inclusive.

L’animation apportée par Rennes Métropole permet de dépasser l’échelle du FabLab et de passer au projet de territoire par les mises en communs entre les acteurs, par une mise en capacité des citoyens, en trouvant l’équilibre entre les 3 piliers que sont le social (associatif, inclusion, …), l’économie (acteurs économiques, transformation de modèles, lancement d’activités, ESS, …), et le volet environnement (matière, énergie, surcyclage, résilience, pratiques collaboratives …).

L’échelle territoriale permet par ces liens générés entre des acteurs hétérogènes de pousser à positionner les projets entre l’innovation et l’inclusion, et d’autre part entre la proximité (local) et le global.

Pour cela, les pistes tracées par le LabFab demandent à continuer à se structurer durant le mandat à venir:

  • Éducation par la pratique : ateliers et programme pédagogique sur le numérique (data, objets connectés, design de services, robots, …), lieux dédiés (EduLabs, ouverture prévue en 2021), certification de compétences (badges), MooCs, chaine de vidéos, …etc.
  • Créativité, prototypage: ReMix sur des thématiques à définir sur Rennes Métropole et avec des partenaires, concrétiser les idées par des prototypes et les tester sur le territoire, accompagnement de certains projets à la sortie des ReMix vers un développement économique,
  • Guider la conception et réalisation de nouveaux LabFabs: Des projets sont en cours de conception, comme par exemple, celui-ci d’un tiers-lieux alimentaire. L’alimentation résiliente sur un territoire est un sujet porté par de nombreux FabLabs à travers le monde avec chacun leurs spécificités locales. D’autres thématiques ciblées: économie circulaire, énergie, …
  • Continuer à mailler les FabLabs: réseaux de tiers-lieux à différentes échelles (Bretagne, Rennes Métropole, …), partage de pratiques, outils communs, lien aux politiques publiques: insertion, emploi, environnement, …
  • Grand public et diffusion: Poursuivre les travaux sur des thématiques comme la sobriété numérique (pédagogie, expérimentations, …), nouer de nouveaux partenariats avec des acteurs touchant un large public.
  • Projet de territoire (FabCity) : Soutenir et étendre le maillage des LabFabs et lieux de création/expérimentation/éducation numérique sur l’ensemble du territoire métropolitain.

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Depuis deux ans la Ville de Brest coordonne le projet Fab@Brest pour développer les usages de la fabrication numérique, diffuser cette culture du « Faire » (Makers) et de ces usages innovants dans la ville. Ces deux années ont permis de nombreuses actions, de rencontres et d'échanges. Dans ce contexte particulier lié à la COVID, l'année 2020 a mis en avant les enjeux liés au numérique et notamment la place importante de la fabrication numérique dans cette crise sanitaire.

Pour vous présenter l'état d'avancement du projet et les perspectives pour l'année 2021, la réunion plénière aura lieu le :

Le Jeudi 4 février 2021 à 17H30 en Visio-conférence

L'ordre du jour est le suivant :
• Bilan de l'année 2020

  • Quelques données et éléments de bilan
  • Tour de table des acteurs, leurs retours d'expériences

• Perspectives 2021 : thématique du genre (filles / garçons) à travailler et autre thématique à définir ensemble.

• Informations diverses : le cycle de conférences « Cultures Numériques »


Pour participer à cette réunion, vous pouvez vous inscrire auprès de :
Solenn Malgorn 02.98.00.84.41. Nous vous transmettrons le lien pour nous rejoindre à la visio-conférence de cette rencontre.


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L'association Dézépions oeuvre pour la pratique du jeu : de la connaissance des jeux traditionnels et contemporains à leur animation auprès des publics, nous passons par l'expériementation de ceux-ci, l'aménagement d'espaces de jeux et leur conception.
La transmission et la fabrication sont deux objectifs forts dans l'association.

Parce que libres de droits ou en copyleft ou non diffusés par la voie marchande, l'association s'est toujours attachée aux jeux dits traditionnels. Ce sont des objets populaires et culturels faits par et pour la population. Ils remontent à l'antiquité, au moyen âge ou ont simplement un siècle, viennent d'Egypte, du Guatemala, de Java, sont scandinaves, bretons ou aztèques, nécessitent de la stratégie, du hasard ou de
l'habileté : partout et pour tous, le jeu n'est pas une futilité !

Nous fabriquons les jeux à partir de matériaux comme le bois, le tissu, la mosaïque, l'argile. Les outils que nous utilisons sont des machines outils et des outils à main.
C'est pour compléter et enrichir nos techniques de fabrications que les nouvelles technologies numériques ont attisé peu à peu notre curiosité :

• Comment faire évoluer notre savoir-faire ?

• Comment distinguer, parmi les techniques que nous souhaitons rencontrer, ce qui peut servir notablement nos projets de ce qui n'est pas adaptable à ceux-ci ?

Il y a une réflexion que nous voudrions mener sur le dosage à trouver entre le tout manuel et le tout numérique. Connaître les possibles tout en se souvenant que souvent une création à "main levée" a de fortes chances d'être également pertinente, rapide, écologique tout autant qu'esthétique...

• Comment "placer le FAIRE, l'AGIR [au sens où l'emploie Tony Lainé et les mouvements d'Education Nouvelle], au centre de l'éducation de la personne, en lui permettant d'aller de plus en plus vers une capacité d'action sur son environnement pour le transformer, c'est à dire vers de plus en plus de liberté.
La réalité des rapports de l'homme au monde commence par les rapports
de l'homme aux objets et à la nature qui l'entoure".

PROJET-s

Deux projets, différentes étapes, deux ambitions :
D'une part une première expérimentation collective en interne au sein de l'association qui nous permettra de :
• Mobiliser les bénévoles et leurs compétences, relier diverses capacités entre elles. Du savoir-faire certainement mais aussi du savoir et du savoir-transmettre.
• Identifier des envies et des besoins pour déterminer la ressource adaptée : quel projet, quel outil au service de celui-ci ?
• Se familiariser avec la transmission, identifier les questions, les atouts et les obstacles rencontrés, savoir où trouver des réponses immédiates ou différées, ensemble.
• Se projeter dans les usages futurs du numérique dans l'association : quelle adaptation pour notre objet, le jeu. Quelles évolutions dans nos pratiques, quelle complémentarité avec ce que l'on sait faire.

D'autre part une seconde expérience de transmission avec un groupe d'adultes, en lien avec une ou plusieurs structures socio-culturelles d'un quartier. L'objectif principal y sera de choisir et de fabriquer un jeu en mêlant techniques manuelles et techniques numériques. Idéalement le projet sera construit à plusieurs structures, des contacts sont en cours à Kérourien avec les professionnels du quartier
(précisions plus loin)

DESCRIPTION PREMIERE PHASE
Session en interne à l'association

Après avoir installé et testé le matériel une journée auparavant, accueillir les volontaires du Conseil d'Administration et de l'équipe bénévole pour 2 journées de transmission, d'essais et de recherches ensemble. Des savoirs et savoirs-faire existent déjà parmi le groupe composé d'adhérents de la caisse à
clous, de salariées de la Petite Fabrique, d'enseignants, de médiathécaires, d'une couturière professionnelle, d'une orthophoniste, de personnes liées professionnellement ou personnellement au monde culturel et associatif, sans oublier nos quelques passionnés et défenseurs du monde du "libre".

L'ambition est de mélanger toute cette richesse. Même si celle-ci est déjà "exploitée" et mise en valeur par le biais de regroupements autour de la fabrication et d'échanges sur le jeu (WE annuels, soirées jeux pour les ados et adultes, dimanches dédiées aux familles) nous pensons que l'introduction de techniques moins familières mais dont le but est relié au jeu qui lui est familier, va permettre de tisser des fils entre les compétences existantes et celles à naître.

Les prolongements de ce moment dépenderont de son évaluation. Nous espérons qu'il donnera envie de continuer autant que de se tourner vers encore d'autres outils. Il existe deux envies très exprimées par certains : un grand attrait pour la découpeuse laser qui pourrait être au service de la création de pièces et d'astuces pour des mécanismes délicats à concevoir (roues, engrenages, tracés précis et besoins de pièces parfaitement identiques). La brodeuse numérique attise aussi des curiosités et avons hâte qu'elle donne lieu à des initiations prochainement.

Poursuivre cette expérience pourrait se traduire par la perspective d'inscrire l'association dans un réseau Fablab pour que la pratique continu et/ou de continuer à emprunter du matériel pour des temps collectifs réguliers.

Détails des étapes en fin de document : étapes inspirées du déroulement des séances vécues aux Fabriques du Ponant

DESCRIPTION SECONDE PHASE
Fabrications "mixtes"

Des demandes de plus en plus régulières nous sont adressées pour proposer des stages de fabrication de jeux auprès d'adultes (contacts d'APE, de centres sociaux, CCAS, récemment de structures de demandeurs d'asile), d'enfants (Classes sur temps scolaire dont classes ULIS avec le DAPE, Accueils de loisirs, DRE), Adolescents (via l'ITES, des collèges), des ateliers parents-enfants lors de fêtes tous publics ou d'animations en médiathèque.

Nous animons régulièrement cette action qui nous anime pleinement.
La proposition nouvelle est d'introduire des techniques numériques applicables à ce domaine.
Le public visé serait des adultes, notamment des parents. L'idée est de valoriser leurs compétences en leur permettant de fabiquer "un beau jeu".
Le découper, l'assembler, le poncer, le décorer, c'est déjà une expérience très riche pour certaines personnes (expériences fréquentes auprès de femmes) qui disent n'avoir jamais touché à une scie et qui affirment ne RIEN savoir faire. On se souvient de personnes tellement surprises de leur réussite que leur émotion apparente remplaça n'importe quel mot de bilan.

Si en plus nous enrichissons l'expérience d'une découverte et pratique numérique, l'estime de soi en tant que parent n'en sera que plus renforcée : rapporter chez soi un plateau fait maison, avec des cases pensées grâce à la découpeuse vinyle et des pions réalisés en impression 3D, et bien entendu avoir un immense plaisir à y jouer le soir même en famille.

En discutant avec les parents qui viennent volontiers nous aider dans les classes, nous entendons de plus en plus que certains se sentent dépassés par les compétences numériques de leurs enfants et adolescents.
Pourquoi ne pas tenter de casser cette idée supposée en amenant les adultes à découvrir, à faire, à pratiquer ? C'est un moyen pour mettre en valeur leurs curiosités qui se transformeront vite en capacités si l'on offre un espace-temps pour le pratiquer en toute confiance, et dans une atmosphère "non experte"
mais avec des solutions alternatives. En effet, si nous n'avons pas encore moult savoir-faire numériques, nous avons un savoir-faire lié à des techniques indispensables dans tout projet de conception-réalisation.
Nous espérons que notre posture de non spécialiste annihilera les peurs et le sentiment d'ignorance.
Pour autant nous nous assurerons de ne mettre quiconque en difficulté, ni les participants ni nous mêmes.
Pour ce faire plusieurs incontournables :
– Poursuivre les sessions de formation proposées par la Ville et les Fabriques du Ponant (de très bonnes heures passées à s'initier à l'imprimante 3D ainsi qu'à la découpeuse vinyle)
– Rechercher les réponses à nos questions sur les Pad de ces formations, le site des Fabriques, les tutoriels disponibles. Nous fréquentons régulièrement l'atelier Canopé également.
– Construire et mener le projet avec d'autres professionnels du quartier donc d'autres compétences :
évidemment la connaissance du public et la connaissance des outils le cas échéant. Prise de contacts en cours à Kérourien : Equipe de prévention Don Bosco (Sylvie et Béatrice), Centre Social (Projets autour du jeu entamés cet été via le PEC) et son atelier bois, Papifab (Régine Roué), APE Jean de la Fontaine (pour le contact avec les parents) ; GPAS (Claudie, Uriel).

Matériel
Emprunt d'une imprimante 3D via le service "Médiations et usages numériques" de la Ville de Brest ou
le Fablab "les fabriques du Ponant". Achat de matériel adéquat pour la faire fonctionner

Déroulé envisagé pour la phase interne

1) Vers de nouvelles technologies : Initiation à l'imprimante 3D

OBJECTIFS

  • Se familiariser avec des nouvelles techniques de fabrication.
  • Faire du lien entre les compétences actuelles des bénévoles (travail du bois et du tissu) et les nouvelles technologies.
  • Repérer en quoi l'imprimante 3D peut être pertinente dans certaines activités de l'association (fabrication de jeux et de pions spécifiques)
  • Etre plus à l'aise avec le monde numérique
  • DESCRIPTION
    Trois axes à percevoir :
  • Un angle informatique : préparer les fichiers, les g-code, etc…
  • Un angle documentaire : identifier des sources, des forums, les documents en ligne, avec un accent sur les ressources libres et partagées.
  • Un angle mécanique : l'utilisation et l'entretien de la machine.

Les bases de la machine :
Identifier et nommer les éléments clés de la machine
Identifier le matériau PLA, son mode d'impression et les caractéristiques des objets imprimés
Savoir ce qu'est une imprimante 3D à dépôt de filament, découvrir les possibilités techniques (conception-réalisation)
Détecter les anomalies courantes et savoir les résoudre

Les applications envisageables pour l'association :
Fabrication d'objets ludiques pouvant contribuer à la réalisation de jeux, de pièces spécifiques (pions particuliers à empilement, à encastrement) aux ateliers de conception d'un jeu.

2) Vers de nouvelles technologies : Initiation à la découpeuse vinyle

OBJECTIFS

  • Etre capable d'utiliser la découpeuse vinyle pour des projets de papier découpé, de tampons et de jeux spécifiques thématiques destinés aux enfants de maternelle (un de nos publics majoritaires)
  • Utiliser le logiciel silhouette studio pour concevoir des formes
  • Utiliser la découpeuse vinyle pour réaliser ces découpes
  • Sélectionner les techniques les plus adaptées aux besoins de l'association.

DESCRIPTION

  • Débuter avec la fabrication d'autocollant personnalisé en vinyle comme une première étape dans la maitrise de la découpeuse vinyle. Puis savoir réaliser des tampons encreurs, découper les contours d'une image imprimée, découper différents types de papiers, explorer les possibilités offertes par le logiciel silhouette studio.
  • A partir des besoins réels de l'association, (adaptation de supports pédagogiques, demandes spécifiques des enseignants rencontrés...) concevoir des solutions simples et reproductibles par les bénévoles.

EVALUATIONS

  • Nombre de participants
  • Comparaison entre les attentes initiales et apports de la formation
  • Réinvestissement des apports dans l'activité de l'association
  • Envie d'aller plus loin : nombre d'inscription à une future session ultérieure d'approfondissement.

Association Dézépions
24 rue Sully Prudhomme
29 200 BREST
02 98 45 09 78
dezepions@infini.fr


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Le projet « Fabrication pour tous » vise à renforcer les habilités des brestois-es en matière de numérique et à consolider une culture partagée du numérique sur le territoire.
Il s'inscrit dans la stratégie numérique des collectivités, Brest (ville connectée et coopérative) et Brest métropole (Brest Horizon Digital)...Il est aussi un terreau pour la construction du projet Fabcity qui porte l'ambition d'une ville auto-suffisante et globalement connectée à l'horizon 2054.

Pourquoi ce projet ?

Après avoir accompagné l'accès à Internet et les usages citoyens du numérique, la Ville de Brest se propose de coordonner le projet Fab@Brest pour développer les usages de la fabrication numérique sur Brest, de diffuser cette culture du « Faire » (Makers) et ces usages innovants dans la ville.

Coordonné par le service Médiations et Usages Numériques de la ville de Brest au sein de la Direction de la Proximité, ce projet bénéficie de financements dans le cadre du Programme Opérationnel Fonds Européen du développement Régional (FEDER), et plus particulièrement au titre du volet "Favoriser le développement des pratiques et cultures numériques".

La fabrication numérique s'inscrit dans la logique de développement d'une culture partagée sur le territoire. Les lieux de fabrication sont des espaces de découverte, d'apprentissage, d'expérimentation, d'innovation, de rencontre et de partage autour du « faire » pour les habitants, qu'ils soient professionnels, bénévoles, étudiants et quel que soit leur champ d'activité.

La fabrication numérique est promue comme support à la coopération et à la co-construction de projets avec une diversité d'acteurs dans un objectif de croisement des publics, et d'émergence et de partage d'une culture commune.
Au-delà de l'utilisation des machines dans les différents lieux, la fabrication numérique est un élément d'émancipation et de capacité d'agir. Le fait de fabriquer ou de réparer un objet permet à la personne de sentir valoriser, de prendre confiance en soi.

La ville de Brest voit dans la fabrication numérique un véritable outil de médiation numérique y compris pour des personnes éloignées du numérique. Elles font du numérique sans le savoir facilitant le travail des médiateurs pour aborder avec elles l'accès au numérique.

Sur la méthode de conduite du projet :

Fab@Brest est un projet collaboratif où tous les acteurs sont impliqués dans les différentes phases du projet.

Qui sont les acteurs ?

Toutes les structures qui proposent de la médiation numérique sur le territoire souhaitant utiliser la fabrication numérique comme support à leur projet d'éducation populaire (Voir le guide )

• Les fablab de Brest : Ubo Open Factory, IMT Atlantique, Les Fabriques du Ponant, Le Tyfab de la Maison du libre
• Les papifab – la proposition est faite aux Papi (Points d'Accès Publics à Internet) d'évoluer vers la fabrication numérique en proximité. Aujourd'hui plusieurs structures se sont engagées et proposent en proximité des activités de fabrication numérique à leurs publics. Pour les habitants c'est la possibilité d'être initié à la création : codage, robotique, impression 3D,… via des projets concrets. Les publics et activités y sont variés
•Le secteur associatif et les structures agissant avec différents publics et sur des sujets variés (socioculturel, social, éducatif, culturel,….).

Quels sont les objectifs du projet ?

•Développer une culture partagée du numérique par tous
•Renforcer l'appropriation du numérique par les acteurs et citoyens du territoire
•Faire se rencontrer et développer les coopérations entre des mondes : acteurs de l'éducation populaire, de l'éducation (écoles, université), entreprises (participation aux groupes de travail, participation aux évènements..)
•Coordonner et animer le réseau des acteurs de la fabrication numérique sur le territoire
• Mutualiser les ressources (compétences, matériels, connaissances)
• Outiller les acteurs (connaissances, matériels...)
• Accompagner les actions et initiatives conduites (conseils, soutien logistique, constitution de référentiels et d'outils partagés et disponibles...)
• Rendre visible les lieux, les acteurs et leurs initiatives via la création d'un parcours de la fabrication numérique sur Brest
• Dépasser les stéréotypes de genre trop présents dans le monde du numérique

Les différentes étapes du projet :

1 Etat des lieux

L'état des lieux a été réalisé auprès des fablabs, des papifabs, et des acteurs de différents secteurs (de l'éducation populaire, social, culturel) pour connaître leurs besoins et attentes sur la fabrication numérique mais aussi voir ce qu'ils peuvent apporter. Des grands axe de travail ont été identifiés : https://www.a-brest.net/article23064.html

2 Le lancement des groupes de travail

Des groupes de travail se sont ainsi constitués autour de trois thèmes : la communication, la mutualisation des matériels, et la mutualisation des savoirs et savoir faire : https://www.a-brest.net/article23596.html

3 Bilans

Vous trouverez un premier bilan de l'année 2019 : https://www.a-brest.net/article23775.html et sa présentation : https://www.a-brest.net/IMG/pdf/presentation-fab_brestbilan2019.pdf

Réalisations du groupe de travail Communication

Création d'un guide de la fabrication et fabrication numérique

Ce guide aide à trouver un lieu à proximité, accessible à tous, pour découvrir, bricoler, expérimenter, réparer, échanger, partager. Il présente chaque structure qui accueille les habitants, de tout âge, pour les accompagner, pour les former, et ainsi rendre accessible cette culture du faire : de la simple découverte du numérique aux fablab, en passant par des ateliers de code, des ateliers autour de la robotique, la découverte et l'utilisation des machines comme l'imprimante 3D, la découpeuse laser pour fabriquer des objets ou bien même en réparer. Le guide la fabrication numérique est distribué lors de la fête de la science, accessible dans les mairies de quartiers ainsi que dans les structures partenaires.
https://www.a-brest.net/article24285.html

Elaboration d'un cahier des charges pour la construction d'un site participatif

Réalisations du groupe de travail concernant la Mutualisation des « savoirs et savoir-faire »

Des ateliers sont proposés tout au long de l'année pour accompagner les acteurs à monter en compétence. Ces temps de d'ateliers sont des lieux de partage des pratiques et servent souvent d'accélérateur pour de nombreux projets en raison d'une meilleure connaissance des uns et des autres

Plusieurs formes d'ateliers sont ainsi proposées à destination des médiateurs, acteurs pour développer des compétences, techniques et/ou pédagogiques.

Un cycle d'ateliers autour des initiations des machines imprimante 3d, découpeuse vinyle, fraiseuse numérique, la découpeuse laser.

Les ateliers Papifab, animés par les Petits Débrouillards sont des temps de formation ouverts aux animateur.trices et médiateur-trices numériques des Papis qui animent ou souhaitent animer des projets d'animation autour de la fabrication numérique dans leur structure auprès de leur public. C'est un rendez-vous mensuel pour les animateurs-trices de Brest. Ces ateliers émanent des envies des acteurs. Le programme des ateliers est établi avec eux. https://www.a-brest.net/article24220.html
Pendant les périodes de confinement, ils ont été proposé en distanciel.

Des capsules vidéos ont été réalisées afin de présenter et valoriser les projets des participants et de leurs activités :BricoF@b 2020 Fabriquer, Apprendre, Partager

Atelier sur du processing code créatif animé par l'association les Portes Logiques (Quimper). Découverte du code créatif : comment allier la programmation à de l'art visuel Fab@brest

S'initier au potentiel d'un fablab
Cet atelier est proposé pour pouvoir découvrir l'univers d'un fablab et ses possibilités. Il permet de créer un objet sur la journée tout en s'initiant aux machines d'un fablab. Il est notamment proposé aux personnes qui souhaitent participer au hackathon pédagogique

L'atelier de créativité et de fabrication =>Hackathon ou marathon créatif
La ville de Brest organise des temps de formation animé par les Petits Débrouillards Bretagne structurée comme un hackathon (marathon créatif) de deux jours à destination des animateurs, des médiateurs numériques, agents des médiathèques et des milieux éducatifs, culturels, du social, de l'économie sociale et solidaire, de l'environnement... pour imaginer et réaliser en équipe des outils à vocation pédagogique. La finalité est de permettre aux stagiaires de se construire une culture commune sur la fabrication numérique, de découvrir l'écosystème des fablabs, de rencontrer différents réseaux d'acteurs, dans la perspective de transposer dans le domaine professionnel.

Différents projets :

Réalisations du groupe de travail "Mutualisation des matériels"

Par ce projet la ville de Brest souhaite rendre accessible aux habitants dans les différents quartiers de la ville, des machines à commandes numériques tels que la découpeuse laser, imprimante 3D, la fraiseuse numérique . L'objectif est que ces usages ne soient pas uniquement dédiés aux étudiants ou aux entreprises.
• La ville s'est appuyé sur les compétences techniques du groupe Mutualisation des matériels pour acheter des machines répondant aux besoins de deux structures de quartiers. La ville de Brest a mis à disposition une découpeuse laser que l'on peut retrouver au Centre social de Kerourien, mais aussi une fraiseuse numérique au Patronage laïque de la Cavale blanche avec le souci de complémentarité et de mutualisation des compétences sur le territoire.
• Un recensement du matériel disponible mutualisable a été effectué par les acteurs sur le territoire

Ce qui se fait déjà dans le service Médiations et Usages Numériques :
La mise à disposition de matériels de création : imprimantes 3D, découpeuses laser, découpeuses vinyles, matériels électroniques pour aider les acteurs à développer leurs projets au sein de leur structure dans le cadre notamment de l'appel à projets multimédia de la ville de Brest. En privilégiant la mutualisation des matériels dans une logique d'optimisation des ressources mais aussi de dynamique de réseau.
https://www.a-brest.net/article24434.html
Le prêt de matériel pour ceux qui souhaitent se lancer en douceur dans la fabrication numérique, mallette de robots, imprimante 3D, découpeuse vinyle…
L'accompagnement des nouveaux projets et leur facilitation. Ex. : mise en place de nouveaux Papifabs dans les quartiers qui peut nécessiter un accompagnement méthodologique, matériel, logistique, technique, juridique

La valorisation des apprentissages : de la réflexion à la mise en place des open badges.

Cette réflexion a commencé à l'automne 2019. Un temps de travail animé par Fabien Paquereau - DRAAF/Association reconnaître- et Maëlle Vimont - Association PING - du collectif « Badgeons Les Pays de la Loire » a été organisé pour les acteurs du réseau Fab@brest, ainsi qu'une conférence grand public pour alimenter la réflexion.
https://www.a-brest.net/article23558.html
https://www.a-brest.net/article23592.html

La ville de Brest accompagne dans le groupe "Mutualisation des savoirs et savoir-faire" la démarche de création de badges numériques.
Les open badges du réseau Fab@brest ont deux objectifs :
• Faciliter la mutualisation des matériels dans le réseau et ainsi rendre plus facile l'accessibilité des machines pour les usagers dans les différentes structures
• Valoriser les savoirs et savoir-faire informels des personnes. Ces badges peuvent être intégrés dans un cv, mais l'enjeu est surtout dans un premier temps la prise de conscience individuelle d'une acquisition de compétences.

Le déploiement est prévu pour premier semestre 2021.

Soutenir la dynamique de réseau

Fête de la science

Lors de la Fête de la science des acteurs de la fabrication se réunissent dans le Fabuleux laboratoire. Les visiteurs peuvent y découvrir les différents projets issus des fablabs et des Papifabs comme par exemple l'adaptation de jeux de société pour les personnes en situation de handicap, la fabrication d'instruments de musiques, la fabrication de maquettes de terrains, le recyclage de matériaux, les jeux déconnectés et bien d'autres !

Super Brest, le marathon créatif pour inventer la ville de demain


La ville de Brest est partenaire de l'évènement et participe au comité de pilotage. Super Brest est un festival d'inventivité de deux jours pour imaginer et fabriquer ensemble ce qui constituera la ville de demain (sur des thèmes libres : Art, sciences, développement durable, urbanisme, énergie, climat, éducation, handicap, emplois, bien-être…).

Des coopérations et projets entre acteurs :

Au Patronage laïque de la Cavale blanche, le club de maquette, les bénévoles de la Maison du libre et du fablab ados se sont rencontrés autour des usages de la fraiseuse numérique.

L'association La pince avec les Petits débrouillards ont animé un atelier aux journées du patrimoine autour du crochet et de la broderie. L'occasion de faire découvrir aux habitants les différentes facettes (manuelle, mécanique ou numérique) et participer à une création collectives d'ouvrages brodés suspendus dans les arbres. L'association La Pince participe aussi à des ateliers d'échange de savoirs (spécifique à la couture) au centre social de Kerourien.

De nouvelles associations investissent le projet comme l'association Dézépion(Maison des jeux du bout du monde). « C'est pour compléter et enrichir nos techniques de fabrication que les nouvelles technologies numériques ont attisé peu à peu notre curiosité ».

Contact du projet : Solenn Malgorn Service Médiations et Usages Numériques-Ville de Brest -02 98 00 84 41


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Cette initiative fait partie des 40 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l'Appel à Projets "Usages du numérique" 2020.

Les médiatrices du Fablab ainsi que les bénévoles de l'activité couture ont pu suivre la mise en service de la brodeuse numérique.


Encore de quoi émerveiller petits et grands ! Des activités sont déjà prévues pour les vacances de Nöel aux enfants et parents du quartier.

Les travaux manuels : un retour aux sources pour retrouver du sens.

Dans la continuité des ateliers déjà mis en place au sein du fablab et afin de développer et asseoir le partenariat avec d'autres acteurs intervenant au centre social ou avec le centre, l'idée d'étendre l'accès au plus grand nombre par une ouverture encore plus vers les habitants par la couture et le faire soi-même, continue son chemin. Des ateliers couture ont été mis en place au sein de la structure pour la réalisation des masques, ces différents paramètres confortent l'envie d'étayer et développer le lien entre animations manuelles et numériques.
https://www.a-brest.net/article24366.html


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Pour découvrir, s'initier et concevoir des animations autour de la fabrication numérique

Ces temps sont ouverts aux médiateurs-trices numériques des PAPIs qui animent ou souhaitent animer des projets d'animation autour de la fabrication numérique dans leur structure auprès de leur public. Ils sont animés par Antony Auffret des petits Débrouillards et se déroulent dans les PAPIFABs et FABLABs brestois.

Tout un programme : Des idées pour illuminer ses fêtes de Noël et pourquoi pas fabriquer des cadeaux. Comment s'amuser avec les led's !!

Venez nous retrouvez à notre : Prochain rendez-vous Jeudi 10 décembre à 9h30 .

Qu'est-ce qui peut bien se préparer pour le prochain CONFIFAB, la formation PAPIFAB confinée et à distance. Séparés par la distance nous serons en lien par les objets que nous manipulerons !!!

Vous êtes intéressé-es, contactez nous !
Nous vous expliquerons comment nous rejoindre et obtenir le matériel pour l'atelier.

Solenn Malgorn : solenn.malgorn@mairie-brest.fr
Florence Morvan : florence.morvan@mairie-brest.fr

Découvrez le nouveau programme des ateliers PAPIFAB 2020 -2021

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Cette initiative fait partie des 40 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l'Appel à Projets "Usages du numérique" 2020.

Les Fabriques du Ponant

UN LIEU DÉDIÉ À LA FABRICATION NUMÉRIQUE
Depuis 2014, les Fabriques du Ponant sont implantées à Brest, au sein de l'antenne locale des Petits Débrouillards – association loi 1901. Co-animé avec l'école d'ingénieur·e·s IMT Atlantique, le lieu a depuis sa création trois missions :
• Sensibiliser et former au numérique le plus grand nombre : scolaires, étudiant·e·s, corps enseignant, animateur·rice·s socioculturel·le·s, personnes en recherche d'emploi, professionnel·le·s qu'il·elle·s soient artisans, micro-entrepreneur·se·s, etc.
• Permettre au grand public de se familiariser aux enjeux numériques du XXIe siècle.
• Offrir aux associations, aux collectivités et aux entreprises locales un espace de création et d'innovation au service de leurs publics et de leurs projets.

IMT Atlantique
• Une nouvelle école du ministère en charge de l'industrie et du numérique
• La première école « Mines-Télécom » (Mines Nantes + Télécom Bretagne) de l'IMT
• Une grande école associant numérique, énergie et environnement
Une grande école d'ingénieur·e·s répartie sur 3 campus : Brest, Rennes, Nantes. Elle s'appuie, pour l'ensemble de ses activités, sur 290 enseignant·e·s-chercheur·euse·s et compte 2 300 étudiant·e·s, dont 1 400 ingénieur·e·s et 300 doctorant·e·s. Sa mission : contribuer au développement économique par la formation, la recherche et l'innovation.
Les Petits Débrouillards Grand Ouest
L'association Les Petits Débrouillards Grand Ouest est un mouvement d'éducation populaire qui vise à permettre l'accès de tou·te·s aux connaissances scientifiques et techniques pour mieux agir en tant que citoyen·ne actif·ve et raisonné·e, prenant part aux débats de société !
À cet effet, l'association s'emploie à favoriser auprès de tou·te·s, et plus particulièrement des jeunes, l'intérêt pour les sciences et les techniques et à en permettre la connaissance et la pratique. Pour cela, elle fait appel à tous moyens pédagogiques en privilégiant la démarche participative, expérimentale et ludique.
NB : Le portage administratif des Fabriques du Ponant est assuré par l'association Les Petits Débrouillards Grand Ouest.

Présentation du projet

CONTEXTE :
Les Fabriques du Ponant sont un atelier de fabrication numérique collaboratif, libre et pédagogique ouvert à tou·te·s. Situé au coeur de Keredern – quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) –, le fablab est un lieu de partage ouvert qui rayonne sur l'ensemble de la métropole brestoise mais aussi son quartier bien sûr.
Point d'Accès Public à Internet et de la fabrication numérique (PAPIFab), les Fabriques du Ponant sont un lieu-ressource de la médiation numérique reconnu et identifié sur tout le territoire de la métropole. Ainsi, les formations mensuelles PAPIFab à destination des animateur·rice·s socio-culturel·le·s de la ville de Brest se déroulent majoritairement au local des Fabriques (avec l'équipement des Fabriques – en particulier, les machines à commande numérique) et sont animées par un permanent de l'association, Antony Le Goïc-Auffret. Les nombreuses structures de la ville et plus largement du Pays de Brest (services de la ville, associations, entreprises, établissements scolaires, etc.) ont bien identifié la structure et la sollicite régulièrement pour des animations autour du numérique (formation à la fabrication numérique, développement de la pensée informatique, éducation aux réseaux sociaux, etc.).

En réponse à cette demande renforcée, les actions des Fabriques du Ponant se concentrent aujourd'hui en grande partie sur la communauté socio-éducative brestoise. Et nous faisons le constat suivant : la structure est moins facilement identifiée par les habitant·e·s de Keredern comme un lieu d'accès au numérique et à Internet. D'autres facteurs contribuent à ce manque de visibilité : la non-attractivité des locaux (mobilier scolaire, absence de décoration, vétusté des locaux) et un manque de communication orientée directement vers les habitant·e·s du quartier.
À Keredern, on compte deux autres PAPIs (le Centre social des Amarres et l'association Le Point 48) et un PIMMS – Point Information Médiation Multi serviceS.

Ces lieux qui accueillent des publics ciblés sur des plages horaires limitées – fermeture en particulier le matin – ne sont pas en mesure de répondre à toutes les demandes des habitant·e·s. Les Fabriques du Ponant souhaitent donc se mettre au niveau en matière d'accueil tout en travaillant la complémentarité avec les autres PAPIs pour garantir à tou·te·s les habitant·e·s de Keredern un accès à Internet et à l'équipement informatique en continu, convivial et de qualité.

DESCRIPTIF :
Nous souhaitons permettre un accès à Internet et à l'outil informatique à l'ensemble des habitant·e·s de Keredern et ce à tout moment de la semaine. Pour y parvenir, nous recréons un espace d'accueil chaleureux, attractif et accessible avec un poste informatique adapté aux personnes à mobilité réduite (PMR) et des postes de travail nomades équipés de prises électriques avec accès au WiFi. Un lieu au niveau des autres lieux d'accès public à Internet.

Grâce au réaménagement et au rééquipement partiel du PAPIFab (2 nouveaux ordinateurs portables et 1 imprimante couleur laser) ainsi qu'à une communication dynamique clarifiée, nous nous rendons visibles auprès des habitant·e·s du quartier.
Au centre de ce renouvellement, la pédagogie active (« Faire pour comprendre, comprendre pour agir ») et la pédagogie de l'autonomie : autogestion du temps d'utilisation des ordinateurs, règlement des impressions directement dans une caisse prévue à cet effet, mode d'emploi pour les premiers pas (allumer l'ordinateur, naviguer sur Internet, créer une boîte mail, etc.).

OBJECTIFS :
Le projet s'inscrit dans les orientations du contrat de ville de Brest qui fait de l'enjeu de la ville numérique et des nouveaux usages un de ses principes fondamentaux. Les objectifs du projet sont multiples :
• Développer un lieu de médiation numérique garantissant l'accès à Internet, particulièrement pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. Le PAPIFab doit être une véritable invitation à rentrer dans les locaux. Ce temps passé dans un lieu accueillant permettra aussi de rompre l'isolement et de créer de nouveaux liens.
• Permettre un accès public accompagné, l'acquisition de compétences et l'accès aux services (e-inclusion). Afin de permettre l'autonomie, l'affichage et l'ergonomie des postes seront pensés pour faciliter l'appropriation des outils. Quand ce sera nécessaire, des membres des Fabriques (permanent·e·s, vacataires, bénévoles) se rendront disponibles pour accompagner les habitant·e·s les plus éloigné·e·s du numérique.
• Favoriser l'estime de soi et valoriser le développement des compétences. Par l'échange et la collaboration entre les membres de l'association et les habitant·e·s mais aussi entre les habitant·e·s eux·elles-mêmes, le PAPIFab doit aider à la reconnaissance des savoir-faire des habitant·e·s et à leur valorisation.

PUBLICS VISÉS :
Majeur·e·s du quartier prioritaire de Keredern ou mineur·e·s accompagné·e·s. Nous espérons également une transmission entre les générations : des jeunes accompagnant la découverte du numérique.

TERRITOIRES VISÉS :
Les quartiers prioritaires de la ville de Brest, tout spécialement Keredern, Lambézellec, et Bellevue.

ANIMATEUR·RICE·S :

Un·e fabmanageur·euse, les permanent·e·s de l'association, les volontaires en service civique (tout particulièrement celles et ceux spécialisé·e·s en médiation numérique) et l'ensemble des bénévoles de l'association.

PARTENARIATS :
Les structures partenaires seront mobilisées pour diffuser l'information, mobiliser les habitant·e·s et effectuer des dons en nature.
• Ville de Brest
• PAPIs de Keredern
• PIMMS, Centre social, École Paul Dukas
• Ressourceries
• Entreprises locales


CALENDRIER PRÉVISIONNEL :

Novembre-décembre 2020 : Mobilisation des bénévoles de l'association et campagne
de dons pour le nouvel aménagement du PAPIFab
(peinture, déménagement, aménagement, etc.).

Janvier-décembre 2021 : Retravailler toute la communication externe et interne
pour accueillir plus d'habitant·e·s, pour permettre une
utilisation plus autonome du PAPI et pour favoriser le tutorat
entre pairs et valoriser les compétences.

SOUTIEN FINANCIER :
Les Fabriques du Ponant sollicitent un don en nature auprès de grandes entreprises pour récupérer du mobilier.

MODALITÉS D'ÉVALUATION :
• Adéquation entre les objectifs identifiés et les résultats
• Respect du calendrier
• Respect du budget
• Nombre et diversité des publics mobilisés, en particulier part des habitant·e·s de Keredern
• Nombre d'habitant·e·s sollicitant l'accès au PAPIFab
• Implication des bénévoles dans ce projet
• Bilan qualitatif avec les partenaires opérationnels du projet
• Bilan qualitatif avec les publics bénéficiant du PAPIFab

Les Fabriques du Ponant
Association Les Petits Débrouillards Grand Ouest
2, rue Paul Dukas
29200 Brest
Marie Trébaol – Coordinatrice de projets numériques
m.trebaol@debrouillonet.org – 06 04 94 84 79


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