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Faire local

Le "Faire local" a émergé durant le premier confinement avec toutes ces productions de réseaux de couturières et de fablab coopérant dans la fabrication en urgence de matériel médical. Voici une page pour présenter tous ces réseaux des Repair cafe, de la fabrication numérique, des fab city, des circuits courts, de l’économie circulaire particulièrement vivants en Bretagne.Une gare d'aiguillage autour du faire local (fablab, repair cafe, économie circulaire, fab city..) en Bretagne.
  • pour l'interconnexion des projets, des personnes des groupes
  • un espace de mutualisation des ressources,
  • un donner à voir en attention aux initiatives
dans un esprit de coopération ouverte.

l'actualité du Faire local en Bretagne


a-brest


Développez vos compétences coopératives grâce à la session Animacoop de l'automne 2021
Apprenez à animer un collectif en présence et à distance grâce à des outils et méthodes adaptés.

Une formation de 69 heures en présence / distance pour :

  • Découvrir ou approfondir l'animation de réseau
  • Faire vivre la collaboration au sein de vos projets
  • Adopter une posture de facilitateur.ice
  • Tester et choisir les outils numériques les plus adaptés à vos besoins

Dates : du 13 SEPT. au 17 DÉC. 2021
Trois regroupements en présentiel à Brest

  • Regroupement 1 : 28 et 29 sept. 2021
  • Regroupement 2 : 02, 03 et 04 nov. 2021
  • Regroupement 3 : 07 et 08 déc. 2021

Lieu : Brest

Information détaillée sur le site
Contact : Pierre-Yves Cavellat - 06 38 22 19 81 - contact@heliocat.pro


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Développez vos compétences coopératives grâce à la session Animacoop du printemps 2021
Apprenez à animer un collectif en présence et à distance grâce à des outils et méthodes adaptés.

Une formation de 69 heures en présence / distance pour :

  • Découvrir ou approfondir l'animation de réseau
  • Faire vivre la collaboration au sein de vos projets
  • Adopter une posture de facilitateur.ice
  • Tester et choisir les outils numériques les plus adaptés à vos besoins

Dates : du 15 MARS au 18 JUIN 2021

  • Regroupement 1 : 30 et 31 mars 2021
  • Regroupement 2 : 11 et 12 mai 2021
  • Regroupement 3 : 15 et 16 juin 2021
  • 2 x 0,5 jours d'ateliers numériques : 13 mai et 17 juin 2021

Lieu : Brest

Information détaillée sur le site
Contact : Pierre-Yves Cavellat - 06 38 22 19 81 - contact@heliocat.pro


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Depuis deux ans la Ville de Brest coordonne le projet Fab@Brest pour développer les usages de la fabrication numérique, diffuser cette culture du « Faire » (Makers) et de ces usages innovants dans la ville. Ces deux années ont permis de nombreuses actions, de rencontres et d'échanges. Dans ce contexte particulier lié à la COVID, l'année 2020 a mis en avant les enjeux liés au numérique et notamment la place importante de la fabrication numérique dans cette crise sanitaire.

Pour vous présenter l'état d'avancement du projet et les perspectives pour l'année 2021, la réunion plénière aura lieu le :

Le Jeudi 4 février 2021 à 17H30 en Visio-conférence

L'ordre du jour est le suivant :
• Bilan de l'année 2020

  • Quelques données et éléments de bilan
  • Tour de table des acteurs, leurs retours d'expériences

• Perspectives 2021 : thématique du genre (filles / garçons) à travailler et autre thématique à définir ensemble.

• Informations diverses : le cycle de conférences « Cultures Numériques »


Pour participer à cette réunion, vous pouvez vous inscrire auprès de :
Solenn Malgorn 02.98.00.84.41. Nous vous transmettrons le lien pour nous rejoindre à la visio-conférence de cette rencontre.


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L'association Dézépions oeuvre pour la pratique du jeu : de la connaissance des jeux traditionnels et contemporains à leur animation auprès des publics, nous passons par l'expériementation de ceux-ci, l'aménagement d'espaces de jeux et leur conception.
La transmission et la fabrication sont deux objectifs forts dans l'association.

Parce que libres de droits ou en copyleft ou non diffusés par la voie marchande, l'association s'est toujours attachée aux jeux dits traditionnels. Ce sont des objets populaires et culturels faits par et pour la population. Ils remontent à l'antiquité, au moyen âge ou ont simplement un siècle, viennent d'Egypte, du Guatemala, de Java, sont scandinaves, bretons ou aztèques, nécessitent de la stratégie, du hasard ou de
l'habileté : partout et pour tous, le jeu n'est pas une futilité !

Nous fabriquons les jeux à partir de matériaux comme le bois, le tissu, la mosaïque, l'argile. Les outils que nous utilisons sont des machines outils et des outils à main.
C'est pour compléter et enrichir nos techniques de fabrications que les nouvelles technologies numériques ont attisé peu à peu notre curiosité :

• Comment faire évoluer notre savoir-faire ?

• Comment distinguer, parmi les techniques que nous souhaitons rencontrer, ce qui peut servir notablement nos projets de ce qui n'est pas adaptable à ceux-ci ?

Il y a une réflexion que nous voudrions mener sur le dosage à trouver entre le tout manuel et le tout numérique. Connaître les possibles tout en se souvenant que souvent une création à "main levée" a de fortes chances d'être également pertinente, rapide, écologique tout autant qu'esthétique...

• Comment "placer le FAIRE, l'AGIR [au sens où l'emploie Tony Lainé et les mouvements d'Education Nouvelle], au centre de l'éducation de la personne, en lui permettant d'aller de plus en plus vers une capacité d'action sur son environnement pour le transformer, c'est à dire vers de plus en plus de liberté.
La réalité des rapports de l'homme au monde commence par les rapports
de l'homme aux objets et à la nature qui l'entoure".

PROJET-s

Deux projets, différentes étapes, deux ambitions :
D'une part une première expérimentation collective en interne au sein de l'association qui nous permettra de :
• Mobiliser les bénévoles et leurs compétences, relier diverses capacités entre elles. Du savoir-faire certainement mais aussi du savoir et du savoir-transmettre.
• Identifier des envies et des besoins pour déterminer la ressource adaptée : quel projet, quel outil au service de celui-ci ?
• Se familiariser avec la transmission, identifier les questions, les atouts et les obstacles rencontrés, savoir où trouver des réponses immédiates ou différées, ensemble.
• Se projeter dans les usages futurs du numérique dans l'association : quelle adaptation pour notre objet, le jeu. Quelles évolutions dans nos pratiques, quelle complémentarité avec ce que l'on sait faire.

D'autre part une seconde expérience de transmission avec un groupe d'adultes, en lien avec une ou plusieurs structures socio-culturelles d'un quartier. L'objectif principal y sera de choisir et de fabriquer un jeu en mêlant techniques manuelles et techniques numériques. Idéalement le projet sera construit à plusieurs structures, des contacts sont en cours à Kérourien avec les professionnels du quartier
(précisions plus loin)

DESCRIPTION PREMIERE PHASE
Session en interne à l'association

Après avoir installé et testé le matériel une journée auparavant, accueillir les volontaires du Conseil d'Administration et de l'équipe bénévole pour 2 journées de transmission, d'essais et de recherches ensemble. Des savoirs et savoirs-faire existent déjà parmi le groupe composé d'adhérents de la caisse à
clous, de salariées de la Petite Fabrique, d'enseignants, de médiathécaires, d'une couturière professionnelle, d'une orthophoniste, de personnes liées professionnellement ou personnellement au monde culturel et associatif, sans oublier nos quelques passionnés et défenseurs du monde du "libre".

L'ambition est de mélanger toute cette richesse. Même si celle-ci est déjà "exploitée" et mise en valeur par le biais de regroupements autour de la fabrication et d'échanges sur le jeu (WE annuels, soirées jeux pour les ados et adultes, dimanches dédiées aux familles) nous pensons que l'introduction de techniques moins familières mais dont le but est relié au jeu qui lui est familier, va permettre de tisser des fils entre les compétences existantes et celles à naître.

Les prolongements de ce moment dépenderont de son évaluation. Nous espérons qu'il donnera envie de continuer autant que de se tourner vers encore d'autres outils. Il existe deux envies très exprimées par certains : un grand attrait pour la découpeuse laser qui pourrait être au service de la création de pièces et d'astuces pour des mécanismes délicats à concevoir (roues, engrenages, tracés précis et besoins de pièces parfaitement identiques). La brodeuse numérique attise aussi des curiosités et avons hâte qu'elle donne lieu à des initiations prochainement.

Poursuivre cette expérience pourrait se traduire par la perspective d'inscrire l'association dans un réseau Fablab pour que la pratique continu et/ou de continuer à emprunter du matériel pour des temps collectifs réguliers.

Détails des étapes en fin de document : étapes inspirées du déroulement des séances vécues aux Fabriques du Ponant

DESCRIPTION SECONDE PHASE
Fabrications "mixtes"

Des demandes de plus en plus régulières nous sont adressées pour proposer des stages de fabrication de jeux auprès d'adultes (contacts d'APE, de centres sociaux, CCAS, récemment de structures de demandeurs d'asile), d'enfants (Classes sur temps scolaire dont classes ULIS avec le DAPE, Accueils de loisirs, DRE), Adolescents (via l'ITES, des collèges), des ateliers parents-enfants lors de fêtes tous publics ou d'animations en médiathèque.

Nous animons régulièrement cette action qui nous anime pleinement.
La proposition nouvelle est d'introduire des techniques numériques applicables à ce domaine.
Le public visé serait des adultes, notamment des parents. L'idée est de valoriser leurs compétences en leur permettant de fabiquer "un beau jeu".
Le découper, l'assembler, le poncer, le décorer, c'est déjà une expérience très riche pour certaines personnes (expériences fréquentes auprès de femmes) qui disent n'avoir jamais touché à une scie et qui affirment ne RIEN savoir faire. On se souvient de personnes tellement surprises de leur réussite que leur émotion apparente remplaça n'importe quel mot de bilan.

Si en plus nous enrichissons l'expérience d'une découverte et pratique numérique, l'estime de soi en tant que parent n'en sera que plus renforcée : rapporter chez soi un plateau fait maison, avec des cases pensées grâce à la découpeuse vinyle et des pions réalisés en impression 3D, et bien entendu avoir un immense plaisir à y jouer le soir même en famille.

En discutant avec les parents qui viennent volontiers nous aider dans les classes, nous entendons de plus en plus que certains se sentent dépassés par les compétences numériques de leurs enfants et adolescents.
Pourquoi ne pas tenter de casser cette idée supposée en amenant les adultes à découvrir, à faire, à pratiquer ? C'est un moyen pour mettre en valeur leurs curiosités qui se transformeront vite en capacités si l'on offre un espace-temps pour le pratiquer en toute confiance, et dans une atmosphère "non experte"
mais avec des solutions alternatives. En effet, si nous n'avons pas encore moult savoir-faire numériques, nous avons un savoir-faire lié à des techniques indispensables dans tout projet de conception-réalisation.
Nous espérons que notre posture de non spécialiste annihilera les peurs et le sentiment d'ignorance.
Pour autant nous nous assurerons de ne mettre quiconque en difficulté, ni les participants ni nous mêmes.
Pour ce faire plusieurs incontournables :
– Poursuivre les sessions de formation proposées par la Ville et les Fabriques du Ponant (de très bonnes heures passées à s'initier à l'imprimante 3D ainsi qu'à la découpeuse vinyle)
– Rechercher les réponses à nos questions sur les Pad de ces formations, le site des Fabriques, les tutoriels disponibles. Nous fréquentons régulièrement l'atelier Canopé également.
– Construire et mener le projet avec d'autres professionnels du quartier donc d'autres compétences :
évidemment la connaissance du public et la connaissance des outils le cas échéant. Prise de contacts en cours à Kérourien : Equipe de prévention Don Bosco (Sylvie et Béatrice), Centre Social (Projets autour du jeu entamés cet été via le PEC) et son atelier bois, Papifab (Régine Roué), APE Jean de la Fontaine (pour le contact avec les parents) ; GPAS (Claudie, Uriel).

Matériel
Emprunt d'une imprimante 3D via le service "Médiations et usages numériques" de la Ville de Brest ou
le Fablab "les fabriques du Ponant". Achat de matériel adéquat pour la faire fonctionner

Déroulé envisagé pour la phase interne

1) Vers de nouvelles technologies : Initiation à l'imprimante 3D

OBJECTIFS

  • Se familiariser avec des nouvelles techniques de fabrication.
  • Faire du lien entre les compétences actuelles des bénévoles (travail du bois et du tissu) et les nouvelles technologies.
  • Repérer en quoi l'imprimante 3D peut être pertinente dans certaines activités de l'association (fabrication de jeux et de pions spécifiques)
  • Etre plus à l'aise avec le monde numérique
  • DESCRIPTION
    Trois axes à percevoir :
  • Un angle informatique : préparer les fichiers, les g-code, etc…
  • Un angle documentaire : identifier des sources, des forums, les documents en ligne, avec un accent sur les ressources libres et partagées.
  • Un angle mécanique : l'utilisation et l'entretien de la machine.

Les bases de la machine :
Identifier et nommer les éléments clés de la machine
Identifier le matériau PLA, son mode d'impression et les caractéristiques des objets imprimés
Savoir ce qu'est une imprimante 3D à dépôt de filament, découvrir les possibilités techniques (conception-réalisation)
Détecter les anomalies courantes et savoir les résoudre

Les applications envisageables pour l'association :
Fabrication d'objets ludiques pouvant contribuer à la réalisation de jeux, de pièces spécifiques (pions particuliers à empilement, à encastrement) aux ateliers de conception d'un jeu.

2) Vers de nouvelles technologies : Initiation à la découpeuse vinyle

OBJECTIFS

  • Etre capable d'utiliser la découpeuse vinyle pour des projets de papier découpé, de tampons et de jeux spécifiques thématiques destinés aux enfants de maternelle (un de nos publics majoritaires)
  • Utiliser le logiciel silhouette studio pour concevoir des formes
  • Utiliser la découpeuse vinyle pour réaliser ces découpes
  • Sélectionner les techniques les plus adaptées aux besoins de l'association.

DESCRIPTION

  • Débuter avec la fabrication d'autocollant personnalisé en vinyle comme une première étape dans la maitrise de la découpeuse vinyle. Puis savoir réaliser des tampons encreurs, découper les contours d'une image imprimée, découper différents types de papiers, explorer les possibilités offertes par le logiciel silhouette studio.
  • A partir des besoins réels de l'association, (adaptation de supports pédagogiques, demandes spécifiques des enseignants rencontrés...) concevoir des solutions simples et reproductibles par les bénévoles.

EVALUATIONS

  • Nombre de participants
  • Comparaison entre les attentes initiales et apports de la formation
  • Réinvestissement des apports dans l'activité de l'association
  • Envie d'aller plus loin : nombre d'inscription à une future session ultérieure d'approfondissement.

Association Dézépions
24 rue Sully Prudhomme
29 200 BREST
02 98 45 09 78
dezepions@infini.fr


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Le projet « Fabrication pour tous » vise à renforcer les habilités des brestois-es en matière de numérique et à consolider une culture partagée du numérique sur le territoire.
Il s'inscrit dans la stratégie numérique des collectivités, Brest (ville connectée et coopérative) et Brest métropole (Brest Horizon Digital)...Il est aussi un terreau pour la construction du projet Fabcity qui porte l'ambition d'une ville auto-suffisante et globalement connectée à l'horizon 2054.

Pourquoi ce projet ?

Après avoir accompagné l'accès à Internet et les usages citoyens du numérique, la Ville de Brest se propose de coordonner le projet Fab@Brest pour développer les usages de la fabrication numérique sur Brest, de diffuser cette culture du « Faire » (Makers) et ces usages innovants dans la ville.

Coordonné par le service Médiations et Usages Numériques de la ville de Brest au sein de la Direction de la Proximité, ce projet bénéficie de financements dans le cadre du Programme Opérationnel Fonds Européen du développement Régional (FEDER), et plus particulièrement au titre du volet "Favoriser le développement des pratiques et cultures numériques".

La fabrication numérique s'inscrit dans la logique de développement d'une culture partagée sur le territoire. Les lieux de fabrication sont des espaces de découverte, d'apprentissage, d'expérimentation, d'innovation, de rencontre et de partage autour du « faire » pour les habitants, qu'ils soient professionnels, bénévoles, étudiants et quel que soit leur champ d'activité.

La fabrication numérique est promue comme support à la coopération et à la co-construction de projets avec une diversité d'acteurs dans un objectif de croisement des publics, et d'émergence et de partage d'une culture commune.
Au-delà de l'utilisation des machines dans les différents lieux, la fabrication numérique est un élément d'émancipation et de capacité d'agir. Le fait de fabriquer ou de réparer un objet permet à la personne de sentir valoriser, de prendre confiance en soi.

La ville de Brest voit dans la fabrication numérique un véritable outil de médiation numérique y compris pour des personnes éloignées du numérique. Elles font du numérique sans le savoir facilitant le travail des médiateurs pour aborder avec elles l'accès au numérique.

Sur la méthode de conduite du projet :

Fab@Brest est un projet collaboratif où tous les acteurs sont impliqués dans les différentes phases du projet.

Qui sont les acteurs ?

Toutes les structures qui proposent de la médiation numérique sur le territoire souhaitant utiliser la fabrication numérique comme support à leur projet d'éducation populaire (Voir le guide )

• Les fablab de Brest : Ubo Open Factory, IMT Atlantique, Les Fabriques du Ponant, Le Tyfab de la Maison du libre
• Les papifab – la proposition est faite aux Papi (Points d'Accès Publics à Internet) d'évoluer vers la fabrication numérique en proximité. Aujourd'hui plusieurs structures se sont engagées et proposent en proximité des activités de fabrication numérique à leurs publics. Pour les habitants c'est la possibilité d'être initié à la création : codage, robotique, impression 3D,… via des projets concrets. Les publics et activités y sont variés
•Le secteur associatif et les structures agissant avec différents publics et sur des sujets variés (socioculturel, social, éducatif, culturel,….).

Quels sont les objectifs du projet ?

•Développer une culture partagée du numérique par tous
•Renforcer l'appropriation du numérique par les acteurs et citoyens du territoire
•Faire se rencontrer et développer les coopérations entre des mondes : acteurs de l'éducation populaire, de l'éducation (écoles, université), entreprises (participation aux groupes de travail, participation aux évènements..)
•Coordonner et animer le réseau des acteurs de la fabrication numérique sur le territoire
• Mutualiser les ressources (compétences, matériels, connaissances)
• Outiller les acteurs (connaissances, matériels...)
• Accompagner les actions et initiatives conduites (conseils, soutien logistique, constitution de référentiels et d'outils partagés et disponibles...)
• Rendre visible les lieux, les acteurs et leurs initiatives via la création d'un parcours de la fabrication numérique sur Brest
• Dépasser les stéréotypes de genre trop présents dans le monde du numérique

Les différentes étapes du projet :

1 Etat des lieux

L'état des lieux a été réalisé auprès des fablabs, des papifabs, et des acteurs de différents secteurs (de l'éducation populaire, social, culturel) pour connaître leurs besoins et attentes sur la fabrication numérique mais aussi voir ce qu'ils peuvent apporter. Des grands axe de travail ont été identifiés : https://www.a-brest.net/article23064.html

2 Le lancement des groupes de travail

Des groupes de travail se sont ainsi constitués autour de trois thèmes : la communication, la mutualisation des matériels, et la mutualisation des savoirs et savoir faire : https://www.a-brest.net/article23596.html

3 Bilans

Vous trouverez un premier bilan de l'année 2019 : https://www.a-brest.net/article23775.html et sa présentation : https://www.a-brest.net/IMG/pdf/presentation-fab_brestbilan2019.pdf

Réalisations du groupe de travail Communication

Création d'un guide de la fabrication et fabrication numérique

Ce guide aide à trouver un lieu à proximité, accessible à tous, pour découvrir, bricoler, expérimenter, réparer, échanger, partager. Il présente chaque structure qui accueille les habitants, de tout âge, pour les accompagner, pour les former, et ainsi rendre accessible cette culture du faire : de la simple découverte du numérique aux fablab, en passant par des ateliers de code, des ateliers autour de la robotique, la découverte et l'utilisation des machines comme l'imprimante 3D, la découpeuse laser pour fabriquer des objets ou bien même en réparer. Le guide la fabrication numérique est distribué lors de la fête de la science, accessible dans les mairies de quartiers ainsi que dans les structures partenaires.
https://www.a-brest.net/article24285.html

Elaboration d'un cahier des charges pour la construction d'un site participatif

Réalisations du groupe de travail concernant la Mutualisation des « savoirs et savoir-faire »

Des ateliers sont proposés tout au long de l'année pour accompagner les acteurs à monter en compétence. Ces temps de d'ateliers sont des lieux de partage des pratiques et servent souvent d'accélérateur pour de nombreux projets en raison d'une meilleure connaissance des uns et des autres

Plusieurs formes d'ateliers sont ainsi proposées à destination des médiateurs, acteurs pour développer des compétences, techniques et/ou pédagogiques.

Un cycle d'ateliers autour des initiations des machines imprimante 3d, découpeuse vinyle, fraiseuse numérique, la découpeuse laser.

Les ateliers Papifab, animés par les Petits Débrouillards sont des temps de formation ouverts aux animateur.trices et médiateur-trices numériques des Papis qui animent ou souhaitent animer des projets d'animation autour de la fabrication numérique dans leur structure auprès de leur public. C'est un rendez-vous mensuel pour les animateurs-trices de Brest. Ces ateliers émanent des envies des acteurs. Le programme des ateliers est établi avec eux. https://www.a-brest.net/article24220.html
Pendant les périodes de confinement, ils ont été proposé en distanciel.

Des capsules vidéos ont été réalisées afin de présenter et valoriser les projets des participants et de leurs activités :BricoF@b 2020 Fabriquer, Apprendre, Partager

Atelier sur du processing code créatif animé par l'association les Portes Logiques (Quimper). Découverte du code créatif : comment allier la programmation à de l'art visuel Fab@brest

S'initier au potentiel d'un fablab
Cet atelier est proposé pour pouvoir découvrir l'univers d'un fablab et ses possibilités. Il permet de créer un objet sur la journée tout en s'initiant aux machines d'un fablab. Il est notamment proposé aux personnes qui souhaitent participer au hackathon pédagogique

L'atelier de créativité et de fabrication =>Hackathon ou marathon créatif
La ville de Brest organise des temps de formation animé par les Petits Débrouillards Bretagne structurée comme un hackathon (marathon créatif) de deux jours à destination des animateurs, des médiateurs numériques, agents des médiathèques et des milieux éducatifs, culturels, du social, de l'économie sociale et solidaire, de l'environnement... pour imaginer et réaliser en équipe des outils à vocation pédagogique. La finalité est de permettre aux stagiaires de se construire une culture commune sur la fabrication numérique, de découvrir l'écosystème des fablabs, de rencontrer différents réseaux d'acteurs, dans la perspective de transposer dans le domaine professionnel.

Différents projets :

Réalisations du groupe de travail "Mutualisation des matériels"

Par ce projet la ville de Brest souhaite rendre accessible aux habitants dans les différents quartiers de la ville, des machines à commandes numériques tels que la découpeuse laser, imprimante 3D, la fraiseuse numérique . L'objectif est que ces usages ne soient pas uniquement dédiés aux étudiants ou aux entreprises.
• La ville s'est appuyé sur les compétences techniques du groupe Mutualisation des matériels pour acheter des machines répondant aux besoins de deux structures de quartiers. La ville de Brest a mis à disposition une découpeuse laser que l'on peut retrouver au Centre social de Kerourien, mais aussi une fraiseuse numérique au Patronage laïque de la Cavale blanche avec le souci de complémentarité et de mutualisation des compétences sur le territoire.
• Un recensement du matériel disponible mutualisable a été effectué par les acteurs sur le territoire

Ce qui se fait déjà dans le service Médiations et Usages Numériques :
La mise à disposition de matériels de création : imprimantes 3D, découpeuses laser, découpeuses vinyles, matériels électroniques pour aider les acteurs à développer leurs projets au sein de leur structure dans le cadre notamment de l'appel à projets multimédia de la ville de Brest. En privilégiant la mutualisation des matériels dans une logique d'optimisation des ressources mais aussi de dynamique de réseau.
https://www.a-brest.net/article24434.html
Le prêt de matériel pour ceux qui souhaitent se lancer en douceur dans la fabrication numérique, mallette de robots, imprimante 3D, découpeuse vinyle…
L'accompagnement des nouveaux projets et leur facilitation. Ex. : mise en place de nouveaux Papifabs dans les quartiers qui peut nécessiter un accompagnement méthodologique, matériel, logistique, technique, juridique

La valorisation des apprentissages : de la réflexion à la mise en place des open badges.

Cette réflexion a commencé à l'automne 2019. Un temps de travail animé par Fabien Paquereau - DRAAF/Association reconnaître- et Maëlle Vimont - Association PING - du collectif « Badgeons Les Pays de la Loire » a été organisé pour les acteurs du réseau Fab@brest, ainsi qu'une conférence grand public pour alimenter la réflexion.
https://www.a-brest.net/article23558.html
https://www.a-brest.net/article23592.html

La ville de Brest accompagne dans le groupe "Mutualisation des savoirs et savoir-faire" la démarche de création de badges numériques.
Les open badges du réseau Fab@brest ont deux objectifs :
• Faciliter la mutualisation des matériels dans le réseau et ainsi rendre plus facile l'accessibilité des machines pour les usagers dans les différentes structures
• Valoriser les savoirs et savoir-faire informels des personnes. Ces badges peuvent être intégrés dans un cv, mais l'enjeu est surtout dans un premier temps la prise de conscience individuelle d'une acquisition de compétences.

Le déploiement est prévu pour premier semestre 2021.

Soutenir la dynamique de réseau

Fête de la science

Lors de la Fête de la science des acteurs de la fabrication se réunissent dans le Fabuleux laboratoire. Les visiteurs peuvent y découvrir les différents projets issus des fablabs et des Papifabs comme par exemple l'adaptation de jeux de société pour les personnes en situation de handicap, la fabrication d'instruments de musiques, la fabrication de maquettes de terrains, le recyclage de matériaux, les jeux déconnectés et bien d'autres !

Super Brest, le marathon créatif pour inventer la ville de demain


La ville de Brest est partenaire de l'évènement et participe au comité de pilotage. Super Brest est un festival d'inventivité de deux jours pour imaginer et fabriquer ensemble ce qui constituera la ville de demain (sur des thèmes libres : Art, sciences, développement durable, urbanisme, énergie, climat, éducation, handicap, emplois, bien-être…).

Des coopérations et projets entre acteurs :

Au Patronage laïque de la Cavale blanche, le club de maquette, les bénévoles de la Maison du libre et du fablab ados se sont rencontrés autour des usages de la fraiseuse numérique.

L'association La pince avec les Petits débrouillards ont animé un atelier aux journées du patrimoine autour du crochet et de la broderie. L'occasion de faire découvrir aux habitants les différentes facettes (manuelle, mécanique ou numérique) et participer à une création collectives d'ouvrages brodés suspendus dans les arbres. L'association La Pince participe aussi à des ateliers d'échange de savoirs (spécifique à la couture) au centre social de Kerourien.

De nouvelles associations investissent le projet comme l'association Dézépion(Maison des jeux du bout du monde). « C'est pour compléter et enrichir nos techniques de fabrication que les nouvelles technologies numériques ont attisé peu à peu notre curiosité ».

Contact du projet : Solenn Malgorn Service Médiations et Usages Numériques-Ville de Brest -02 98 00 84 41


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Bretagne Créative

a ville de Brest organise un temps de formation sous la forme d'un hackathon (marathon créatif) les 7 et 8 juin 2021.
Ce hackathon « créativité et fabrication numérique » aura pour thème : « Art numérique » et « Recyclage ».

un article repris du site Transition citoyenne au pays de Brest, une publication sous licences CC by sa

Cette formation est à destination des animateurs, des médiateurs numériques, agents des médiathèques et des milieux éducatifs, culturels, du social, de l'économie sociale et solidaire, de l'environnement…

Le but est d'imaginer ensemble et de réaliser en équipe des outils à vocation pédagogique.

La philosophie du hackathon cherche à encourager la collaboration. C'est une occasion de travailler autour d'un projet commun, où les compétences se mélangent, se confrontent et se complètent.

Chaque équipe constituée aura deux jours pour réaliser un projet, documenter, tester et créer un prototype.

Ce temps de formation sera animé par les Petits Débrouillards Bretagne et se déroulera sur 3 temps dans le respect les règles sanitaires. :

- vendredi 28 mai (constitution des équipes) le matin
- lundi 7 juin (hackathon) de 9h à 18h
- mardi 8 juin 2021 (hackathon) de 9 à 18h

Un temps de présentation et d'échange de cette formation est prévu :

le vendredi 16 avril à 9h30 en visio-conférence

Et en amont et afin découvrir l'univers d'un fablab et ses possibilités, il est proposé une journée sur le thème :

“Découvrir le potentiel d'un fablab”

le mardi 20 avril de 9h30 à 17h00

Cela se passera aux Fabriques du Ponant à Brest.

Pour s'inscrire à tous ces temps :
- Solenn Malgorn -> solenn.malgorn@mairie-brest.fr
- Florence Morvan -> florence.morvan@mairie-brest.fr


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un article repris du site du réseau Cohérence

Le Repair Café est apparu en 2009 aux Pays-Bas, et cette pratique s'est peu à peu répandue à travers toute l'Europe, et la Bretagne.

Les Repair Cafés sont des ateliers dédiés à la réparation d'objets, et leur organisation a lieu au niveau local, entre des individus qui habitent ou qui fréquentent un même endroit. Les participants y apprennent à réparer leurs objets grâce à divers outils et matériaux mis à disposition, ainsi que des bricoleurs et réparateurs engagés bénévolement. Les objets réparés sont tout aussi nombreux que variés : appareils électroniques et électriques, jouets, vaisselle, vêtements, mobilier, bijoux ou encore vélos. On peut toujours y apprendre diverses choses, mais aussi aider à réparer les objets des autres, ainsi que venir boire un verre de temps à autre dans une ambiance conviviale. Les missions remplies par cette pratique permettent à pérenniser la transmission du savoir-faire dans la réparation, à établir des échanges et des rencontres entre les individus qui y participent, à diminuer la consommation de ressources naturelles et atténuer la fabrication d'objets nouveaux et de l'obsolescence programmée, ou bien encore établir des économies pour les usagers en évitant une réparation pouvant être coûteuse.

La Confédération Bretagne Environnement (CoBEN) répertorie les différents lieux de réparation existants dans la région Bretagne. Cet organisme est à la fois à la recherche de bénévoles, que ce soit pour la réparation de produits (quels que soient les connaissances et compétences du volontaire), pour l'accueil au sein des structures ou encore pour l'animation au sein des locaux. L'association encourage et accompagne à la création de Repair Cafés, partout en Bretagne. De même que la CoBEN peut aider les collectivités dans la création de Repairs Cafés sur leurs territoires. Car ces « cafés de la réparation » peuvent être gérés par différentes structures, qu'il s'agisse d'un groupe de citoyens, d'une association, d'un centre social ou encore d'une recyclerie. A l'échelle locale, les Repair Cafés sont des atouts à ne pas négliger pour une dynamique sociale, essentielle dans la prévention des déchets. Aujourd'hui, une soixantaine de Repair Cafés sont répertoriés à travers la Bretagne, comme le Repair Café Iroise, basé à Plougonvelin (Finistère), et qui méritent davantage d'être développés et ancrés au sein des territoires.

-la plaquette de présentation des repair cafe par le réseau Coben


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Pour découvrir, s'initier et concevoir des animations autour de la fabrication numérique.
Atelier Papifab, jeudi 29 avril à 9H30 en distanciel


Les ateliers Papifabs :
Ces temps sont ouverts aux médiateurs-trices numériques des PAPIs qui animent ou souhaitent animer des projets d'animation autour de la fabrication numérique dans leur structure auprès de leur public. Ils sont animés par Antony Auffret des petits Débrouillards et se déroulent dans les PAPIFABs et FABLABs brestois.


Au programme de cette séance du 29 avril : Upcycling :
à partir de déchets électronique et autres, apprenez à fabriquer de nouveaux dispositifs : frankenjouets, circuit-bending, etc...Récupérer ces pièces détachées présente un réel intérêt économique. Cela permet surtout de transformer immédiatement un déchet en une ressource (une démarche d'upcycling, « surcyclage »).

Nous recevrons deux invités :

  • Matthieu Harel de la recyclerie Un peu d'R.
  • Ariane Roumihac de l'association la Pince.

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Vous êtes intéressé-e-s, contactez nous !
Les places étant limitées veuillez vous y inscrire auprès de
:

  • Solenn Malgorn : solenn.malgorn@mairie-brest.fr
  • Florence Morvan : florence.morvan@mairie-brest.fr

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Le Kikafékoi est un lieu d'échanges et de rencontres à Langueux. Des activités régulières ou ponctuelles sont proposées : ludothèque, jardin partagé, ateliers, conférences, paniers bio, trocs en tout genre.
Cette interview a été réalisée en 2017 par les Faiseurs Briochins

Nous sommes…

Katell & Christophe
C> Notre projet, c'est le Kikafékoi. C'est un espace, un lieu de rencontre et un lieu d'échange et un lieu de qualification, on va dire, des gens.

Genèse du projet

Date de début 2012
C> ça a commencé, ça fait super longtemps, ça devait être en 2012. Ce n'était pas du tout ça au début mais c'était le même esprit en fait de regrouper les gens, de construire des choses ensemble à Langueux avec tout un groupe d'habitants, on était une dizaine au début et puis ça s'est étoffé et aujourd'hui, on est 30/40 actifs dans l'association.

K> C'est parti de la projection d'un film, Nos enfants nous accuseront. Des parents de l'école privée et de l'école publique ont participé à ce projet pour essayer de développer plus de nourriture bio à la cantine et puis on a fait une première soirée, Bio Soupe Noz, dont le principe est le suivant : j'arrive avec un légume bio et on fait une grande soupe ensemble et puis, une scène ouvert et ça a marché d'enfer et du coup, le groupe de parents s'est dit « ben, pourquoi ne pas créer un café associatif ? De là est venue l'idée de l'association.

C > Avant de monter l'association, comme on voulait que ce soit un lieu de rencontre, il nous fallait un lieu et donc nous sommes allés voir la mairie pour avoir un lieu et c'est une fois qu'on nous a donné un accord de principe sur la mise à disposition d'un lieu que ça s'est enchainé. Ca a été assez rapide du fait de la campagne municipale de 2014. Il y a un candidat qui nous a dit OK on y va et on y a été.

K> La première action qu'on ait fait réellement, où on a rassemblé du public, c'était la ludothèque, on a collecté très rapidement une centaine de jeux, et on a ouvert la ludothèque dans une autre salle à Saint-Pern dont on occupait les mercredis après-midi. Puis comme c'était régulier, la mairie nous a ensuite prêtée cette maison.
C'était en septembre 2014, Saint-Pern et on a eu la maison vers octobre-novembre 2014.

Moyens humains, financiers

C> Au niveau finance, on est parti de 0, on n'a pas de gros besoins financiers, on joue plus sur la récup' en fait, l'entraide, faire appel au réseau, aux copains du réseau, aux copains des copains des copains et du coup, ça mouille des gens aussi, le fait de donner une tasse, un plateau ou une table basse, on fait un peu partie de la maison finalement, sans être un actif de l'association ou quelqu'un d'inscrit, ou quelqu'un qui participe à des débats ou à des réunions. Ca permet à des gens d'avoir un bout d'eux ici et au niveau humain, on est parti à une quinzaine, vingtaine et ça a donné envie à d'autres. Dès la première assemblée générale, en fait, il y a eu des gens et je pense aussi que, par rapport aux modes d'animations qu'on utilise en réunion, on utilise tout ce qui est méthode active et ça permet à des nouveaux de rentrer dans le jeu, à ceux qui parlent beaucoup aussi d'être obligé d'écouter les autres, celui qui ne parle pas d'être obligé de, même sans parler, participer de donner son avis et les gens trouvent ça agréable.

K> Pour la ludothèque, par exemple, on est parti à 13 bénévoles et on tournait tous les mercredi à 2 bénévoles tous les mercredis sur un créneau de 2 heures et ensuite de fil en aiguille, il y a des projets qui sont nés. Par exemple, à partir de la ludothèque, on a eu un besoin d'un grand rideau pour pouvoir cacher les jeux donc est née d'une fresque en tissu de récupération et là c'est greffé d'autres bénévoles qui sont venus réaliser la fresque. Des fois, il y a un projet qui engendre un autre projet avec d'autres bénévoles…

C> et ça a donné naissance au groupe des mamies en fait, du coup, qui se réunit tous les samedis et les mercredis en début d'après-midi. Ces Mamies là, du fait qu'elles sont là maintenant, sur leurs créneaux, elles permettent à des enfants de venir jouer à côté d'elles qui tricotent, ce qui fait qu'il y a de nouveaux enfants qui viennent à la ludothèque par les Mamies, qui, elles-même, sont venues grâce à la ludothèque. C'est un peu un cercle vertueux qui se met en marche, des gens qui trouvent bien d'avoir ce genre de maison pour tous, au final. Où chacun fait sa petite vie, a sa petite place.

Partenaires engagés

C> La ville, par le prêt de la maison et le fait qu'ils paient les fluides, ça c'est une condition sine qua none pour exister, si on n'a pas de lieu, on n'existe plus en fait. Le lieu, c'est un endroit de contact, c'est un endroit de passage, c'est un endroit de rencontre sinon ça se finit vite en club privé, à notre idée en tout cas et là, on a aussi la CAF, auprès de qui on a sollicité un agrément Espace de vie sociale, on vient de l'avoir et qui peut couvrir une partie de nos dépenses.

K> on a également le centre de ressources pour la non-violence qui nous prête des jeux coopératifs pour la ludothèque.

C> comme gros partenaire, voilà. Au niveau ponctuel, on peut faire d'autres choses. Avec l'OCL (office culturel de Langueux) par exemple, on collabore sur des scènes car on a aussi tout un volet culturel qui s'est développé. Il y a un stagiaire du CEAS qui est venu faire une exposition autour des Solitudes et il a croisé notre public et soulevé des questions et puis après, ponctuellement, on a des soirées à thème le vendredi et donc on a collaboré avec le groupe de la monnaie locale, avec les espérantistes, on a fait des ateliers vélos avec Vélo Utile, avec le club de vélos de Langueux aussi.

K> avec le défi Famille, on a aussi collaboré avec la maison de l'agriculture bio22, on a développé tout un programme et on est aussi un lieu où on reçoit les paniers de la Binée Paysanne.

Difficultés

C> Au niveau du lieu, on a des problèmes d'accessibilité sur le local, on ne peut faire accéder une personne en fauteuil roulant, c'est pareil pour les toilettes pour les personnes âgées, il faut monter ou descendre les escaliers qui sont assez raides.

K> et pour les poussettes. C'est compliqué aussi pour les tout petits.

C> il fait froid l'hiver aussi, etc. On espère pouvoir dégoter un lieu plus chaleureux et plus accessible. Après on commence aussi, on est parti un peu tout feu, tout flamme dans l'association et tout le monde pensait rêver le même projet et au final, ce n'est pas vrai, chacun rêve à sa façon, du coup, la fin de la première année était un peu tendu et chaotique dans l'équipe et donc on a agi. On a mis des modes de fonctionnement différents, on a arrêté de traiter en bureau des questions matérielles, on traite que le fonctionnement et l'esprit de ce qu'on veut faire, se mettre d'accord sur des points de vue, sur des positions communes, on se construit une culture commune, autour de la l'association et du coup, ça nous a beaucoup fédéré et tout ça, c'était pour parler de l'avenir 🙂 et du coup, on s'oriente sur un fonctionnement très décentralisé, c'est-à-dire que le bureau ne gère pas la soirée ceci, la sortie cela, la rencontre de untel et bidule, au final, on est là pour mettre de l'huile dans les rouages, pour essayer de financer ce qui peut être financé et essayer de trouver des solutions quand ça bugue, on essaie de développer surtout le travail des commissions où même des gens tout seuls ont une idée pour leur projet à développer du moment que ça rentre dans notre cadre, dans le cadre qu'on propose. En se disant que si on veut favoriser une initiative de chacun, ce n'est pas en partant d'un bureau qu'on mettra en place des choses, mais c'est important que chacun puisse dire « vas-y, fonce », ou « tiens je connais untel », « y a bidule qui pourrait peut être fonctionner avec toi », donner des ressources aux gens, les motiver, leur donner confiance, et puis qu'ils osent y aller au final.

Croisement avec d'autres mouvements ?

C> Certains d'entre nous en croisent, en tant qu'association, non on ne les croise pas, après certains d'entre nous, croisent les colibris, croisent nuit debout, croisent incroyables comestibles, l'équipe de la monnaie locale, croisent ceux qui veulent monter la quincaillerie associative, et à ce titre là, on fait des fois des choses de structure à structure mais on ne travaille pas ensemble mais dans l'avenir, il y a tout un réseau de gens aux idées similaires, de revenir à des choses simples, de se débrouiller par soi-même sans attendre que tout soit fait. On va dans le même sens, et je pense que sur Saint-Brieuc, des choses, sans se structurer, vont collaborer ensemble, l'année prochaine. Tout le monde va collaborer avec tout le monde.

K> une envie de récupération, un mouvement autour de la récupération, de l'art, de la récupération, l'année prochaine, envie de fabriquer, plus avec nos mains, en récupérant.

Puis les vendredis soir, c'est ouvert à toutes ces assos qui peuvent venir présenter leurs projets. Je pense que ces assos commencent à nous connaître aussi et c'est important aussi qu'ils puissent venir se présenter et donner envie aux gens du Kikafékoi de participer. De développer ses envies là.

Dernier mot

K> Finalement, le Kikafékoi, c'est ça, c'est qu'il y ait une envie, enfin un endroit où on peut se rencontrer d'une manière interculturelle, intergénérationnelle, et sur Langueux, il n'y a pas cet espace, il n'y a même pas un marché, Donc voilà, on a un besoin que tout le monde puisse se rencontrer dans un endroit où chacun peut proposer un projet et puis, fédérer.

C> Que les autres le fassent ! Si ça marche, si ça a marché, parce qu'on est certains à y croire et puis qu'on ne se pose pas trop trop de questions. C'est-à-dire que quand on veut faire quelque chose, on commence à faire et on trouve les solutions pour que ça aboutisse en cours de route, sur aucune des actions en fait, on n'attend pas que ce soit ficelé et que tout soit bien boutiqué avant de le faire.

Coordonnées

3 rue Jean Mermoz
22360 Langueux
contact@kikafekoi.fr
http://www.kikafekoi.fr


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Former, essaimer, rassurer et démontrer que derrière le mot fablab, il ne doit pas y avoir d'appréhension car comme pour toutes nos initiations, nos formations, nous allons au rythme de chacun et prenons le temps pour que la transmission soit bine faite.

C'est ainsi que nous avons mis en place une formation pour les professionnels et acteurs de la ville de Brest qui souhaitaient découvrir et s'initier à la brodeuse numérique.

Au programme, découverte de ce qu'est qu'un fablab et ce que l'on peut y faire, et la brodeuse plus particulièrement mais aussi et tout simplement la machine à coudre, la surjeteuse et l'aiguille et le fil tout simplement qui complètent le matériel du fablab.

Nous avions prévu un modèle de sac de course " tote bag" pliable et recyclable car notre fablab s'inscrit dans une démarche de récupération, de réutilisation et de développement durable.

Certains ont préféré faire une trousse pour la brosse à dent, mais la plupart a opté pour le "tote bag".


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Labfab étendu

A l’occasion de cette 5e édition du budget participatif lancé par la Ville de Rennes , quelque 270 projets ont été validés ! (A découvrir sur la Fabrique citoyenne).

Tous les projets sont vraiment chouettes !

Cependant… vous pourrez aussi retrouver et voter pour deux projets issus de ReMix (marathons créatifs) animés sur le territoire (EuropeReMix et MétroMix). 🙂

Nous sommes très fiers de constater le chemin par parcouru depuis la conception et réalisation des premiers prototypes façon LabFab. Cette marque de fabrique du LabFab doit devenir encore plus citoyenne. Justement, grâce à la Fabrique citoyenne, ces belles initiatives peuvent donc maintenant encore franchir une étape pour se diffuser  !

Mais de quels projets s’agit-il ???

Proposé par la Maison de Quartier La Touche, le projet CuicuiClacClac vise à installer des nichoirs connectés à Rennes.
En photographiant les oiseaux les visitant, ces nichoirs vont permettre de cartographier les flux migratoires des oiseaux, et ainsi mieux connaître notre environnement.
Ce projet, imaginé sous le nom de ViaBird en Mai 2018 durant EuropeReMix organisé par le LaboEurope de la Ville de Rennes, l’association Bug et le LabFab, propose une autre façon de cartographier l’Europe : celle des oiseaux.

Illustration par Lizuka – Eliza Iacoblev

Retrouvez le projet ici : https://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-5/collect/depot-des-projets/proposals/vos-donnees-fleurissenthttps://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-5/collect/depot-des-projets/proposals/projet-collaboratif-et-citoyen-pour-la-biodiversite-nourrir-des-oiseaux-en-echange-de-quelques-photos

Une rencontre virtuelle avec les porteurs de projet est proposée ce Jeudi 8 Avril, à partir de 18h30. Plus d’informations ici : http://www.mqlt.fr/blog/reunion-cui-cui-clic-clac/

[Update du 12/04/2021] Une nouvelle rencontre visio avec les porteurs de projet est proposée le jeudi 15 avril à 18 heures. L’inscription se fait ici : http://www.mqlt.fr/blog/reunion-cui-cui-clic-clac/

Le 2e projet est aussi très inspirant !

Un second projet, imaginé lors de MétroMix 2019, est proposé dans le cadre du Budget Participatif par l’Association des Designers Ethiques Rennes : Vos données fleurissent !

Illustration par Lizuka – Eliza Iacoblev

Ce projet de sculpture est animé grâce au traitement de données décrivant le niveau de qualité environnementale (comme les données des capteurs citoyens Sensor.community, la circulation des vélos, …). Il porte sur des valeurs pédagogiques, artistiques, émotionnelles : engager vers des pratiques plus sobres et vertueuses, et partager nos cultures du numérique grâce à des fleurs.

Retrouvez le projet ici : https://fabriquecitoyenne.rennes.fr/projects/budget-participatif-5/collect/depot-des-projets/proposals/vos-donnees-fleurissent

A vos votes ! 🙂

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Les FabLabs : Rappel de l’origine

À l’origine, un FabLab (contraction de l’anglais Fabrication Laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un tiers lieu de fabrication cadré par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et la FabFoundation. Ces lieux sont définis par une charte globale et un logo; proposant un inventaire minimal permettant la création des principaux projets :

Figure 1 – Logo de la Charte des FabLabs MIT (info: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fab_lab )

Ces lieux, en émergence depuis le début des années 2000, se sont diffusés partout dans le monde. On recense aujourd’hui plus de 1750 lieux dans tous les continents.

Notre territoire connaît un développement particulièrement dynamique des lieux de fabrications numériques et des communautés associées. Ils se sont fédérés autour de la marque LabFab vers 2010 durant des événements en lien avec les usages créatifs et pédagogiques du numérique.

Le LabFab :

Le LabFab est le projet collaboratif de Laboratoire de Fabrication numérique sur Rennes Métropole et au-delà. Il a été fondé par un collectif pluridisciplinaire de structures afin d’explorer les potentiels sociaux, créatifs et économiques des méthodes et techniques de la fabrication numérique. Parmi ces structures : l’EESAB (École Européenne des Arts de Bretagne, la Ville de Rennes, Rennes Métropole, l’Institut Mines Télécom, la Région Bretagne, l’association Bug, puis les Universités de Rennes, des acteurs économiques et associatifs …).

Chaque entité porteuse de cette marque LabFab met de l’espace, du temps et des moyens financiers à disposition du projet territorial pour contribuer à sa réussite. Ces espaces sont reconnus, chartés et fédérés au niveau mondial par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) sous le nom de FabLabs.

Rappel des axes d’actions du LabFab et de ses membres:

 

Un premier espace LabFab a été ouvert à l’EESAB en février 2012.

En 2013, le LabFab a décidé de se déployer au niveau territorial sous la forme d’un réseau de lieux articulés autour d’une marque. Le LabFab s’est progressivement professionnalisé : un “Fab Manager” dans l’association Bug, un autre à l’EESAB…

Les années 2012-2016 ont permis de préfigurer le projet sur le territoire et d’identifier les 4 axes de développement et l’accompagnement apporté par Rennes Métropole directement aux structures adhérentes à la marque LabFab.

Le LabFab dans ses différents lieux a pu rassembler une communauté de prototypeurs (plus de 300 personnes actives sur le territoire métropolitain), et est devenu un ambassadeur mondial de la créativité locale (plus de 200 projets publiés sur le portfolio du LabFab, près d’une centaine d’événements dont plus de 40 à l’international depuis 2013).

En 2014, une dizaine d’Espaces Publics Numériques sur la ville de Rennes ont été équipés et des animateurs formés grâce à une aide financière de la ville au titre de la politique des quartiers.

Depuis 2015, des Universités (Rennes 1 et Rennes 2) ont ouvert leur LabFab et se sont intégrés dans la dynamique collective du réseau.

La charte, co-signée entre Rennes Métropole, et les structures hébergeant les ateliers, permet de partager des moyens (machines, matières, énergie, espaces, temps), de garantir un niveau homogène de services entre tous les lieux, de monter collectivement en compétence et surtout, d’assurer, à minima, 4 heures hebdomadaires d’ouverture à tous les publics, appelées “OpenLabs”.

À fin 2020, seize lieux s’intègrent à ce projet territorial désigné « LabFab étendu ».

Le LabFab est reconnu au niveau national et s’inscrit dans le principal réseau qui fédère les FabLabs: RFF (réseau français des fablabs). Celui-ci organise des échanges entre les porteurs de projets de FabLabs et fait le lien avec les instances nationales qui conçoivent et lancent des appels à projets. Le réseau RFF a, par exemple, permis des coopérations entre Régions au printemps 2020 face à la crise Covid19 et pour aider à accompagner la réaction des Makers au bénéfice de l’intérêt général. Au-delà du COVID, de nombreux échanges ont eu lieu avec le nouveau Bureau Associatif du Réseau Français des FabLabs, avec notamment la visite à Rennes en Janvier 2020 de Matthieu Debar, chargé de projets au Dôme de Caen et nouveau Président du RFF. Ces échanges ont permis de dresser des perspectives de contribution en matière de pédagogie et avec les MooCs hybrides, et aussi concernant des projets de FabCities en France.

Au niveau international, outre la charte initiale du MIT, le réseau des FabCities dans lequel Rennes Métropole est reconnue, défend des modèles plus résilients pour les territoires. Les pratiques des FabLabs sont donc très inspirantes pour ces nouveaux modèles plus sobres. Avec ce réseau FabCity, le LabFab échange régulièrement avec d’autres Métropoles inspirantes sur le numérique comme Barcelone ou Montréal.

Le LabFab est soutenu par Rennes Métropole et notamment via son Service Numérique qui consacre du temps pour accompagner l’animation de ce réseau sur des enjeux d’intérêt public.

Message de Yann Huaumé, Vice Président de Rennes Métropole au numérique:

L’enjeu d’acculturation au numérique pour tous est un pilier de notre territoire. Pour y répondre, un premier niveau d’intervention de la Métropole s’adresse aux “personnes très éloignées du numérique”, de plus en plus exclues par la digitalisation et la dématérialisation des procédures.
Un deuxième niveau, qui s’apparente à une démarche de découverte de la “culture numérique”, permet d’acculturer l’ensemble de la population et leur donner confiance dans les usages du numérique”. C’est dans ce cadre que depuis presque 10 ans, le LabFab développe des actions et des projets, inscrits dans des pratiques d’éducation populaire, où les citoyens et acteurs du numérique, cohabitent et se fabriquent une culture commune. Comme vous pourrez le lire dans ce bilan, les Labfabs ont su porter de nombreuses initiatives et ont démontré, s’il le fallait encore, leur agilité et leur résilience durant cette année 2020 si singulière.
Pour faire émerger cette « culture numérique », ce bilan 2020 rappelle qu’il est essentiel de mettre en réseau les acteurs et de partager les compétences. Aussi, en troisième niveau, les plus initiés participent ici à la création et la participation de démarches innovantes dans des espaces ou évènements de «fabrique numérique» que sont les Labfabs.
En continuant de garantir ces trois niveaux d’accompagnement, Rennes Métropole avec le LabFab soutien et accélère la transition numérique du territoire, dans un schéma où chacun a sa place, condition sine quo none d’une culture numérique inclusive.”

 

1. Les Labfabs – Synthèse de l’année 2020

Introduction :

L’année 2020 a été une année particulière pour tous avec la pandémie mondiale de COVID-19.

Les mesures de confinements, que ce soit de Mars à Mai, ou encore de Novembre à Décembre, ont bouleversé les activités des LabFabs. Celles-ci sont généralement en présentiel, car la fabrication numérique offre la possibilité de se reconnecter avec les objets tangibles et de concevoir et construire à plusieurs un projet. Une “riposte créative” a néanmoins eu lieu grâce aux FabLab Managers et aux membres fréquentant ces lieux qui ont fait preuve d’imagination, de détermination et de rigueur pour continuer à produire et partager des projets et des compétences. Il est intéressant d’observer cette réaction et d’en retirer des signaux potentiellement préfigurateurs de nouvelles pratiques.

Les LabFabs ont été obligés de fermer leurs portes puis, dans le cadre du second confinement, de recevoir de manière très exceptionnelle pour certains, du public professionnel sur réservation uniquement. Une grande agilité dans les pratiques a été de mise durant cette année, en développant des ateliers en virtuels pour certains, ou en concevant de nouveaux modèles permettant la continuité des activités pour les autres. Sur l’ensemble de l’année, malgré les fermetures obligatoires et le confinement strict, aucun LabFab n’a complètement cessé son activité. Plusieurs facteurs caractéristiques du mode de fonctionnement des FabLabs ont permis cette résilience : des pratiques collaboratives et des échanges numériques déjà bien éprouvés, une répartition décentralisée des machines donc par très petits groupes connectés.

La crise sanitaire a mis en lumière ces pratiques avec la production solidaire d’équipements de protection individuelle au mois de Mars, Avril et Mai 2020 aux personnes en contact de publics (commerçants, professions médicales, …).

Source photo: collectif Makers35 visières solidaires

Cela a eu pour effet, bien évidemment de répondre à une carence, et aussi de démontrer la pertinence de ce modèle de fonctionnement (coopération et production entre les acteurs) déjà en œuvre sur le territoire au travers du LabFab. L’ensemble des LabManagers et LabFabs ont pris part à un réseau de production local et régional, regroupant une communauté de 125 Maker.euse.s, pour la plupart usagers du LabFab et équipés d’imprimantes 3D. Cette mobilisation a permis de produire plus de 6000 visières pour les Brétilliens au contact du public. Le LabFab a assuré une partie de la coordination régionale de ce mouvement participatif pour la production, la logistique (matière première, connexion production/demandeurs, distribution sécurisée) et le lien aux institutions (BDI, Région Bretagne) chargées de passer à l’échelle en impulsant les industriels locaux.

Cette année, les LabFabs ont aussi continué à développer des projets qui ont rayonné à l’échelle territoriale par leur impact et leur valeur, ou, par des partenariats avec des acteurs rennais, comme des grands groupes, des associations, des écoles, … Ils se sont aussi structurés suivant leurs profils et leurs cibles (LabFabs universitaires cherchant à diffuser les pratiques de la fabrication numérique dans les cursus, LabFabs associatifs ou entrepreneuriaux cherchant un modèle économique et diffusant auprès de leurs partenaires, …), tout en cherchant à se diversifier et élargir la communauté de prototypeurs sur le territoire.

Le maintien des activités durant cette période contrainte a permis de continuer à faire découvrir la fabrication numérique, d’acquérir et partager des compétences ou même de réaliser leur projet (DataMix, WorkShop Textile connecté, création de jeux GameJam, OpéraMorphose, OctoberMake …etc), notamment par la pratique des OpenLabs (moment d’ouverture à tous des lieux) ou d’animations à distance, en virtuel, le développement de MooCs (courts hybrides en ligne et en présentiel dans les LabFabs avec plus de 200 000 participants à date), le développement de contenus libres en ligne, …

Le LabFab a participé à OctoberMake (rendez-vous des FabLabs en France, exclusivement en ligne cette année) et notamment animé la séance sur les FabCities.

TechInn’Vitré, du 14 au 16 Février : Le seul événement auquel les membres du LabFab ont participé physiquement en 2020

 

  • Ce bilan dresse en 2 parties les actions en lien avec le LabFab, tout d’abord par lieux affiliés à la charte LabFab puis par projets fédérateurs.

Les données concernant les membres du LabFab se trouvent ouvertes sur le portail de Rennes Métropole: https://data.rennesmetropole.fr/explore/dataset/adresses_labfab/information/

 

Le LabFab de l’EESAB :

Le LabFab de l’EESAB, situé au sein de l’École Européenne Supérieur d’Arts de Bretagne a accueilli un nouveau LabManager en Février 2020 après le départ de John Lejeune qui avait participé au montage initial du projet.

Ce renouvellement ouvre de nouvelles perspectives dans ce lieu reconnu dans le monde des fablabs.

Un premier temps en 2020 a consisté à remettre en place l’espace. Celui-ci reste sommaire réparti en 2 lieux au sein de l’École. Il était nécessaire de revoir l’aménagement afin de rouvrir au public dans de bonnes conditions (avec une maintenance des machines, redéfinition des espaces, …).

Source photo: EESAB

Le projet du LabFab de l’EESAB est structuré autour de trois axes :

  • développer des projets étudiants ou internes à l’école, en considérant l’atelier LabFab et son manager comme une ressource pour toutes et tous au sein de l’EESAB ;
  • un volet grand public, au travers des Openlabs du LabFab de l’EESAB, tous les vendredis de 9h à 18h. L’enjeu de ces Openlabs, pour l’École, est d’ouvrir les travaux des étudiants et enseignants vers le territoire. Cette démarche permet d’imaginer de nouveaux projets très concrets (urbanisme, environnement, inclusion, …). Ainsi, des liens sont déjà initiés avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat ou encore l’association My Human Kit sur l’accessibilité pour les personnes handicapés.
  • un volet Recherche où l’outil LabFab vise à décloisonner les relations entre chercheurs et étudiant·es, acteurs économiques (entreprises), pouvoirs publics (collectivité), société civile (associations et collectifs) et population (ateliers et interventions dans l’espace public). Les liens se tissent progressivement par les projets.

L’ensemble de ces axes est actuellement mis en œuvre par le nouveau FabManager qui pourra s’appuyer sur le réseau du LabFab pour collaborer à cette démarche et percoler sur le territoire. Depuis son ouverture, le LabFab de l’EESAB a reçu le soutien de Rennes Métropole par subventions, et une inscription en ce sens a été à nouveau formulée au budget 2021.

Le lien vers le carnet du LabFab de l’EESAB : https://www.eesab.fr/rennes/labfab-laboratoire-de-fabrication-numerique/

Exemple de projet : Partenariat Euroshelter – Utilisation de matériaux composites de type “sandwich pour le design avec l’entreprise rennaise basée à la Courrouze.

Les projets ont été présentés au Salon “Materials and Light”, au Carreau du Temple les 8 et 9 septembre 2020.

Maquette en impression 3D pour un mobilier extensible.

 

 

Le LabFab de la Maison des Associations :

Cette année, le LabFab de la MDA, porté par l’association Bug, a poursuivi le développement de projets pédagogiques issus des marathons créatifs. La fabrication numérique nécessite encore de s’illustrer avec des projets simples et très concrets pour donner à voir ses potentiels à un plus large public.

Le projet ViaBird est un exemple significatif. Il a été prototypé en 2 jours lors d’EuropeReMix en mai 2018 avec 5 autres projets. L’idée est simple : il s’agit d’une mangeoire qui prend en photo les oiseaux pour les identifier et permettre ainsi de cartographier la présence des volatiles.

Dessin : @Lizuka

La réalisation de ce dispositif se veut accessible pour un large public et permet de toucher concrètement les phases de construction (idéation, design, prototypage) d’un projet et quelques “briques” du numérique : composants électroniques, données, connexion, intelligence analytique (IA), BOT (agent conversationnel), …

Ce projet a été itéré en 2019 et 2020 pour aboutir aujourd’hui à un projet fonctionnel, ouvert (licence libre) et réplicable (composants simples, bas coût). Des partenariats avec le LabFab de l’Epitech de Rennes, la Maison de Quartier La Touche et la participation de bénévoles ont permis de tester et mettre au point des ateliers. L’association BUG dans le cadre d’un partenariat avec la ville de Rennes coordonne les programmes numériques des différentes Maisons de Quartier de Rennes et permet ainsi la diffusion des pratiques issues du LabFab.

Ce LabFab, ouvert en OpenLab le mercredi et le samedi, propose des ateliers à destination de tous. Hors période de contrainte sanitaire, l’affluence des visiteurs est au rendez-vous. L’emplacement au cœur de la ville permet de drainer un public de curieux.

Pour faire participer les visiteurs et les inciter à revenir, des animations sont très ludiques sont régulièrement proposées (ex : décorations de Noël en mode “Do It Yourself” avec un dessin numérique et la découpeuse Laser). Les plus fervents peuvent capitaliser les savoir-faire acquis sur une plateforme de badges de compétences. Ils peuvent ainsi faire valoir leurs pratiques des OpenLabs : découverte du monde des LabFabs, utilisation de découpeuse laser, programmation d’un objet connecté, …

Cette plateforme mettant en avant les badges de compétences s’appuie sur le dispositif Open Badges. Celui-ci créés en 2011 par la fondation Mozilla, fournit un système d’accréditation qui vise à faire la promotion de la reconnaissance des compétences et des réalisations acquises par le biais d’un apprentissage formel et informel.

L’intérêt d’ouvrir la plateforme se trouve dans la possibilité d’accueillir d’autres émetteurs de badges qui peuvent être des écoles reconnues, des programmes para-scolaires, des cours en ligne ouverts. Ils délivrent ceux-ci selon différents niveaux, certains symboliques et motivationnels, d’autres soumis à des conditions d’obtention plus rigoureuses.

Le lien vers la plateforme de badges : https://badges.bzh/ (détail dans la 2e partie de cette note sur les actions collectives portées par le LabFab).

Le LabFab de la MDA a aussi joué un rôle au cours de la mobilisation des Maker.euse.s pour faire face à la pénurie d’équipements de protection au Covid19, en mettant à disposition un espace pour collecter, stocker et distribuer les visières produites et ainsi faciliter la coordination et la distribution aux professionnels. Cette opération est abordée dans la Section 2 de ce document sur les actions collectives portées par le LabFab.

Enfin, l’association Bug a décidé cette année de créer un nouveau format dans le cadre de Fabrique!. Les années passées, Fabrique! était un événement sur 3 jours rassemblant les Makers et FabLabs pour montrer leurs projets à un public scolaire le vendredi et aux familles durant le weekend. Très populaire, (soutenu par Rennes Métropole via une convention et une subvention : 25 000€) cet événement a su cultiver une audience croissante : environ 4 000 participants en septembre 2019 et plus d’une cinquantaine de collectifs venus présenter leurs projets numériques en lien avec l’éducation. Les conditions sanitaires ne permettant pas d’organiser un évènement grand public ni la tenue d’ateliers en ville, il a fallu ré-inventer un format. Bug a conçu et réalisé une série de vidéos afin d’aborder la fabrication numérique de façon très pédagogique et en utilisant les codes des influenceurs sur les réseaux sociaux afin de capter un large public. La fin de l’année 2020 a donc permis d’initier ce nouveau format avec par exemple des vidéos en test. Des précisions sont apportées dans la Section 2 de cet article car cette initiative a vocation à être co-élaborée par les autres membres du LabFab.

 

Le LabFab de l’IMT Atlantique :

L’IMT Atlantique est l’une des structures à l’origine du LabFab consciente de l’enjeu de sortir les ingénieurs de leur sérail. Par cet engagement dans le réseau LabFab, des compétences en télécommunications et en informatique ont été rendues accessibles à des non-ingénieurs grâce à un investissement remarquable dans la pédagogie. Le cheminement des ingénieurs vers un public mixte et néophyte est également à apprécier. En apportant une touche de créativité, des projets très originaux et représentatifs de “l’esprit LabFab” ont vu le jour. On pense notamment au projet La Boite qui est un petit afficheur. Celui-ci se fabrique aisément et à faible coût (environ 20€). Il permet de comprendre le parcours d’une donnée depuis sa fabrication (avec un capteur), en passant par son stockage (…dans quel datacentre ? et selon quel format ?), l’application qui la libère, jusqu’à son affichage qui rend possible de multiples formes de représentation. Il n’est plus nécessaire d’être un codeur spécialisé en base de données. La Boite permet, par exemple, d’afficher dans combien de temps un bus arrive devant la Mairie de Saint Sulpice la Forêt, car les données sont accessibles. Cette démarche devient vraiment intéressante lorsque La Boite affiche des données d’origines diverses ce qui permet d’agir sur le comportement de son propriétaire pour avoir des pratiques plus vertueuses (mobilité, énergie, …). Les outils simples mis à disposition abaissent la barrière à l’entrée pour accueillir un plus large public et dépasser la surface de l’écran pour s’immiscer dans le fonctionnement du numérique.

Le projet La Boite :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Documentation : https://wikifab.org/wiki/Labo%C3%AEte_-_affichage_de_la_qualit%C3%A9_de_l%27air

Malheureusement, l’IMT ne disposait pas encore d’un espace sur son Campus en capacité d’accueillir un public extérieur. La construction d’un espace LabFab est en cours de concrétisation et devrait ouvrir en 2021. Un nouveau responsable de LabFab vient d’être recruté dans cette perspective.

Les membres du LabFab de l’IMT se rendent dans les autres espaces de fabrication numérique et durant les événements proposent des ateliers. Les OpenLab vont enfin pouvoir se structurer dans ce nouveau lieu, et la fabrication numérique et toutes ses pratiques, notamment le prototypage va pouvoir s’ancrer plus encore dans l’enseignement de l’IMT. La formation d’ingénieurs s’adapte à notre société avec plus frugalité (itérations, surcyclage, sobriété by design, licence ouverte pour plus de modularité, etc). Ce nouvel espace LabFab sera accessible au grand public, et disposera d’un plateau d’une cinquantaine de mètres carrés. Dans l’attente de ce lieu, et en continuité avec l’activité historique de l’IMT, des ateliers pédagogiques sont en cours.

Les MooCs hybrides ont été développés à Rennes depuis 2015 et en collaboration avec d’autres centres de recherche. Ils ont rapidement rencontré leur public à travers le monde. En effet, l’originalité provient du format hybride qui ne laisse personne seul bloqué face à son écran. Participer à un MooC donne la possibilité de rentrer dans une communauté composée de professionnels et d’amateurs d’horizons très divers. Des rendez-vous réguliers sont organisés dans les LabFabs (ou en visio lors des phases de confinements).

En lien avec Pôle emplois et avec une dizaine de personnes volontaires en recherche d’opportunité professionnelle, la pertinence des MooCs hybrides a pu être expérimentée en distanciel et en présentiel dans les LabFabs rennais d’Octobre 2019 à Février 2020. Cette mise en application de MooC hybrides continuera à être mise en œuvre en début 2021 sur un nouveau sujet : l’énergie et les nanogrids.

 

L’EduLab Rennes 2 :

Cette année, l’EduLab Rennes 2 a encore proposé une programmation riche d’ateliers, en complément des ouvertures en OpenLabs tous les mercredis et les vendredis. Il s’agit d’un espace qui s’affirme dans la conception pédagogique avec une attention forte sur l’apprentissage collectif. Proposés à partir de la rentrée de Janvier, des ateliers ont concrètement été mis en œuvre au format workshop, visant à designer et créer des projets en petits groupes. Ce lieu permet aussi la réalisation de petits objets et donc d’y intégrer un travail sur la dextérité des apprenants. On peut noter, parmi ces projets, la couture de masques textiles au mois d’octobre, permettant aux étudiants d’apprendre des techniques de fabrication. Des recherches sur la captation de données environnementales ont conduit à proposer des ateliers pour réaliser des capteurs d’air intérieurs. Ensuite, des travaux ont porté sur des objets de visualisation de données environnementales, permettant de rendre tangible la donnée des capteurs environnementaux développés depuis quelques mois au sein du réseau des LabFabs.

Les contraintes liées au COVID ont obligé, dès le mois de Mars, à proposer des formats distanciels expérimentés durant le premier confinement en remplacement des ateliers présentiels prévus : ce format a permis d’élargir la participation et de réunir des maker.euse.s de différents territoires en France ; des personnes du Sud de la France, de l’Est, de tous les âges ont pu ainsi participer aux workshops proposés, rendant les échanges très riches grâce à cette diversité !

Au mois de Septembre, l’EduLab a aussi été impliqué, au titre du LabFab, dans l’évènement OpéraMorphose, organisé par l’Opéra de Rennes. Ce marathon créatif que l’on nomme aussi ReMix, a eu pour terrain de jeux l’Opéra et ses interactions avec le public. Il s’est tenu sur 72 heures, mobilisant une quarantaine de participants volontaires et aux compétences et profils complémentaires (professionnels, artistes, usagers, …). L’EduLab a ainsi pu accompagner techniquement les projets, afin de prototyper et rendre tangibles les idées issues de ce ReMix. Cette étape est fondamentale dans ce type d’événement lorsqu’il faut transformer les idées en prototypes. Les LabFabs sont alors très utiles avec leurs machines et leurs techniques pour précipiter cette transformation.

Lien vers OpéraMorphose: https://www.opera-rennes.fr/fr/participantes-et-participants

Le LabFab du Pôle Numérique Rennes Beaulieu (PNRB) :

Le LabFab du PNRB est resté fermé depuis Janvier 2020, à la suite de la dissolution de l’Université Bretagne Loire qui portait le projet de Laboratoire de Fabrication numérique. Pourtant cet espace, de 2016 à 2019, avait su trouver sa place grâce à des animations et une connexion à des laboratoires de recherche pour en être le lieu de prototypage.

La Pôle Numérique a été repris par l’Université Rennes 1. Le recrutement d’un.e LabManager est en cours, pour une réouverture annoncée du LabFab sur le premier semestre 2021. Des temps d’échanges sont à prévoir pour faciliter l’intégration de ce (re)nouveau LabFab dans le réseau.

 

Le LabFab de l’IETR:

Ce LabFab avait principalement suivi le projet de véhicule open source avec l’appui des autres membres du réseau. Depuis 2016, ce programme intitulé CampOSV, pour Open Source Vehicule, s’est construit grâce à l’organisation de différents hackathons. Ces événements ont permis de se connecter à une communauté mondiale et locale, de mixer des compétences d’une vingtaine de Labo de recherche, et de contribuer à identifier notre territoire sur l’innovation et les mobilités. Par exemple, en 2018, CampsOSV a eu lieu sur le site de PSA La Janais.

Ressources: https://camposv-labfab-ur1.ietr.fr/

Malheureusement, l’année 2020 n’a pas permis au regard des conditions sanitaires, de maintenir les évènements physiques. Mais des développements ont été réalisés au cours de l’année par chacun des contributeurs au projet. Ainsi, les projets de connectivité du véhicule, de visualisation d’un panneau de contrôle ont été développés à distance, dans cette logique de contribution ouverte.

À noter, le soutien attribué par Rennes Métropole, via l’enveloppe ITI FEDER pour concrétiser ce projet.

Le départ de la LabManageuse, Valérie Guichon, et relai du LabFab sur le projet CampOSV, fin 2020 amène à une réorganisation du projet. Des échanges auront lieu au début 2021 pour assurer la suite du projet.

 

Le Hub Epitech :

Après un réaménagement au cours de l’année 2019, le Hub Epitech a continué ses activités, en accueillant le public durant les OpenLab tous les Mercredis, en impliquant les étudiants à l’animation du lieu et à son développement, et aussi en s’appuyant sur les ressources du Hub pour le développement des projets étudiants.

Cette année a été marquée, pour le Hub Epitech, par la finalisation du projet ViaBird par les étudiants d’Epitech ou encore la participation au projet Narcisse du LabFab et d’ENEDIS.

Article: http://www.labfab.fr/des-flower-makers-au-labfab/

 

Aussi, durant le premier confinement, le Hub s’est investi dans la création de visières, au même titre que les autres LabFabs, en distribuant les productions auprès des publics sur la commune de Pacé.

Source photo : epitech.eu

 

L’événementiel a été largement maintenu, en présentiel et à distance selon les contraintes de confinement.

Ces événements sont ouverts et l’agenda peut être consulté ici : https://openagenda.com/epitech?oaq%5Bwhat%5D=rennes&oaq%5Bpassed%5D=1&oaq%5Bcategory%5D=hub

 

L’Etrillet Fairtils à Bruz :

Le LabFab de l’Etrillet continue ses activités autour d’ateliers ou de stages autour de sujet liés à la nature. Ce lieu au Sud de la commune de Bruz dispose d’une large surface qui permet à des projets ayant une envergure physique importante de se développer. Par le passé des événements, notamment autour des LowTech, avaient été montés avec l’Etrillet.

La crise sanitaire a également fortement impactée les activités de l’Etrillet.

Il s’agit d’un projet privé, avec un partenariat mis en œuvre avec l’EESAB, autour du prêt d’une fraiseuse à commande numérique. L’EESAB reconfigure son projet de LabFab avec l’arrivée d’un LabFManager (cf paragraphe sur l’EESAB). De ce fait, ce partenariat est en train d’être revu.

Un programme est à reconstruire avec l’Etrillet sur l’année 2021 en envisageant de nouveaux formats aux activités si la crise perdure.

 

L’Atelier Partagé de Betton :

Le LabFab de Betton est ouvert depuis 2018. Dès l’ouverture du lieu, une cinquantaine de membres composait l’association. Il est porté par l’association l’Atelier Partagée qui continue à faire vivre cet enthousiasme initial tout en se structurant par la réalisation de nombreux projets. L’association tisse des liens avec des acteurs déjà inscrits dans l’écosystème local, par exemple, collabore avec la médiathèque de Betton, mais aussi, a ouvert un Repair Café. Des pistes nombreuses sont à explorer à l’échelle de la Métropole, notamment sur le surcyclage ou encore le prototypage de jardins partagés.

Source photo: Ouest-France

 

Ce modèle de LabFab dans une commune de la périphérie de Rennes est intéressant à observer. Il s’appuie sur l’impulsion d’une dynamique locale qui reste à accompagner. Le réseau LabFab est une opportunité pour détecter, mailler les initiatives et aider le développement de projets dans les communes de Rennes Métropole.

Les OpenLab sont ouverts le mardi, mercredi, jeudi et samedi.

 

My Human Kit :

L’association MyHumanKit a développé de nombreux projets cette année, en lien avec la crise sanitaire, mais aussi en continuité de leurs activités : des partenariats avec le Conseil Départemental d’Ille et Vilaine dans la sensibilisation à la fabrication numérique dans les collèges, un OpenLab tous les jeudis, une implication dans le développement du futur EduLab de l’Hôtel Pasteur, un partenariat avec les Réseaux Francophonex des FabLabs de l’Afrique de l’Ouest, …

L’association a organisé un nouveau Fabrikarium, hackathon de trois jours, en partenariat avec ArianeGroup. Il consiste à mélanger différentes compétences pour répondre au besoin d’une personne en situation de handicap. Ce Fabrikarium a fait se réaliser 4 projets (un exosquelette “pouce index” pour faciliter la saisie d’objets, un joystick adapté à toutes les forces, une machine à lire pour personnes malvoyante, ou encore un dispositif de mobilité douce en tricycle). L’ensemble des projets, comme pour les précédents fabrikarium, sont accessibles sur le wiki de l’association.

https://myhumankit.org/actualite/le-fabrikarium-my-human-kit-arianegroup-un-peu-plus-pres-des-etoiles/

 

L’Atelier Commun :

L’Atelier Commun anime des temps d’OpenLab tous les mercredis et le vendredi, et accueille les professionnels le lundi et le mardi. Situé au sein de l’atelier de la Belle Déchette, le lieu a développé une forte compétence autour du réemploi, et notamment, autour du recyclage du plastique, au travers du projet Precious Plastic (projet international visant à mettre à disposition des citoyens des machines de recyclage et les méthodes pour reproduire des objets à partir de plastiques recyclés).

L’Atelier Commun a ainsi développé récemment une méthode pour la réalisation de plaques de plastique issus de l’impression 3D, et pouvant être utilisées à la découpe laser.

Source : Atelier Commun

Ces expérimentations font partie d’un programme lancé fin 2020 par l’Atelier Commun, “écoFab”, visant à accompagner les acteurs de la fabrication numérique vers la transition écologique et l’économie circulaire à l’échelle de la Bretagne. Une première expérimentation, financée par Rennes Métropole, devait se lancer au travers d’un événement en Novembre dernier, repoussé du fait du reconfinement. Un lancement se prépare pour le printemps 2021.

LabFab de la Volumerie

Situé à mi-route entre Rennes et Saint-Brieuc, le LabFab de la Volumerie s’est spontanément raccroché au réseau LabFab, de par ses activités et partenaires.

Les connexions sont en cours avec les autres FabLabs sur le département des Côtes d’Armor (Lannion, Rostrenen, Saint-Brieuc, …)., en lien avec le Conseil Départemental. Les liens sont déjà importants entre les FabLabs en Bretagne, et la présence de réseaux sur les territoires permet de renforcer ces liens.

La participation de la Volumerie au sein du réseau LabFab est très active cette année encore.

En plus de l’animation d’OpenLab les mercredis et vendredis, le LabFab a participé avec l’EduLab à l’évènement OpéraMorphose en Septembre 2020. Comme tous les LabFabs, la Volumerie s’est engagée dans la production de visières solidaires lors du confinement des mois de Mars et Avril, en les distribuant aux commerçants et professionnels de Broons.

Malgré une année 2020 pouvant être compliquée, l’activité du LabFab de la Volumerie et de l’entreprise accueillant ce LabFab est très encourageante. Ce modèle de fonctionnement entre une entreprise et un lieu de fabrication numérique dans une commune rurale est à observer et plusieurs FabLabs en France s’en inspirent.

 

Comme un établi :

Le projet Comme un établi, initialement porté par une équipe de trois personnes, s’est concrétisé au cours de l’année 2019. D’une part, il rassemble déjà un grand nombre d’artisans à la recherche de modèles coopératifs pour développer collectivement leurs activités. D’autre part, les porteurs du projet ont souhaité s’inscrire dans la dynamique du LabFab persuadés des liens à consolider entre les Makers.euses et les artisans. Ensuite, cette coopération s’est traduite par la constitution d’une association dans laquelle sont impliqués les artisans et d’autres membres amateurs. Cette association préfigure une société coopérative et Rennes Métropole accompagne cette démarche au titre de son soutien à l’économie sociale et solidaire.

À l’origine, le projet était d’ouvrir un lieu pour et par les artisans. Un lieu de 1200m² a été acquis par les services de la Ville de Rennes, afin d’accueillir ce projet, et a été remis à l’association à la sortie du premier confinement en Mai dernier. Cet espace dispose d’un volume conséquent. S’en est suivi des travaux d’aménagement coopératifs, afin de permettre de recevoir et d’installer les machines, et surtout, aux artisans de prendre place au sein de l’établissement.

Différents pôles sont en cours de construction : pôle bois, pôle métal, salle dédiée au textile, espaces à établis. Le lieu abritera également des espaces communs : cuisine partagée, espace de coworking, salles de réunion, studio photo, salle de résidence et même un camion en location.

L’association s’est transformée en octobre dernier en société coopérative de type SCIC, permettant de partager la gouvernance du lieu et de l’entreprise, avec plus de 80 sociétaires. Aujourd’hui, une douzaine d’artisans travaillent dans le lieu, dans des domaines variés tels que : métallerie, menuiserie, charpente, ébénisterie, chaudronnerie, tapisserie d’ameublement, bijouterie et même une fabricante d’abat-jour !

D’abord ouvert aux artisans sociétaires, Comme un établi souhaite s’élargir à un large public en début 2021, suivant les évolutions des conditions sanitaires.

Les artisans résidents de Comme Un Etabli

La « Volière », la grande place de Comme Un Etabli avec ses murs en pans de bois traditionnels

Le MobiLab :

Projet lauréat de l’AMI Fabrique de Territoire, lancé en 2019, le MobiLab vise au développement de la fabrication numérique sur le quartier du Blosne à Rennes. Monté en partenariat avec Rennes Métropole et IDLV (porteurs du LabFab l’Atelier Commun), un LabFab itinérant s’est lancé en Septembre 2020, avec l’acquisition de l’ensemble du matériel (vélo, outillage, machines, …) et la rencontre avec les structures partenaires sur le quartier (écoles, Maison du Projet, …).

Le vélo cargo du MobiLab, pour aller au-devant du public.

 

Ralenti par le re-confinement, les mois de Novembre et Décembre ont été consacrés à investir un local dédié pour accueillir le public en OpenLab “fixe” sur le quartier du Blosne, en proximité des locaux de la Maison des Squares, et à définir la programmation pour l’année 2021. Plusieurs projets sont en train d’être écrits pour cette nouvelle année : création d’un kit de sérigraphie mobile avec des jeunes suivi·e·s par le CDAS avec une résidence de Macula Nigra, collaboration avec l’association Oodaq, animation avec les Petits Débrouillards cet été, cycle d’initiation à la fabrication 3D à destination des filles et des femmes. Les habitant·e·s du quartier commencent à pousser la porte et à s’approprier ce nouveau lieu.

Là encore, le réseau du LabFab sera un atout pour multiplier les forces pour faire aboutir ce projet.

 

Lab’o Cesson :

Le Lab’o Cesson poursuit son activité en proposant des stages ateliers (modélisation 3D, impression, Fabrication de savon, Soudure à l’arc et électrode enrobée, …) et notamment via un partenariat avec l’association MyHumanKit. L’association a ainsi proposé sur l’année 2020 des ateliers d’initiation à la permaculture.

 

 

Le Lab’o Cesson anime une Repair Café. C’est un lieu où du matériel et des compétences sont mises à la disposition de tous, gratuitement, dans le but d’aider à réparer de l’électroménager, du matériel informatique, des vélos … Les bénévoles sont là pour aider. Les appareils repartent pour une nouvelle vie, évitant ainsi de générer des déchets inutiles.

Le Repair Café est gratuit et ouvert à tous. Tous les derniers mercredis de chaque mois de 18h à 21h, sauf exceptions (et contraintes sanitaires). Le Lab’o Cesson est officiellement membre du réseau des Repair Cafés.

Les EPN :

Ne pouvant ouvrir de manière fluide au public, les Espaces Publics Numériques de Bréquigny, de la Maison de Quartier La Touche et de la Bellengerais, ont été eux aussi perturbés par les contraintes sanitaires en 2020. Des OpenLabs ont été maintenus sur une partie de l’année, les mercredi après-midi et jeudi pour certains.

Coordonnées par l’association Bug, les Espaces Publics Numérique ont participé à la mise en place des vidéos “Fabrique!” publiée sur Youtube, mais aussi dans la concrétisation de projets communs (ViKart, Mangeoire connectée, …).

Vikart: le kart open source, fabriqué par les différents LabFabs et “customisable”.

 

 

D’autres projets en conception:

Plusieurs acteurs du territoire ont en réflexion ou en conception un projet de FabLab. La gestation est longue pour Rennes School of Business ou pour l’INSA. Il faut continuer à tisser des liens avec le LabFab pour identifier les opportunités.

Le Lycée de la Lande du Breil (agricole et horticole) s’est étendu en 2020 et intègre un espace d’idéation et d’expérimentations “The Land” sur son campus de Rennes – Beauregard. Le Directeur a été rencontré et des liens devraient naturellement se construire avec le LabFab.

L’appel à projet IDE@L lancé par l’Université de Rennes, en interne, visant à financer de nouveaux lieux et de nouvelles méthodes d’apprentissages, pourra aussi favoriser l’ouverture de nouveaux LabFabs en Université. Les premières sollicitations de porteurs de projets témoignent d’un intérêt pour le monde universitaire de développer des liens avec le LabFab et les compétences qu’on y retrouve.

The Land: Laboratoire et espace d’idéation

2. Les actions collectives du labfab étendu

    • La structuration du collectif, de l’association et de la démarche :

Le service numérique de Rennes Métropole, par sa coordination, s’appuie sur les trois organes (les lieux, les leaders de compétences, l’association LabFab) afin de structurer la démarche du LabFab étendu sur le territoire de Rennes Métropole. Cette démarche est singulière car aucun autre territoire excepté Barcelone, n’a positionné son intervention à ce niveau. Les territoires soutiennent généralement un ou deux espaces de fabrication numérique. Sur Rennes Métropole, l’intensité est mise sur le collectif.

Pour que le dispositif fonctionne, il faut des éléments communs. L’ensemble des processus qui font l’articulation du LabFab sont constamment en cours d’évolution, pour donner au réseau une agilité et lui permettre de se développer. La dynamique est ainsi coordonnée par le Service Numérique de Rennes Métropole pour constituer un projet de territoire visant à développer les pratiques numériques.

  • Les LabFabs :

Le réseau du LabFab étendu regroupe 16 lieux affilés à une charte. Cette charte, à l’initiative de Rennes Métropole, permet de rassembler une pluralité de structures qui portent ces lieux. Chaque projet s’inscrit dans la globalité du dispositif au bénéfice d’un projet de territoire et les actions engagés par chacun se complètent. Tous ces lieux sont un atout pour notre territoire pour mettre en capacité un maximum de citoyens par la fabrication numérique, pour collaborer à la co-construction de projets à la recherche de résilience (énergie, matière, espace, temps, compétences, …). Ils s’engagent collectivement dans des actions de médiation numérique par la pratique (Faire).

Chacun des lieux signataire de cette charte avec Rennes Métropole peut donc bénéficier de la dynamique collective.

Chacun de ces lieux développe son propre modèle économique, et reste souverain sur ses activités : Rennes Métropole étant facilitateur dans leurs démarches, dans la recherche d’un modèle économique, dans la mise à l’échelle des projets ou encore dans la coopération avec des LabFabs ou structures du territoire et d’ailleurs.

La charte du LabFab: http://www.labfab.fr/wp-content/uploads/2017/01/Charte-Affiliation-LabFab-2017.pdf

 

  • Les LabManagers, le collectif :

Les LabManagers (ou Responsables d’animations d’un LabFab) sont employés par les structures qui hébergent l’espace de fabrication numérique. Une animation par le Service Numérique depuis une dizaine d’années a permis de constituer un collectif avec les LabManagers. Ces personnes physiques, de par leurs responsabilités professionnelles, sont engagées dans leur projet de LabFab et dans le LabFab étendu (maillage de LabFabs).

Les LabManagers sont très compétent.e.s et volontaires allant jusqu’à s’engager très souvent sur leur temps personnel, pour promouvoir et mettre en pratique des projets de Fabrication Numérique sur le territoire, en continuité de leurs activités professionnelles. Ils coopèrent activement dans les initiatives lancées par Rennes Métropole et  sont les relais de proximité lors des différentes manifestations: Ateliers, marathons créatifs, événements “grand public”, …etc.

  • L’association :

À l’initiative des LabManagers, une association LabFab a été créée en 2017. Cette structure, qui regroupe uniquement des personnes physiques travaillant dans les LabFabs, à deux buts :

  • permettre la mise en place collective de partenariats avec de grands groupes ou associations du territoire avec l’entité “LabFab étendu”. Ce type de partenariat ne serait pas envisageable à l’échelle d’un seul LabFab.
  • faciliter la mise en œuvre des projets des LabManagers, en permettant aux membres d’acheter en ligne ponctuellement du matériel à l’étranger, sur validation collégiale, permettant plus d’agilité que les processus internes habituels des structures hébergeant des LabFabs.

L’association LabFab perçoit uniquement ses ressources de partenariats avec des acteurs économiques qui souhaitent participer à des événements de type ateliers de fabrication numérique ou marathon créatif. Ces acteurs peuvent également apporter des ressources concrètes comme des équipements, de la matière (physique ou immatérielle comme des données) ou des expertises. Cette structure associative n’a aujourd’hui pas vocation à développer une activité économique et vendre des prestations. Elle n’a pas de dépenses de fonctionnement importantes (excepté l’achat de petit matériel partagé ou de composants pour un atelier, de frais de déplacements pour représenter le LabFab par ses membres).

Cette association n’est pas financée par Rennes Métropole. Les LabManagers sont des interlocuteurs du Service Numérique de Rennes Métropole dans le cadre de développement de partenariats, pour la mise en place de projets qui impliquent de nombreux LabFabs.

Le LabFab porte par exemple la programmation des ateliers de construction des capteurs citoyens sur la qualité de l’air. Le contenu pédagogique a été co-développé par plusieurs LabFabs selon leurs champs de compétences. L’éditorialisation du programme en lien avec d’autres acteurs (MCE, AirBreizh, Petits Débrouillard, …etc) par exemple, est porté au niveau du LabFab étendu.

Les évènements de type “marathon créatif” ou ReMix sont également porté au niveau du LabFab étendu pour bénéficier d’une plus large audience, d’un maximum de compétences et de ressources dans les communautés de chacun des LabFabs.

L’association regroupe aujourd’hui 20 membres fortement impliqués dans la vie du LabFab étendu de par leurs activités professionnelles et leur passion pour la fabrication numérique.

Les structures suivantes sont représentées: L’atelier partagé de Betton, Comme un établi, Indiens dans la ville, HumanLab, association BUG, Epitech, IMT Atlantique, Universités Rennes 1 & 2, Etrillet, La Volumerie, EESAB, LabO Cesson, Maisons de quartiers de Rennes (Le Blosne, La Touche, Maurepas, Bréquigny …).

Le Bureau de l’Association LabFab est représenté par : Bérengère Amiot, Présidente de l’association, Baptiste Gaultier, Vice-Président, Laurent Mattlé, Trésorier et Richard de Logu, Secrétaire.

 

  • ROLE ET FONCTION DE RENNES METROPOLE

Chacun de ces lieux développe son propre modèle économique, et reste souverain sur ses activités : Rennes Métropole étant facilitateur dans leurs démarches, dans la recherche d’un modèle économique, dans la mise à l’échelle des projets ou encore dans la coopération avec des LabFabs ou structures du territoire et d’ailleurs.

Du temps est consacré à la coordination par le Service Numérique pour faire correspondre les projets à des enjeux territoriaux.

Une animation par le Service Numérique depuis une dizaine d’années a permis de constituer un collectif avec les LabManagers.

Un soutien financier est apporté pour des événements qui fédèrent les LabFabs, par exemple pour Fabrique! ou encore pour acquérir des machines qui serviront à l’ensemble des partenaires (exemple: soutien à l’EESAB et à BUG).

 

  • Action des makers.euse.s durant le COVID

La crise sanitaire a fait apparaître brutalement des besoins en protection individuelle comme par exemple des visières ou des masques. Les Makers à travers le monde ont rapidement mis à disposition des plans en licence libre d’équipements validés par des autorités sanitaires.

Les FabLabs et les Maker.euse.s se sont mobilisés pour commencer à produire des pièces en impression 3D juste avant le confinement mi-mars. La date du confinement a provoqué une forte accélération des demandes pour les métiers exposés.

Des collectifs se sont montés sur les réseaux sociaux et en s’appuyant sur les communautés pré existantes (LabFab, Réseau Français des FabLabs, ou encore en Bretagne les très nombreux FabLabs).

Le collectif “Makers contre le Covid – 35 – Ille et Vilaine – visières et masques solidaires” a ainsi vu le jour le 20 mars 2020. Il permet de recenser en Ille-et-Vilaine les producteurs (FabLabs, Makers) et les demandeurs (métiers exposés). De cette coordination, au travers d’un formulaire d’inscription pour les maker.euse.s souhaitant mettre du temps d’impression 3D à disposition, a permis de définir des zones géographiques sur le département de l’Ille et Vilaine.

Sur le reste de la Bretagne des mouvements similaires se sont montés. Le LabFab s’est mis en lien avec les différents acteurs et notamment les “têtes de ponts”: Brest, Lannion, Auray, Lorient, Concarneau. Aussi, une coordination nationale a été organisée pour documenter et partager les pratiques (plan 3D, validation, prototypes, …). Le Réseau Français des FabLabs (RFF) a nommé un référent par Région. En Bretagne, celui-ci est issu du LabFab. Des échanges ont alors eu lieu avec plusieurs Régions pour bénéficier de leurs expériences (Normandie, Occitanie) et pour partager nos expériences (Grand Est, Ile de France).

Ce mouvement spontané et très généreux de Maker.euse.s doit cependant rester temporaire pour pallier dans l’urgence avec agilité et rigueur aux manques de protections individuelles. Il a donc fallu accompagner une démarche vers les industriels pour faire face aux volumes à produire. Dans ce but, la Région Bretagne a confié à BDI (Bretagne Développement Innovation), la mise en œuvre d’une plateforme numérique recensant l’ensemble des professionnels en capacité de produire via l’impression 3D ou le découpage laser que nous connaissons dans les FabLabs.

Afin de soutenir cette production et l’ensemble de la logistique bénévole, la Région Bretagne a apporté un fonds en soutien aux Maker.euse.s de 30000 euros. Les têtes de réseaux en lien avec les FabLabs et les Maker.euse.s ont perçu ce fonds afin de le redistribuer intégralement. Une répartition géographique s’est organisée en région : 7500 euros pour l’ENSTA de Brest, pour les collectifs finistériens, 7500 euros à la Fabrique du Loch d’Auray, en lien avec les collectifs morbihannais, et 15000 euros à l’association LabFab, en lien avec les collectifs brétilliens et costarmoricains.

Cette coordination a ainsi permis d’anticiper deux enjeux principaux :

  • la pénurie mondiale de matière première (PLA : plastic pour impression 3D), la gestion du stock de matériaux (filaments, tissus) pour les Maker.euse.s, avec une tension forte en raison de la demande brutale à l’échelle nationale et européenne, en passant une commande groupée de matières pour les collectifs et en régulant la distribution (à 2 niveaux: sur le flux et pour éviter une inflation en maintenant un tarif unique en région),
  • le lien avec les acteurs économiques pour assurer le passage à une échelle de production largement supérieure.

 

Le passage à l’échelle s’est opéré au cours du mois de Mai, où des industriels locaux ont pris la main sur des productions massives de visières. On a alors vu opérer une mutation des collectifs de couturières vers la constitution d’entreprises (coopératives), afin de répondre collectivement à des commandes de masques.

Cette production, distribuée, a mis en lumière et en application les principes de la FabCity, mouvement international dans lequel Rennes Métropole et le LabFab sont inscrits. La maturité des réseaux de ces Maker.euse.s a permis cette réactivité face à la crise. C’est sans aucun doute le résultat du travail mené depuis 10 ans maintenant par les pionniers fondateurs du réseau LabFab.

 

  • Les projets structurants
    • Les MooCs:

Les premiers MooCs sur la fabrication numérique ont été initiés par l’IMT Atlantique et des membres du LabFab. Ce parcours se décompose aujourd’hui en 6 MooCs articulés entre –eux.

En quelques chiffres, depuis 2015 :

  • 5 ans que le premier MOOC FabNum a vu le jour,
  • 210 000 inscrits aux MOOC de la Fabrication Numérique (chiffres datant de janvier 2020),
  • 20 000 attestations délivrées (~10%, où la moyenne des MooCs se trouve plutôt vers 5%),
  • 6 MOOC dont un en anglais,
  • 180 certificats émis sur la partie hybride (MOOC + ateliers présentiels).

 

Dans la continuité, un MooC pour apprendre à modéliser en 3D avec Freecad a été conçu, développé et mis en œuvre par l’EESAB-site de Rennes, l’IMT Atlantique, d’autres membres du LabFab et une communauté de développeur.se.s open source. Ils ont travaillé de concert pour concevoir un cours en ligne pour maîtriser le logiciel FreeCAD.

Les apprenant.e.s ont été guidé.e.s pas-à-pas dans le logiciel. Les modèles 3D sont tous issus de diplômé·e·s en design de l’EESAB.

Fin 2019, le MooC est passé  en phase de test avant d’être rendu public. La première session du MooC s’est achevée en janvier 2020; le MooC  a connu un succès inespéré, bien supérieur aux autres MooCs de la fabrication numérique de la même collection.

Teaser: https://vimeo.com/375662014

Quelques chiffres:

  • 8146 inscrits
  • 1733 ont installé Freecad
  • 1320 ont obtenu une attestation de suivi soit 16,20 % quand il est estimé qu’un MooC est très efficient aux alentours de 10% de réussite.

 

La suite en 2020 : Le MOOC a été conçu dans une logique de formation hybride – D’abord le MooC puis pour quelques inscrits la formation en présentiel au LabFab de l’EESAB avec l’accès aux machines. D’autres labFabs pourront aussi accueillir des sessions. Les conditions sanitaires Covid19 n’ont pas facilité la mise en œuvre des séances.

La formation en présentiel intègre l’offre de formation continue de l’EESAB, le dossier est en cours d’inscription.

Il est à noter que ce MooC pour modéliser avec FreeCad bénéficie d’un soutien Européen via les fonds ITI FEDER attribués à Rennes Métropole.

L’ensemble de ces MooCs sont le support pour développer de nouvelles pédagogies, que ça soit en les pratiquant à distance, ou alors, en les hybridant dans les lieux de fabrication numérique.

Source photo : Rennes Métropole

C’est l’expérimentation qu’a réalisé l’IMT de Septembre 2019 à Février 2020 à Rennes, en développant des MooCs hybrides à destination de 12 personnes, dont la moitié en situation de chômage et bénéficiant de la formation dans le cadre d’une réinsertion, recrutés grâce à la participation de WeKer (réseau des Missions Locales) et Pôle Emploi.

La formation proposée par l’IMT-Atlantique s’appuie sur une approche pédagogique innovante, alternant cours en ligne grâce aux MOOC suscités et ateliers présentiels de mise en pratique dans des FabLabs.

L’intérêt de s’appuyer sur le parcours présenté ci-dessus est de pouvoir offrir au plus grand nombre une formation en ligne offrant un tour d’horizon des technologies et méthodologies de la fabrication numérique mais également, en s’appuyant sur le réseau du LabFab étendu de Rennes métropole, d’enrichir les MOOCs avec des ateliers présentiels, permettant de revenir sur les concepts évoqués à distance, grâce aux outils en ligne, et de prendre en main les machines de la fabrication numérique (découpeuse laser, imprimante 3D, électronique, …).

L’IMT Atlantique a proposé ce projet en 2017 auprès de Rennes Métropole, et est soutenu par l’Union Européenne, la Région Bretagne et Rennes Métropole dans le cadre de l’ITI FEDER 2014-2020.

 

  • Capteurs citoyens

Depuis le printemps 2018, le LabFab a animé une trentaine d’ateliers avec entre 5 et 15 participants pour fabriquer un capteur de mesure de paramètres liés à la qualité de l’air. L’année 2020, malgré les conditions peu favorables, a vu une accélération de cette démarche pour s’élargir à l’échelle de la Bretagne.

Pour mémoire : http://www.labfab.fr/faire-son-capteur-et-ensuite/ 

Le modèle construit s’appuie sur le capteur Sensor Community (anciennement Luftdaten).

Ce modèle est libre et convivial car assez simple à assembler. Cet atelier au-delà de l’objet réalisé, est surtout un prétexte pour rencontrer et engager un échange avec des citoyens qui se posent des questions sur le numérique : “c’est quoi une donnée ?” “un objet connecté ?” “comment connecter un capteur ?” “comment visualiser les données ?” “et peut-on les partager ?” etc.

Les résultats en termes de données produites sont directement visualisables sur une carte:

https://rennes.maps.luftdaten.info/#8/48.160/-2.927

Les données sont simplement ré exploitables via une application (API).

Fort de toutes ces expériences de médiation durant l’animation des ateliers, les techniques pédagogiques ont pu être améliorées.

Les ateliers ont été observés par des chercheurs sur la “captologie citoyenne”. Leurs regards ont éclairés et confortés sur la nécessité d’ouvrir très largement les ateliers du LabFab à une diversité de profils. La qualité pédagogique se renforce en puisant dans la diversité des participants les complémentarités à articuler entre elles et qui produisent un apprentissage collectif.

Le LabFab a été sollicité pour rejouer les ateliers de construction de capteurs environnementaux, en Bretagne avec plusieurs partenaires. L’échelle régionale est pertinente sur cette thématique.

Les territoires sont particulièrement intéressés par cette approche pédagogique sur le numérique et par les objets et données produits. Compléter la carte par de nouveaux capteurs permettra d’apporter une connaissance plus précise des caractéristiques de l’air en Bretagne, notamment des déplacements de particules fines. Ces capteurs et données ouvertes seront donc bénéfiques à tous … c’est le principe des communs

Grâce à ces capteurs Low Tech et Low Cost (basse techno, bas coût), le LabFab a pu commencer à hybrider des approches diverses entre les experts historiques sur l’analyse de l’air et des néophytes qui rentrent avec beaucoup de bienveillance dans la démarche. Car la qualité de l’air concerne tout le monde, et particulièrement les personnes les plus vulnérables.

Lorsque le 1er capteur a été installé début 2018, il n’y avait aucune réelle garantie sur la fiabilité des mesures et donc des données. Aujourd’hui, plus de 2 ans après, et avec plus d’une vingtaine de capteurs installés par des citoyens sur Rennes Métropole, la qualité des mesures a pu être validée. L’ouverture de ces données fait également réagir les acteurs historiques qui se doivent de se saisir de cette multitude de sources de captations. Ils doivent aussi penser l’ouverture de leurs données pour permettre des conjugaisons avec les données produites par les capteurs citoyens. Il faut passer dans un mode où les institutions font avec les citoyens. Les ateliers permettent cette mise en  capacité de citoyens et de territoires pour co-produire avec les institutions. Il est donc important de diffuser cette démarche avec une attention particulière en matière de cohésion territoriale à l’échelle de la région car c’est une dimension géographique qui a du sens.

La MCE de Rennes (Maison de la Consommation et de l’Environnement) qui anime la page du Wiki Rennes Métropole sur les capteurs environnementaux a souhaité participer à cette démarche étendue à la Région Bretagne. Car, il subsiste des secteurs non équipés en capteurs et notamment au centre Bretagne.

L’Agence Régionale de Santé accompagne cette démarche au travers d’un soutien adressé à la Maison de la Consommation et de l’Environnement.

Le TiLab (laboratoire d’innovation publique régional) est partenaire. Car cette démarche est un terrain pour promouvoir l’innovation publique en Bretagne. Cet atelier est très apprécié par les agents des collectivités car il permet d’aborder par la pratique des notions fondamentales du numérique: Les données, les objets connectés, les licences ouvertes, et aussi les processus de design d’objets et de services et les usages induits. En 2021, le TiLab accueillera des séances d’ateliers capteurs.

A l’automne 2020, un programme d’ateliers avait été établi avec une quinzaine d’acteurs territoriaux (collectivités, associations, établissements d’enseignement) qui s’occupaient d’inviter les participants.

Les ateliers qui se sont déroulés en présentiel:

  • Janzé (35) , le Jeudi 27 Août, à la Fabrique Janzé ;
  • Iffendic (35), le Dimanche 13 Septembre, au Lac de Trémelin ;
  • Auray (56) , le Jeudi 1er Octobre 18h30, à La Fabrique du Loch ;
  • Quimper (29), aux Portes Logiques, le 6 octobre 18h30;
  • Concarneau (29), au Konk Ar Lab, le Jeudi 8 Octobre ;
  • Vitré (35), au FabLab Le Five, le jeudi 22 octobre …

De nouveaux capteurs sont apparus sur la carte et apporteront une précision supplémentaire à l’ensemble des mesures.

Les autres ateliers fin 2020 (Broons, Morlaix, Pontivy, Baud, Rennes, Saint-Brieuc, …) ont été reportés en raison de la crise sanitaire et des mesures de confinement.

Pour commencer à engager d’autres formats face à cette crise qui dure, un atelier exclusivement en ligne a été testé le 15 décembre 2020. Les composants des capteurs avaient été adressés par colis à la dizaine de participants. Ils ont pu être assemblés durant la séance. Cet exercice est riche d’enseignements sur la pédagogie à adapter. Il faudra poursuivre cette démarche en 2021.

Article sur le site du LabFab: http://www.labfab.fr/atelier-capteurs-environnementaux-en-distanciel/

  • Badges numériques – Badges.bzh

Un badge numérique (aussi appelé open badge) est un dispositif numérique qui se présente sous forme d’icône et qui est utilisé pour confirmer l’acquisition d’aptitudes, de connaissances ou de compétences, en particulier dans le domaine de l’enseignement en ligne.

Une réflexion est apparue suite aux ateliers du LabFab pour valider les compétences acquises par les participants et inciter les organismes partenaires du LabFab à proposer des ateliers et élargir vers un plus large public.

L’ITI FEDER permet à Rennes Métropole de soutenir des projets numériques. L’association Bug a donc présenté une initiative pour promouvoir les badges numériques avec la création d’une plateforme internet.

Durant l’année 2020, l’association Bug a mis en œuvre la plateforme de badges numérique Badges.bzh.

Ce site internet permet d’une part de recenser tous les badges délivrés par les organismes partenaires  du LabFab et de l’association Bug à Rennes. C’est donc un catalogue qui donne une cartographie des ateliers existants sur la fabrication numérique. Cette vision globale permet de réfléchir aux complémentarités entre les acteurs proposants des ateliers, de visualiser les manques et d’envisager de nouvelles formations.

Pour les apprenants, ce site permet de se construire un parcours en consultant les différents ateliers proposés et en étant motivés par l’acquisition progressive de badges. Les badges sont attribués aux apprenants par les initiateurs des formations proposées.

On imagine que la plateforme va être alimentée par de nouvelles formations par des professionnels et des bénévoles associatifs, et aussi des citoyens usagers du LabFab qui auraient acquis une expérience par la participation à plusieurs ateliers.

Une modération est donc nécessaire par l’association Bug avec l’appui des autres membres du LabFab, pour accepter les nouvelles formations qui déclencheront des badges.

À fin 2020, plus d’une cinquantaine de badges sont accessibles grâce à une dynamique partenariale avec les membres du LabFab, les FabLabs de Janzé, Fougères et Vitré, et d’autres à venir.

 

  • Fabrique! et la chaine vidéos lancée en 2020

Tous les ans, l’association Bug porte l’organisation de l’évènement Fabrique! avec l’ensemble des acteurs du LabFab étendu. Cet évènement, en plein air, se déroule depuis 2017 sur trois jours de septembre, du vendredi au dimanche. Il vise à faire connaître le Faire et le numérique sous toutes ses formes, et, généralement sans écran : construction d’objets en papier ou en bois, assemblage d’électronique, artisanat, …

Cet événement permet de sortir des LabFabs pour montrer à un plus large public les réalisations de l’année en cours. Il a aussi la vertu de faire se croiser pendant 3 jours les membres coordinateurs du LabFab, et donc de provoquer des échanges souvent très fertiles annonciateurs de futurs projets.

Cette année, avec la crise sanitaire, il n’était pas envisageable de programmer un évènement rassemblant plus de 3000 personnes sur l’esplanade Charles de Gaulle de Rennes. Différents scénarios ont été alors envisagés.

L’association Bug a proposé, pour cette année, la réalisation d’un ensemble de vidéos démonstratives de la fabrication numérique ou du numérique hors des écrans. Un parcours d’une dizaine de vidéos sont publiées, et, pour certaines, en cours de publication sur la chaîne YouTube du LabFab. Les LabFabs peuvent proposer des ateliers et sont accompagnés dans le montage vidéo par le kit fourni par Bug. Le but est de multiplier les vidéos, avec un socle commun de conception pour garantir une qualité et un format éditorial, et donc permettre aux apprenants de se construire un parcours de formations.

A ce stade, ce parcours reprend alors des détournements d’assemblage de Lego pour recréer de nouveaux jouets, les rudiments de la découpeuse laser, l’assemblage de robots en carton, … . Il s’agit durant cette période de confinement de maintenir la dynamique de l’évènement Fabrique! et permettre à tous de Faire chez soi et donc de continuer à pratiquer et apprendre.


* article sur le Vikart: http://www.labfab.fr/fabriquer-kart-open-source-tester-durant-fabrique/Dans la continuité de cette action, et en appliquant les contraintes sanitaires actuelles, l’association Bug a mis en œuvre des activités à destination des enfants durant les vacances de Noël. Des ateliers sur le ViKart (kart open source à fabriquer chez soi ou dans un LabFab *) et sur la fabrication numérique ont été assemblés avec la Direction Éducation Enfance de la Ville de Rennes, pour les enfants des centres de loisir. Là encore, la chaine vidéo offre de nouvelles possibilités à explorer avec le réseau LabFab et les acteurs de Rennes Métropole et d’ailleurs.

 

  • Le jeu de cartes FabCitizen

Pour mémoire, Rennes Métropole est devenue FabCity en 2019: http://www.labfab.fr/retour-sur-le-fabcity-summit-du-19-et-20-juin-2019/

L’Association Bug pour le LabFab a poursuivi la production d’outil de médiation sur la FabCity avec par exemple, un jeu de cartes pour découvrir ce concept sur la résilience des villes.

Principe du jeu : un premier cercle de joueurs avec des cartes principales (et obligatoires) décident  de mettre en oeuvre une FabCity. Ils sont rejoints par un second cercle avec des cartes complémentaires. Tous les participants ont pour but de définir un programme d’action dans les villes qui permettra de mettre en évidence et en actes des engagements et projets  de la FabCity: Habitat, Alimentation, Mobilité, Numérique, Éducation, Économie…

Après plusieurs séances de design, 42 cartes ont ainsi été créées par les salariés et bénévoles de l’association BUG et élaborées avec les graphistes rennais Pollen Studio.

Ce jeu permet de faire connaître le concept de FabCity et de s’y projeter en jouant. Car l’idée de tendre vers une cité « localement auto-suffisante et globalement connectée » fédère de plus en plus d’urbanistes technophiles, d’entrepreneurs éthiques, de politiques et de citoyens.

Des échanges ont déjà eu lieu avec plusieurs territoires pour présenter ce jeu durant des hackathons en France et ailleurs. Si l’événement FabCity Summit est maintenu à l’été 2021 à Montréal alors il est prévu que le jeu soit en démonstration: https://summit.fabcity-montreal.quebec/accueil/

 

  • DataMix² et le partenariat avec ENEDIS

En 2020, ENEDIS et le LabFab ont noué un nouveau partenariat, dans la continuité des années précédentes et avec des conditions très particulières pour prototyper des projets en format ReMix.

Un ReMIx prend la forme d’un sprint de prototypages de projets sur une thématique, comme MaisonMix (Les objets connectés dans la maison), MetroMix (Mieux se déplacer à l’ère numérique), … Il s’agit de faire émerger des idées et de les mettre en œuvre concrètement pour rapidement les tester auprès de potentiels utilisateurs. Les machines et compétences présentes dans les LabFabs sont donc essentielles pour prototyper.

 

Lors de la 1ere édition de DataMix, fin 2019, durant 2 jours de créativité, une trentaine de participants s’étaient rencontrés à l’Eclozr pour  prototyper des projets autour des données d’énergie afin d’inciter à optimiser nos consommations.

Issu d’un partenariat en le LabFab de Rennes Métropole et Enedis, cet événement a demandé plusieurs semaines de préparation pour faire converger et participer activement des ressources très diverses. Les participants venaient également de divers horizons: grands groupes (dont une dizaine venant d’Enedis), d’entreprises, d’associations ou collectifs et des étudiants. À partir de l’enjeu de réduire nos consommations d’énergie, quatre thématiques ont émergé: Habitat, Mobilité, Rural, Urbain. Pour chaque thématique, une équipe accompagnée de coachs avait pour but de générer des idées pour permettre de passer aux prototypages en petits groupes et donc de rendre tangibles des projets. Pour cela, le LabFab avait mis à disposition son espace dédié à la Maison des associations ainsi qu’un FabLab manager.
Les projets sont documentés en licence libre sur le Wiki Rennes Métropole : http://www.wiki-rennes.fr/DataMix

Quelques jours après DataMix, les projets et méthodes d’idéations ont été présentés durant la DigitalTech du Poool, FrenchTech Rennes St Malo. Les 4 projets ont séduit les visiteurs et ils vont être poursuivis dans leurs développements. Un des projets dont l’objectif est d’apporter une information aux habitants sur la proportion d’énergie renouvelable dans son électricité, a suscité un intérêt très prononcé chez Enedis. Début 2020, ce projet a été  amélioré dans un LabFab dans l’optique d’un déploiement chez des habitants volontaires avant l’été 2020.

Ces projets ont été temporairement stoppés avec la crise COVID en mars 2020. Les Maker.euse.s se sont mobilisés durant cette période pour palier à des manques d’équipements de protection ou concevoir des adaptations sur des appareils de santé, avec beaucoup de générosité et de rigueur. Cette formidable énergie collective et l’organisation induite a donné une visibilité nouvelle aux Maker.euse.s et à leurs pratiques.

Confortés dans leur démarche partenariale, le LabFab et Enedis ont souhaité relancer DataMix en se focalisant sur la Sobriété Numérique.

L’expression « sobriété numérique » promeut la démarche selon laquelle il faut concevoir des supports et services numériques plus écoresponsables (fabrication d’équipements, consommation d’énergie, durée de vie, matériaux, recyclage) et inciter les utilisateurs à modérer leurs usages quotidiens du numérique.

Comment passer de l’état de conscience à celui d’action ?

Car le numérique est un formidable espace qui ouvre un immense champ des possibles pour les organisations et les individus, d’autant plus si on apprend à l’utiliser avec sobriété et avec ses valeurs.

En tenant compte des incertitudes liées aux conditions sanitaires, la seconde édition de DataMix a été imaginé bien en amont. Courant Juin le calendrier a été ébauché en intégrant un temps de préparation plus long et deux jours de concrétisation des prototypes les 3 et 4 décembre. Et donc, la thématique 2020 est la sobriété numérique.

Finalement, compte tenu du contexte sanitaire, l’événement commun ne s’est pas du tout fait en présentiel. La phase de préparation a été encore plus fondamentale afin de d’identifier et connecter des ressources et futurs porteurs de projets. L’équipe d’organisation est coordonnée par le Service Numérique de Rennes Métropole. L’expérience acquise ces 5 dernières années durant plusieurs ReMix a été fort appréciable.

Temps d’échanges en visio durant DataMix²

À noter: l’équilibre dans la mixité femmes/hommes a largement été atteint sur la quarantaine de participants à DataMix². Les FabLabs sont encore souvent perçus comme des repaires pour jeunes hommes au profil “Geeks”. Même si c’est parfois le cas, et que les “Geeks” sont toujours très bien venus, ce cliché tend à s’estomper.  Depuis son lancement, le LabFab a toujours mis en œuvre des actions pour favoriser la participation des femmes (et de tous) dans les projets liés à la fabrication numérique. Toutes les diversités, dans l’esprit bienveillant de la charte LabFab, sont d’ailleurs sources potentielles de créativité, et donc d’innovation. Pour que le LabFab se régénère au fil de ces projets, il convient de continuer à porter une attention particulière sur l’ouverture et l’accueil de nouveaux participants de tout horizon.

DataMix² : en action du 16 Novembre au 4 Décembre 2020.

Cette année, des étudiants (Stage301) sont mobilisés à partir du 16 novembre afin de monter en compétence sur la transition croisée numérique et écologique et donc prendre très concrètement et localement en considération les questions de sobriété.

Les visites (DataCentre, Smile, LabFab, …) prévues ont dû être ajournées. Cela étant, les contacts pris en amont seront à l’avenir des ressources utiles pour prolonger les projets. Plusieurs acteurs économiques ont rejoint la démarche: Lacroix-Sofrel, Altice-SFR, Digitaleo, Ackl.io, …

L’intensité est mise sur les partages d’expériences avec des entreprises déjà engagées sur la sobriété numérique. Lors des phases d’analyse, plusieurs entreprises ainsi que Le Poool ont indiqué leur intérêt pour produire des ressources pédagogiques et notamment des éléments de communication afin:

  • de mieux engager leurs collaborateurs sur cette thématique,
  • de développer des écosystèmes collaboratifs entre les acteurs économiques pour plus de sobriété numérique,
  • d’accompagner un plus large public pour comprendre les données énergétiques afin d’agir pour mieux gérer leurs consommations,

Des experts Enedis ont animé des ateliers pour décrire la gestion des données avec Linky. Cette matière “brute” est à travailler car aujourd’hui, ces données ne sont quasiment pas exploitées. Il faut mettre en scène ces données pour construire un récit dont les citoyens seront les acteurs. C’est tout l’enjeu de ce DataMix !

Source photo: Baptiste Gaultier

En déroulant, les phases d’un ReMix, les participants engagent leur réflexion à partir de l’enjeu: Sobriété Numérique. En apportant des séances d’idéation, de design et de prototypage, des potentiels usages révélés et il convient de les challenger par itérations avec différents profils de testeurs.

Comme durant la 1ere édition de DataMix, les Consometers (collectif citoyens actif sur les données de consommation d’énergie) ont pu apporter leurs expériences utilisateurs et de développeurs de solutions. Des designers et des chercheurs (IMT) ont également accompagné la démarche.

Un temps de lancement, le 5 novembre, a permis de coordonner les ressources et ébaucher la conduite des projets.

Toutes ces ressources ont pu construire ensemble des parcours de prototypages à partir des idées qui ont émergées des participants. Ils ont été répartis en quatre défis :

  • Fabrique ta TIC (utilisation des données Linky, TIC: Télé Information Client),
  • Kit pédagogique pour l’entreprise sur la sobriété numérique,
  • Représentation visuelle et artistique des données de consommation d’énergie,
  • Badge de compétence “sobriété numérique”.

Chaque défi est porté par une équipe mixte (compétences diverses) et animées par des coachs. Les participants ont su faire preuve d’agilité pour continuer à concevoir et prototyper des solutions improbables au service des enjeux autour de la sobriété numérique. Et les coachs ont adapté leurs techniques d’animation en distanciel.

Les LabFabs étaient mis à disposition via leur Managers. Ils ont pu concevoir et réaliser les objets preuves de concepts.

Une documentation des projets est réalisée sur le Wiki de Rennes Métropole : http://www.wiki-rennes.fr/DataMix2

Le vendredi 4 décembre, les 4 équipes ont présenté leur prototype lors d’une restitution en format visioconférence. Les résultats, à ce stade de prototypage, sont très encourageants. Les quatre projets disposent d’un réel potentiel. Ci-dessous les 4 prototypes présentés dans l’ordre de leur présentation durant la restitution en ligne de DataMix2:

Article produit par le groupe Lacroix-Sofrel qui a participé activement à DataMix: https://fr.lacroix-group.com/smart-stories/innovation-fr/datamix-un-evenement-digitalise-qui-met-a-lhonneur-linnovation-collaborative/

Encore un bel exemple de projets issus d’un coopération entre des acteurs économiques , des associations et des étudiant.es !

3. Et demain ?

L’année 2020 avec sa crise sanitaire a bouleversé les projets du LabFab et de ses membres. Malheureusement, l’issue de cette crise n’est probablement pas immédiate. Cette période demande encore plus d’attention vers les publics en difficultés dans notre société et avec le numérique. Et, cette crise a révélé de nouvelles sources de fractures par la distanciation en matière d’éducation, de façon de travailler, de faire du commerce en ligne, de s’organiser à son domicile, ….etc.  Les actions des membres du LabFab doivent donc continuer différemment face à la demande, et s’adapter. Il faut continuer cette dynamique créative en initiant des projets pour diffuser les cultures du numérique par la pratique.

L’autre conséquence à moyen terme de cette période de distanciation perçue par les membres du LabFab concerne la dynamique créative. En effet, les ateliers, échanges en présentiels entre les membres du LabFab et leurs publics, stimulent la créativité et l’arrivée de nouvelles idées. Ces découvertes sont par exemple provoquées par le LabFab lors d’événement comme les ReMix. On ne peut pas continuer à temporiser. Il faut recommencer à lancer des initiatives accueillant une diversité de publics et produisant des idées et des projets sur des enjeux liés au territoire (mobilité, habitat, énergie) dans le cadre imposé par les règles sanitaires. Il faut donc innover dans nos animations. Le maintien de DataMix en 2020 en est un bel exemple qui ouvre de nouvelles perspectives. Il faut maintenant prolonger les projets en allant provoquer des coopérations avec des acteurs du territoire.

Un long travail en attention des initiatives sur le territoire, en accompagnant, en les connectant entre-elles permet d’activer un mode de fonctionnement collaboratif. En mars dernier, le LabFab a su porter cette organisation collaborative en lien avec les acteurs économiques.

On peut constater avec optimisme que cette culture du numérique par la pratique et le prototypage pour avancer dans les projets par itération, commence à se répandre. Le développement des Laboratoires de territoire en est un bel exemple: Ti Lab, Ti Postel, … et avec l’apprentissage de designers de services publics qui vont infuser cette culture dans nos institutions. Les événements de type hackathons ou ReMix (Opéramorphose, Hackathon de la mer, DataMix, …) en sont d’autres exemples alternatifs au déterminisme qui pilote encore trop exclusivement les projets publics. En ce sens, le LabFab et ses membres sont une ressource sur laquelle notre territoire peut s’appuyer pour une diffusion d’une culture numérique inclusive.

L’animation apportée par Rennes Métropole permet de dépasser l’échelle du FabLab et de passer au projet de territoire par les mises en communs entre les acteurs, par une mise en capacité des citoyens, en trouvant l’équilibre entre les 3 piliers que sont le social (associatif, inclusion, …), l’économie (acteurs économiques, transformation de modèles, lancement d’activités, ESS, …), et le volet environnement (matière, énergie, surcyclage, résilience, pratiques collaboratives …).

L’échelle territoriale permet par ces liens générés entre des acteurs hétérogènes de pousser à positionner les projets entre l’innovation et l’inclusion, et d’autre part entre la proximité (local) et le global.

Pour cela, les pistes tracées par le LabFab demandent à continuer à se structurer durant le mandat à venir:

  • Éducation par la pratique : ateliers et programme pédagogique sur le numérique (data, objets connectés, design de services, robots, …), lieux dédiés (EduLabs, ouverture prévue en 2021), certification de compétences (badges), MooCs, chaine de vidéos, …etc.
  • Créativité, prototypage: ReMix sur des thématiques à définir sur Rennes Métropole et avec des partenaires, concrétiser les idées par des prototypes et les tester sur le territoire, accompagnement de certains projets à la sortie des ReMix vers un développement économique,
  • Guider la conception et réalisation de nouveaux LabFabs: Des projets sont en cours de conception, comme par exemple, celui-ci d’un tiers-lieux alimentaire. L’alimentation résiliente sur un territoire est un sujet porté par de nombreux FabLabs à travers le monde avec chacun leurs spécificités locales. D’autres thématiques ciblées: économie circulaire, énergie, …
  • Continuer à mailler les FabLabs: réseaux de tiers-lieux à différentes échelles (Bretagne, Rennes Métropole, …), partage de pratiques, outils communs, lien aux politiques publiques: insertion, emploi, environnement, …
  • Grand public et diffusion: Poursuivre les travaux sur des thématiques comme la sobriété numérique (pédagogie, expérimentations, …), nouer de nouveaux partenariats avec des acteurs touchant un large public.
  • Projet de territoire (FabCity) : Soutenir et étendre le maillage des LabFabs et lieux de création/expérimentation/éducation numérique sur l’ensemble du territoire métropolitain.

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Au mois de mars 2020, durant le premier confinement, alors que les collectifs de couturières, de makers, et les fablabs se mobilisent pour produire et distribuer des équipements de protection contre le coronavirus, une alliance originale se créée entre les mondes pour rassembler les énergies et développer l’horizon d’une santé ouverte : le projet Makers Nord Sud est né !

Ce projet vise à faciliter, démontrer et déployer la capacité des fablabs des pays d’Afrique francophone à concevoir, fabriquer, distribuer, accompagner et améliorer des solutions de santé de manière légale, en partenariat avec toutes les forces intéressées. Il rassemble le Réseau des Fablabs d’Afrique de l’Ouest, le Réseau Français des Fablabs, l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, JOGL, le fablab de Montpellier, et plusieurs acteurs bretons et rennais.

Le Réseau Bretagne Solidaire porte en tant que personne morale le projet, gère les fonds, constitue les dossiers de financement et fait bénéficier les makers de son expérience dans les relations internationales et les solidarités. Indiens Dans la Ville, fondateur de l’Atelier Commun à Rennes, porte le volet Precious Plastic (transformation de déchets plastiques en matériau de fabrication). My Human Kit participe au projet et apporte son expertise dans la recherche ouverte et les collaborations avec les acteurs de santé dans le registre du handicap.

Schema opensante – CC BY SA H.Aubin – S.Zadrozynski

Ce projet se découpe en plusieurs étapes : financer l’équipement de fablabs d’Afrique de l’Ouest en démultipliant leur capacité de production, notamment par l’installation de découpes laser, d’outillage. Puis lancer l’invention, la fabrication et l’utilisation d’une machine precious plastic adaptée aux contraintes locales.

Enfin, expérimenter, à l’instar de processus créés durant la crise du coronavirus en France, une chaîne complète reliant besoins en matériel, conception d’objets libres, mesure et validation clinique, autorisation légale, fabrication à proximité des lieux de soin, et usage dans la société civile et dans les lieux de soins.

Ce projet a été soutenu par la Fondation de France et la Ville de Rennes durant l’été 2020, ce qui a permis l’équipement du Senfablab de Dakar et du Blolab de Cotonou (deux découpes laser), et va permettre celui du Donifab de Bamako au Mali.

Decoupe laser arrivant à Cotonou
Arrivée de la découpe laser à Cotonou en décembre 2020. Photo M.Agbayazon – Blolab.

AMSSO : Alliance Makers Scientifiques en Santé Ouverte, le 17 février 9h15-16h00 (GMT+1 = heure française).

Inventer une santé ouverte avec des processus opérationnels et un cadre légal nécessite de relier le monde des soignants, celui des chercheurs, des makers, et des autorités locales.

C’est pourquoi le projet Makers Nord Sud et l’Institut de Recherche et développement organisent le 17 février 2020 une première rencontre entre scientifiques, fablabs et chercheurs autour de la santé ouverte. Elle est gratuite et rassemblera scientifiques, ONG, fablabs francophones actifs en France et sur le grand continent.

Flyer AMSSO1
Affiche M.Rouleaud – Reseau Bretagne Solidaire.

Nous encourageons les chercheurs, makers, soignants et professionnels de santé intéressés par le partage non exclusif de solutions permettant de prendre soin les uns des autres à participer : inscription gratuite mais obligatoire par ici.

Parmi les conférenciers invités : Roman Khonsari de l’AP-HP (projet covid 3d), Thomas Landrain, fondateur de JOGL, Nicolas Huchet aka Bionicohand, Medard Agbayazon, président du ReFFAO et fondateur du Blolab (Bénin), Alice de Cointet du Réseau Bretagne Solidaire, Hugues Aubin du Réseau Français des Fablabs et du Climate Change Lab.

Le Labfab se réjouit de voir les prolongements internationaux des actions de ses membres et l’implication des acteurs bretons pour inventer le partage et la solidarité : participez !

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Ce mardi soir de décembre, à l’invitation de Sophie (@lacroix_lab) , nous avons animé un nouvel atelier de montage de capteurs environnementaux.

La particularité: cet atelier est en distanciel.

Les participants collaborateurs du groupe Lacroix Sofrel sont situés en France (Rennes, Nice, Nantes) et en Belgique. Ils ont reçu par courrier les kits de composants.

En fait, ils sont tous au même endroit car ils sont devant leur écran. Il faut bien s’adapter aux conditions sanitaires et la séance se déroule en visio.

Nous avions discuté de ce dilemme avec les membres du LabFab: faut-il stopper nos ateliers ? ou trouver d’autres formules en distanciel ?

Adepte de la résilience, il faut adapter nos pratiques.

Et les pratiques des fablabs reposent beaucoup sur les moments partagés entre personnes et les échanges induits. L’intensité produit un apprentissage collectif. La créativité se déclenche dans une ambiance favorable. Les idées se matérialisent. La diversité des participants fertilise les concepts, et l’accès aux machines leur donne vie et les transforme en prototypes.

Dans les fablabs, les écrans sont souvent mis de côtés et les Makers utilisent leurs dextérités ou agilité manuelle pour produire des objets tangibles. Il faut toucher la matière pour la transformer.

Paradoxe: Comment maintenir de telles activités et motivations avec une transposition via un écran et une application de visioconférence ?

S’essayer sur un atelier de montage de capteurs environnementaux apporte l’avantage de s’appuyer sur un sujet sur lequel nous sommes aguerris par une expérience façonnée pendant plus de 2 ans (…et combien d’ateliers ?).

La visio impose le rituel de lancement de la séance. “Bonjour, qui vient de se connecter ? On ne t’entend plus ? Rallume ton micro stp ? Tout le monde voit mon écran ? Désolé, je suis à la bourre, je sors d’une autre visio. …

Le tour d’écrans permet de se synchroniser, puis de lancer le top départ pour ouvrir son enveloppe avec le kit de composants. Un participant demande toujours à ce moment-là et avec pertinence: “Que va mesurer le capteur ? ” La parole est alors offerte à l’animateur qui peut préciser l’objet de l’atelier et les paramètres mesurés par le capteur.

Ensuite, comme en présentiel, on montre tous les composants un par un. L’attention est à son comble et l’animateur doit utiliser au mieux sa caméra pour que les composants soient matérialisés par tous les participants. Ce rituel apporte à chacun l’autonomie nécessaire face à son écran seul(e) avec ses composants.

Car l’assemblage nécessite une certaine autonomie pour suivre individuellement  le schéma et connecter les composants. L’animateur avec toute son expérience de cet atelier et du capteur focalise l’attention sur quelques subtilités qui se seraient révélées en présentiel par les échanges entre participants. En visio, il semblerait que l’apprentissage se fasse plus par déduction et moins par induction.

L’étape déterminante est l’allumage du capteur. Pas de possibilité de faire vérifier précisément le montage de chaque participant. Le risque est-il maîtrisé ? Il est compensé par une attention accrue des participants conscients que cette étape leur appartient.

L’autre différence conséquente qui apparaît entre un atelier présentiel et un atelier à distance se situe lors de la connexion du capteur. En présentiel, les capteurs sont allumés un par un pour permettre de les identifier. À distance, chacun se trouve seul avec son capteur et son réseau WiFi avec pour but de connecter les deux.

Au final, pour un montage de 10 capteurs, l’allumage prend autant de temps. Lorsque les premiers capteurs commencent à produire de jolis graphes de données au bout d’une vingtaine de minutes, les plus récalcitrants acceptent enfin d’accrocher le réseau WiFi local.

On aborde la problématique du boitier qui doit résister a minima aux intempéries car il s’agit bien d’un capteur, donc d’un objet connecté (IoT) à positionner en extérieur. Tout l’intérêt réside dans la remontée des données générées pour les partager afin de coproduire une cartographie de qualité d’air.

#IoT      =>          #data    =>          #communs

Les collaborateurs Lacroix Sofrel se projettent et proposent des solutions pour héberger des capteurs dans l’espace urbain. Ils ont déjà des boitiers qui répondent à des normes environnementales. Lorsque ce sera possible, un passage dans un LabFab permettra d’adapter ces boitiers. Et on imagine des usages et des connexions avec d’autres sources de données. Ce sera pour un prochain atelier J

Le geste est maitrisé et les participants quittent la visio avec la ferme intention de concrétiser l’installation de leur capteur. Ils recevront bientôt leur badge de compétence. Merci à eux d’avoir participé à cette séance et contribué à se questionner sur les transpositions en visio des ateliers de fabrication numérique.

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Fin 2019, durant 2 jours de créativité, une trentaine de participants se sont rencontrés à l’Eclozr pour  prototyper des projets autour des données d’énergie afin d’inciter à optimiser nos consommations.

Issu d’un partenariat en le LabFab de Rennes Métropole et Enedis, cet événement a demandé plusieurs semaines de préparation pour faire converger des ressources très diverses. Les participants venaient également de divers horizons: grands groupes (dont une dizaine venant d’Enedis), d’entreprises, d’associations ou collectifs et des étudiants. À partir de l’enjeu de réduire nos consommations d’énergie, quatre thématiques ont émergé: Habitat, Mobilité, Rural, Urbain. Pour chaque thématique, une équipe accompagnée de coachs avait pour but de générer des idées pour permettre de passer aux prototypages en petits groupes et donc de rendre tangibles des projets. Pour cela, le LabFab avait mis à disposition son espace dédié à la Maison des associations ainsi qu’un FabLab manager.
Les projets sont documentés en licence libre sur le Wiki Rennes Métropole : http://www.wiki-rennes.fr/DataMix

 

Quelques jours après DataMIx, les projets et méthodes d’idéations ont été présentés durant la DigitalTech du Poool, FrenchTech Rennes St Malo. Les 4 projets ont séduit les visiteurs et ils vont être poursuivis dans leurs développements. Un des projets dont l’objectif est d’apporter une information aux habitants sur la proportion d’énergie renouvelable dans son électricité, a suscité un intérêt très prononcé chez Enedis. Début 2020, ce projet a été  amélioré dans un LabFab dans l’optique d’un déploiement chez des habitants volontaires avant l’été 2020.

Et puis, la crise COVID est arrivée….

Les Makers se sont mobilisés durant cette période pour palier à des manques d’équipements de protection ou concevoir des adaptations sur des appareils de santé, avec beaucoup de générosité et de rigueur. Cette formidable énergie collective et l’organisation induite a donné une visibilité nouvelle aux Makers et à leurs pratiques.

Confortés dans leur démarche partenariale, le LabFab et Enedis ont souhaité relancer DataMix en se focalisant sur la Sobriété Numérique.

L’expression « sobriété numérique » promeut la démarche selon laquelle il faut concevoir des supports et services numériques plus écoresponsables (fabrication d’équipements, consommation d’énergie, durée de vie, matériaux, recyclage) et inciter les utilisateurs à modérer leurs usages quotidiens du numérique.

Comment passer de l’état de conscience à celui d’action ?

Car le numérique est un formidable espace qui ouvre un immense champ des possibles pour les organisations et les individus, d’autant plus si on apprend à l’utiliser avec sobriété et avec ses valeurs.

La seconde édition de DataMix a été imaginé avec un temps de préparation et un événement commun les 3 et 4 décembre avec comme fil rouge la sobriété numérique.

Compte tenu du contexte sanitaire, l’événement commun ne se fera pas en présentiel. La phase de préparation est encore plus fondamentale afin de d’identifier et connecter des ressources et futurs porteurs de projets.

DataMix² : du 27 Novembre au 4 Décembre.

Cette année, des étudiants (Stage301) sont mobilisés à partir du 16 novembre afin de monter en compétence sur la transition croisée numérique et écologique et donc prendre très concrètement et localement en considération les questions de sobriété.

Les visites (DataCentre, Smile, LabFab, …) prévues ont dû être ajournées. Cela étant, les contacts pris en amont seront à l’avenir des ressources utiles pour prolonger les projets. L’intensité est mise sur les partages d’expériences avec des entreprises déjà engagées sur la sobriété numérique. Plusieurs entreprises ainsi que Le Poool ont indiqué leur intérêt pour produire des ressources pédagogiques et notamment des éléments de communication afin:

  • de mieux engager leurs collaborateurs sur cette thématique,
  • de développer des écosystèmes collaboratifs entre les acteurs économiques pour plus de sobriété numérique,
  • d’accompagner un plus large public pour comprendre les données énergétiques afin d’agir pour mieux gérer leurs consommations,

Il est déjà prévu que des experts Enedis viennent décrire la gestion des données avec Linky. Comme durant la 1ere édition de DataMix, les consometers apporteront leurs expériences utilisateurs et de développeurs de solutions. Des designers et des chercheurs (IMT) accompagneront la démarche.

Toutes ces ressources permettront de construire des parcours de prototypages qui aboutiront à des restitutions à distance les 3-4 décembre, à la place de DataMix².

Un temps de lancement, le 5 novembre, a permis de coordonner les ressources et ébaucher la conduite des projets.
Des idées ont déjà été proposées par les participants. On en voit apparaître 4 qui pourraient devenir des prototypes connectés entre eux:

  • Fabrique ta TIC (utilisation des données Linky),
  • Kit pédagogique pour l’entreprise,
  • Représentation visuelle et artistique des données de consommation d’énergie,
  • Badge de compétence “sobriété numérique”.

Les doutes sur la situation sanitaire conduiront certainement à avoir régulièrement des ajustements. Les Makers sauront faire preuve de leur agilité pour continuer à concevoir et prototyper des solutions improbables au service des enjeux autour de la sobriété numérique.

A partir du 27 Novembre, des séances d’idéation et des prototypages se dérouleront à distance et en équipe, à partir des thématiques de projets proposés ci-dessus.
Vous pouvez vous inscrire aux ateliers ici : https://framaforms.org/datamix2-sobriete-numerique-1604912341

Une documentation des projets sera réalisée sur le Wiki de Rennes Métropole : http://www.wiki-rennes.fr/DataMix2

Rendez-vous les 3 et 4 décembre pour voir les prototypes des projets et envisager la suite !

Portez-vous bien 🙂

 

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certains articles de Bretagne Creative ont pour source Transition citoyenne au pays de Brest ou la Maison de la consommation et de l'environnement à Rennes qui ne figurent pas dans cette revue faute de mot clé spécifique sur le "Faire-local"

Vous pouvez également proposer votre fiche en cliquant sur Saisir une initiative avec le mot clé Faire-local.




Covid et initiatives de fabrication d'urgence par les Makers, Couturièr.e.s et Fablabs de Bretagne


MaterielUrgence la page qui présente les fiches collectées sur Riposte Creative Bretagne



Fablabs /makerspaces /hackerspaces en Bretagne


Un peu d'histoire : premier wiki collaboratif croisant les initiatives makers en Bretagne (2011).
La France est le premier pays au monde pour le nombre de fablabs par habitants. La Bretagne et l'Occitanie sont les deux régions où en compte le plus. N'hésitez pas à compléter la liste ci-dessous !
(source l'excellente cartographie de Guillaume Rouan + compléments contributifs) :

Côtes d'Armor :


Finistère :



Ille-et-Vilaine :


Morbihan :


Fabcity


La fab city est une vision exprimée par Tomas Diez dans laquelle le data et les plans sont partagés, et les territoires refabriquent localement de manière distribuée tous les objets et solutions. Son slogan : from PITO (Product In, Trash Out) to DIDO (Data In, Data Out).

Les territoires de Brest et Rennes Métropole sont signataires du manifeste des Fab Cities.
Voir l'Open Factory (Contact Yves Quéré) pour Brest et le Labfab (contacts Norbert Friant et Romain Chefdor) Pour Rennes.

Fab@brest, les réseau des acteurs de la fabrication numérique à Brest


Les Papifab


les badges



  • Badges.bzh : plateforme propulsée par l'association Bug.

Atelier du faire ensemble :


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dont les

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